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Un troisième cas de thrombose avec thrombocytopénie (TIPIV) a été recensé au Québec après l’administration du vaccin AstraZenenca.
Un troisième cas de thrombose avec thrombocytopénie (TIPIV) a été recensé au Québec après l’administration du vaccin AstraZenenca.

AstraZeneca: un troisième cas de thrombose confirmé au Québec

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Le Soleil
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Un troisième cas de thrombose avec thrombocytopénie (TIPIV) a été recensé au Québec après l’administration du vaccin AstraZenenca. Il survient quelques jours à peine après l’annonce d’un premier décès survenu après l’inoculation de ce vaccin contre la COVID-19.

La personne concernée a été prise en charge par le réseau de la santé afin de recevoir les soins appropriés à son état, indique le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) dans un communiqué transmis samedi. 

«Elle est actuellement hospitalisée, mais son état est stable malgré la présence de symptômes. On ne craint pas pour sa vie», peut-on lire. 

Il s’agit du troisième cas de thrombose avec thrombocytopénie (TIPIV) à se déclarer sur le territoire québécois en lien avec l’administration du vaccin à vecteur viral contre la COVID-19, soit l’AstraZeneca (Covishield). 

Le vaccin AstraZeneca est connu pour ses possibilités de thrombose, une «complication possible», mais «très rare», qui survient environ dans un cas sur 100 000, rappelle le MSSS.  

En date du 30 avril, au-delà de 500 000 doses de ce vaccin ont été administrées au Québec. La proportion de cas de thrombose serait donc pour l’instant plus faible qu’anticipée.  

Pas de changement de stratégie 

Le Comité sur l’immunisation du Québec recommande son administration aux personnes de 45 ans et plus depuis un peu plus d’une semaine. La Santé publique nationale entend maintenir le cap sur cet avis, elle considère que les risques de développer une thrombose demeurent plus faibles que ceux de présenter des complications du virus en lui-même. 

«Malgré la confirmation d'un troisième cas de TIPIV au Québec, la vaccination demeure le meilleur moyen de protection contre la COVID-19 et ses complications. Ainsi, il faut se rappeler que les bénéfices de la vaccination sont plus grands que les risques de complications des suites de la COVID-19», s’est prononcé le Dr Horacio Arruda. 

«Certaines études montrent d'ailleurs qu'une thrombose peut survenir dans 20 à 30 % des cas présentant une forme grave de la maladie. Cet évènement ne remet donc aucunement en question utilisation de ce vaccin dans ce groupe d'âge», ajoute le MSSS. 

Plus tôt cette semaine, le trio Legault-Arruda-Dubé annonçait en conférence de presse un premier décès au Québec et possiblement au Canada, relié directement au vaccin d’AstraZeneca. Une femme de 54 ans «en pleine forme» originaire de la Montérégie est morte d’un caillot de sang formé après l’administration du vaccin. 

Au fait des «risques», le ministre de la Santé Christian Dubé a insisté pour dire que bien que «vraiment malheureux», il s’agit du «prix à payer pour se faire vacciner et revenir à la normale à un moment donné.» 

«Chaque manifestation clinique inhabituelle fait l'objet d'une surveillance étroite», assure le gouvernement, ajoutant que «des protocoles efficaces ont été mis en place au cours des dernières semaines au Québec et de la formation a été donnée aux équipes concernées afin de détecter et traiter ce type de complications.» 

Les personnes qui ont reçu ce vaccin devraient consulter rapidement un médecin ou Info-Santé si des symptômes tels que des douleurs à la poitrine, une enflure des jambes, un essoufflement, des maux de tête importants ou des bleus apparaissent dans les 4 à 20 jours suivant l’injection. 

Dans les urgences de Québec, on constate une augmentation des patients venus consulter par crainte d’avoir des effets secondaires du vaccin.