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Le temps plus chaud a attiré les gens dehors.
Le temps plus chaud a attiré les gens dehors.

Beau temps et interactions sociales: attention, dit Dr Dontigny

Judith Desmeules
Judith Desmeules
Le Soleil
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Le soleil s’est pointé le bout du nez, le temps plus chaud a attiré les gens dehors et a encouragé les interactions sociales. «On peut en profiter, mais il faut rester prudent. On a quelques semaines devant nous qui demeurent critiques», signale Dr André Dontigny.  

D’ici l’administration de la première dose chez les 60 ans, il faut demeurer sur nos gardes, indique le directeur régional de la Santé publique de la Capitale-Nationale.  

«On peut espérer des jours meilleurs, mais je ne peux pas aller plus loin. Il faut rester attentif, quand les belles journées arrivent, ça peut être des moments où on se dit : tout va bien.» 

Dr Dontigny a fait le point sur la situation de la COVID-19 dans la région de Québec, lundi.  

«La situation est relativement sous contrôle, mais fragile», signale-t-il d’entrée de jeu.  

Les chiffres enregistrés dans les derniers jours, autant du côté des nouveaux cas, des hospitalisations ou des éclosions apparaissent «beaucoup mieux» que ceux qu’on a pu voir dans les derniers mois.  

Les variants 

Toutefois, la présence de ces fameux variants peut brouiller les cartes rapidement si la situation n’est pas contrôlée. 

Dr Dontigny fait entre autres référence à la situation quelque peu inquiétante dans le Bas-Saint-Laurent, qui annonçait la présence de 30 cas de variant lundi.

Le temps plus chaud a attiré les gens dehors.

«On a deux épidémies en cours, d’une certaine manière. On a le virus qui a circulé tout l’automne et celle en raison de la présence de variants, ce qui fait qu’il faut être d’autant plus intense dans les interventions», explique Dr Dontigny.  

Il faut rappeler que seulement certains variant préoccupent la Santé publique, pas tous. Certaines mutations du virus n’auront pas d’impact sur la hausse des cas dans la région. 

«Ce n’est pas automatiquement grave. On suit ceux qui peuvent entrainer une transmissibilité accrue et possiblement une hausse de décès. Plus on réduit la transmission, moins il y a des possibilités pour le virus de muter d’une manière importante. Plus on le laisse aller, plus il a d’occasions de se transformer», soutient le directeur régional de Santé publique.  

Parmi les souches du virus inquiétantes, seul le variant britannique a été détecté dans la Capitale-Nationale, 12 cas étaient recensés dimanche.  

Depuis la suspicion des variants, on a vu la Santé publique réagir «de manière très agressive» devant la possible transmission. Des écoles ont notamment été fermées quelques jours pour un dépistage massif.  

«On voulait être sûrs qu’on soit en mesure de le contrôler. On est en train d’ajuster nos manières. On était plus extrêmement efficace, mais on n’avait pas besoin d’aller si loin. On veut le moins d’impact sur les milieux quand ce n’est pas nécessaire. On ajuste nos manières, mais on reste très vigilants», note Dr Dontigny. 

Même si les projecteurs se sont tournés vers les milieux scolaires, DDontigny assure que la situation n’est pas alarmante. Le nombre d’éclosions dans les écoles demeure stable et peu élevé. Les cas trouvés au sein des élèves ou du personnel sont traités rapidement par la Santé publique.  

Semaine de relâche 

Après la semaine de relâche, une certaine hausse de cas chez les jeunes a été remarquée. Toutefois, elle semble se stabiliser. Le 6 mars, 88 personnes entre 15 et 24 ans étaient infectées, on en comptait 70 la semaine suivante puis 69 en date du 20 mars.  

Cette stabilité se fait remarquer dans tous les groupes d’âge, c’est donc dire que la semaine de relâche n’a pas eu d’effets dévastateurs sur la situation pandémique à Québec. 

Finalement, la situation à Québec exige encore des efforts systématiques de toute la population à Québec, insiste Dr André Dontigny. L’arrivée des vaccins demeure une excellente nouvelle et la Santé publique encourage tous ceux qui le peuvent à se faire vacciner.  

Il faut aussi que toutes les personnes qui ressentent des symptômes de la COVID-19 se dirigent vers un centre de dépistage.