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Les bains libres relèvent des propriétaires de piscines publiques, surtout des municipalités et des organismes sans but lucratif.
Les bains libres relèvent des propriétaires de piscines publiques, surtout des municipalités et des organismes sans but lucratif.

Assouplissements à la relâche: test crucial pour les sports organisés

Olivier Bossé
Olivier Bossé
Le Soleil
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Plus que de déconfiner quelques activités familiales en vue la relâche, dans leur annonce de mardi, le gouvernement et la Santé publique mettent les organisations sportives à l’épreuve. Au défi. Petit test d’abord passé sous silence, presque un secret, mais qui devrait mener à plus.

Les membres de clubs sportifs de toutes sortes se grattent la tête depuis qu’on leur interdit de pratiquer leur activité favorite entre coéquipiers. Ça dure depuis le passage au palier d’alerte maximale, pour plusieurs le 1er octobre.

Mardi, le premier ministre François Legault a confirmé que 85 % des Québécois restaient en zone rouge pour au moins deux autres semaines de plus, donc minimum jusqu’au 7 mars.

Mais dans les communications écrites du gouvernement, on a droit à un détail omis par le trio Legault-Dubé-Arruda au micro de 17h.

L’entraînement individuel, en duo ou en bulle familiale redevient permis avec un instructeur. Ça fait une bonne différence.

«Ça semble être une petite affaire, mais c’est un premier pas important», atteste la directrice générale de la Fédération de natation du Québec (FNQ), Isabelle Ducharme.

«On comprend que si on fait bien ça, il y a la possibilité d’une ouverture plus large après. Bien sûr, ça va dépendre des variants et de la vaccination. Mais si la situation est stable, on est optimistes pour après la semaine relâche. Le gouvernement fait ça pour donner un bol d’air aux parents et aux familles et nous donne une chance de faire un test dans un environnement contrôlé. Alors, je dis à notre monde : bougez! En respectant les règles, montrons qu’on est capables de le faire tout en étant disciplinés», explique Mme Ducharme.

La dg de la fédé de natation rappelle que les bains libres relèvent des propriétaires de piscines publiques, surtout des municipalités et des organismes sans but lucratif. La FNQ gère les clubs, leurs athlètes et les compétitions.

Par exemple, des 67 nageurs et nageuses québécois qualifiés pour les essais olympiques du mois de mai, sept n’étaient toujours pas autorisés par la Santé publique à s’entraîner de façon officielle. À cause de leur position tardive au classement. Ce ne sera plus le cas.


« On comprend que si on fait bien ça, il y a la possibilité d’une ouverture plus large après. Bien sûr, ça va dépendre des variants et de la vaccination. Mais si la situation est stable, on est optimistes pour après la semaine relâche »
La directrice générale de la Fédération de natation du Québec, Isabelle Ducharme

À partir de la semaine prochaine, les 67 auront les mêmes outils pour tenter d’accéder à l’équipe canadienne de natation qui pourrait concourir aux Jeux olympiques de Tokyo, cet été, s’ils ont lieu.

Les piscines publiques pendant la relâche seront accaparées par la population en général. Mais les entraînements matinaux, comme à 6h ou 7h, les nageurs s’y connaissent. Sauf que lundi, cela leur était toujours impossible de s’y adonner sous la gouverne d’un entraîneur.

Le DArruda a d’ailleurs montré une ouverture pour davantage de sport organisé une fois la relâche passée.

«Actuellement, il y a une semaine de relâche puis on s’est concentré sur des activités à faible risque pendant la semaine de relâche. C’est vraiment ça. Après le 8 mars, ça va être autre chose.

«On est très conscients des effets pervers de ne pas permettre à des jeunes de faire du sport, de jouer au hockey, etc. Je peux vous dire qu’on nous le rappelle puis on y pense chaque jour! Mais là, on se concentre sur la semaine de relâche. On donne les activités avec des allègements, cinémas pour ceux qui n’aiment pas le sport, sports intérieurs pour certaines activités, piscines, etc. Mais après ça, on va réévaluer», a promis le directeur national de la santé publique.