American Airlines, qui compte environ 130 000 employés, pourrait congédier jusqu'à 25 000 personnes en octobre.
American Airlines, qui compte environ 130 000 employés, pourrait congédier jusqu'à 25 000 personnes en octobre.

American Airlines pourrait licencier jusqu’à 25 000 salariés à cause de la pandémie

NEW YORK — La compagnie aérienne American Airlines a prévenu mercredi qu’elle pourrait congédier jusqu’à 25 000 salariés en octobre, gonflant ainsi la vague de licenciements qui devrait submerger à l’automne un secteur durement touché par la chute du transport aérien depuis le début de la pandémie.

L’entreprise pensait initialement que le trafic se serait redressé à cette date, mais «cela n’a malheureusement pas été le cas», écrivent le PDG de l’entreprise Doug Parker et le responsable des opérations Robert Isom dans une lettre adressée aux employés et consultée par l’AFP.

Les recettes tirées des vols de passagers ont par exemple baissé de 80 % en juin par rapport à l’année précédente. «Et avec les taux d’infection qui remontent et plusieurs États qui réimposent des mesures de quarantaine, la demande pour le transport aérien est de nouveau en train de ralentir», ajoutent-ils.

American Airlines, qui compte environ 130 000 employés, avait déjà annoncé début juillet s’attendre à avoir 20 000 personnes de plus que nécessaire pour fonctionner à l’automne.

Comme le requiert la réglementation, la compagnie va commencer à envoyer des préavis à tous les salariés potentiellement concernés par des licenciements, des pilotes au personnel de maintenance. Mais elle espère ne pas en congédier autant et encourage ceux qui le peuvent à profiter des programmes de départs anticipés ou de congés prolongés.

L’ensemble des compagnies aériennes américaines ont bénéficié d’une enveloppe de 25 milliards $US versés par le gouvernement pour les aider à faire face au plongeon brutal des achats de billets d’avion depuis le début de la propagation de la COVID-19.

Elles s’étaient engagées en échange à ne pas supprimer d’emplois jusqu’au 30 septembre.

Mais de nombreuses autorités imposent encore des restrictions, et les passagers sont toujours réticents à se serrer dans un espace confiné.

Les programmes de départs volontaires proposés par toutes les grandes compagnies aériennes ne suffisent pas.

United Airlines a prévenu la semaine dernière qu’elle pourrait licencier jusqu’à 36 000 salariés. Et le patron de Southwest Airlines a averti lundi ses salariés qu’il faudrait tripler le nombre de ses passagers d’ici la fin de l’année pour éviter des licenciements.