La concurrence élevée dans le commerce de détail et la pandémie auront eu raison de Chaussures Blanchet, regrette son propriétaire, Louis Blanchet. 
La concurrence élevée dans le commerce de détail et la pandémie auront eu raison de Chaussures Blanchet, regrette son propriétaire, Louis Blanchet. 

Chaussures Blanchet: une institution de Québec s’éteint

Myriam Boulianne
Myriam Boulianne
Le Soleil
La concurrence élevée dans le commerce de détail et la pandémie auront eu raison de Chaussures Blanchet, une entreprise familiale de trois générations qui fermera ses portes vers la fin décembre. Le commerce spécialisé dans la vente de chaussures de qualité avait pignon sur la rue Richelieu depuis 1936.

«Dans les dernières années, le commerce de détail vit des moments très difficiles en raison de la vente en ligne. La COVID-19 a été le coup de grâce, l’élément marquant pour se rendre compte qu’on n’était plus rentable», entame le propriétaire Louis Blanchet.

L’entreprise familiale fondée en 1936 par son grand-père, Phydime Blanchet, a été reprise par sa mère et son oncle. À la suite du décès de celle-ci, Louis a pris la relève. «C’est sûr que ça me fait un petit pincement au cœur. Fermer un commerce de trois générations, c’est difficile.»

Ce dernier a envisagé effectuer un virage numérique, «mais l’investissement ne justifiait pas le rattrapage qu’il fallait faire au niveau de la concurrence».

Le propriétaire a d’ailleurs perdu deux employés à la suite du confinement: un vendeur et le cordonnier. Depuis la réouverture, M. Blanchet se retrouve désormais à travailler seul dans le magasin, toutefois avec un horaire restreint. «Toutes ces raisons ont fait que j’ai décidé de fermer le commerce.»

Au fil des décennies, le magasin a été fréquenté par plusieurs personnalités publiques, dont l’ex-ministre péquiste et ex-maire de Lévis, Jean Garon, le joueur de hockey Guy Lafleur et Michel Bergeron, l’entraîneur-chef des Nordiques.