Faisant face à une chute de l’achalandage et des revenus en cette ère pandémique, le Diocèse de Québec procède à des coupes dans les postes, dans les horaires et dans les services qui affecteront une trentaine d’employés.
Faisant face à une chute de l’achalandage et des revenus en cette ère pandémique, le Diocèse de Québec procède à des coupes dans les postes, dans les horaires et dans les services qui affecteront une trentaine d’employés.

Au tour du Diocèse de Québec de faire des coupes dans le personnel

Baptiste Ricard-Châtelain
Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil
Faisant face à une chute de l’achalandage et des revenus en cette ère pandémique, le Diocèse de Québec procède à des coupes dans les postes, dans les horaires et dans les services qui affecteront une trentaine d’employés.

«Environ le tiers du personnel salarié et contractuel des services diocésains est touché par l’une ou l’autre des mesures mises en place dans le cadre de cette réorganisation du travail», écrit la directrice des communications, Valérie Roberge-Dion, dans un «article» publié en ligne. «Dans tous les secteurs de nos opérations, c’est à contrecœur que nous effectuons des mises à pied temporaires pour l’automne, des réductions d’horaire, des suspensions de contrats, des non-comblements de postes vacants et certains licenciements […].»

Les ressources restantes verront leur mandat transformé afin de se concentrer sur les services essentiels. «Les personnes qui poursuivent le travail voient leurs tâches réaménagées pour s’ajuster aux priorités, afin de maintenir les opérations jugées nécessaires.»

Revenus en baisse

Mme Dion ajoute : «Nous devons cet automne ajuster notre action, pour nous arrimer étroitement à la réalité des communautés chrétiennes, qui continuent de traverser une période de ralentissement et de précarité. Nous prenons aussi en compte la baisse majeure de revenus qui affecte les paroisses, et par ricochet direct, les services diocésains.»

Dans un communiqué récemment envoyé à la «communauté diocésaine», le vicaire général et modérateur de la curie diocésaine, Mario Duchesne, évoque également la baisse marquée des contributions pécuniaires des croyants absents. «La lente reprise dans les milieux paroissiaux a des conséquences sur l’activité du personnel diocésain. Nous devons également faire face à un impact économique important qui diminue de manière considérable les ressources du Diocèse et sa capacité de payer.»

Voilà qui expliquerait pourquoi «une trentaine de membres du personnel de la Corporation archiépiscopale sont touchés par ces mesures, et ce, dans tous les services : administration, pastorale, ressources humaines, chancellerie, communications, résidence épiscopale et le bureau des évêques».

Les mises à pied, réductions d’horaire, suspensions de contrats, réaménagements de tâches et autres mesures sont en vigueur au moins jusqu’au 31 décembre. À l’échéance, certaines mises à pied temporaires se transformeront en licenciements.