Contenu commandité
À quand la réouverture des gobeuses pour nos contenants consignés?
À quand la réouverture des gobeuses pour nos contenants consignés?
Clubs de bienfaisance, organismes communautaires, équipes sportives, corps de cadets et bien d’autres ont déjà recours à une telle pratique
Clubs de bienfaisance, organismes communautaires, équipes sportives, corps de cadets et bien d’autres ont déjà recours à une telle pratique

Contenants consignés: pourquoi ne pas faire un don?

Paul-Robert Raymond
Paul-Robert Raymond
Le Soleil
Ennuyé à l’idée de faire la queue à l’épicerie pour échanger ses contenants consignés dans les gobeuses quand elles rouvriront? Pourquoi ne pas faire don de ceux-ci à un organisme à but non lucratif?

Dans la mesure où votre organisme favori est prêt à recevoir un tel don, la collecte de contenants consignés peut se révéler payante pour celui-ci. Il est préférable de communiquer avec l’organisme avant d’arriver avec des sacs remplis de canettes ou bouteilles de plastique. 

Clubs de bienfaisance, organismes communautaires, équipes sportives, corps de cadets et bien d’autres ont déjà recours à une telle pratique. «On a fait deux collectes de canettes et bouteilles dans des quartiers de la Ville. La première a rapporté plus de 1000 $, la seconde a moins bien fonctionné, car un autre organisme était passé avant nous et c’était pendant la fin de semaine où il y a eu du verglas», raconte Mélanie Jobin, présidente du comité répondant de l’Escadron 629 des cadets de l’Aviation royale canadienne.

Pour éviter toute manipulation des contenants consignés de boissons gazeuses après le don, il est préférable de les mettre dans des sacs transparents avec une ligne verte de remplissage. Cela facilite aussi le comptage des contenants. 

Consignaction, dans son site Web (consignaction.ca/commande/), ainsi que différentes entreprises listées dans cette même page Web0 offrent ces sacs au coût de 3 $ pour 10 unités. Pour les organismes à but non lucratif (OBNL), ces sacs et des boîtes en carton-plastique sont donnés gratuitement par Consignaction.

Sophie Boissonneault, directrice du marketing de Consignaction, assure que la collecte des sacs se fait toujours pour les OBNL. «Notre service est maintenu. Vous réservez un temps de collecte sur notre site Web [ou par téléphone au 1 877 226-3883] et on passe avec notre caravane», dit-elle.

Manque d'espace

Étienne Ferron-Forget, coordonnateur des Valoristes Québec, est ouvert aux dons de canettes. Mais son organisme est confronté à un enjeu de taille : le manque d’espace. En fait, l’absence d’une place d’affaires fixe. 

«Nous sommes en train d’obtenir les autorisations auprès de la Ville de Québec et du ministère des Transports du Québec [MTQ] pour reprendre nos activités sous les bretelles de l’autoroute Dufferin-Montmorency, comme nous l’avions fait l’an dernier dans le cadre de notre projet-pilote.»

Valoristes Québec est née d’un projet du conseil de quartier Saint-Roch et est inspirée de la Coop Les Valoristes à Montréal, qui existe depuis 2012 et qui a mis sur pied un point de collecte sous le pont Jacques-Cartier.

«Notre organisme à but non lucratif a eu ses lettres patentes la semaine dernière», dit M. Ferron-Forget. «C’est sûr que nous aimerions établir un point de dépôt d’urgence, mais ce serait peut-être irresponsable pour le moment.»

Présentement, le service est réservé aux Valoristes, les gens au statut précaire qui récupèrent les contenants consignés et qui s’engagent à respecter un code de conduite. «Mais, on serait ouverts à accepter les dons de canettes. Ça fait partie de notre modèle d’affaires. Mais pour le moment, on est en train de mettre en place une idée de campagne de financement», ajoute-t-il sans toutefois dévoiler les détails.

M. Ferron-Forget cite au passage que la Coop Les Valoristes a obtenu la gestion des matières résiduelles pour la Coupe Rogers à Montréal. «Nous, on ne se lance pas encore là-dedans...», dit-il, en reconnaissant qu’une telle initiative pourrait constituer une bonne source de revenus pour son OBNL à Québec. Celle-ci soulage certains détaillants comme l’Inter-marché dans Saint-Roch, qui a très peu d’espace dans son commerce, selon son coordonnateur.

L’an dernier, le projet-pilote des Valoristes Québec a permis de récupérer plus de 110 000 contenants consignés pendant l’été tout en venant en aide aux gens à statut précaire. Le point de collecte a été ouvert pendant 16 périodes de trois heures entre la Saint-Jean et le 15 septembre.