Une lettre signée par 19 médecins de famille de l’équipe de santé familiale de Clarence-Rockland demande aux autorités de rendre le port du masque obligatoire dans les écoles lors de la rentrée scolaire en septembre.
Une lettre signée par 19 médecins de famille de l’équipe de santé familiale de Clarence-Rockland demande aux autorités de rendre le port du masque obligatoire dans les écoles lors de la rentrée scolaire en septembre.

19 médecins de famille de l'Est ontarien demandent le port du masque obligatoire dans les écoles en septembre

Ani-Rose Deschatelets
Ani-Rose Deschatelets
Le Droit
Une lettre signée par 19 médecins de famille de l’équipe de santé familiale de Clarence-Rockland demande aux autorités de rendre le port du masque obligatoire dans les écoles lors de la rentrée scolaire en septembre.

«Alors que vous continuez à dialoguer avec les conseils scolaires en vue de l’automne, nous vous implorons d’étendre votre politique sur les masques obligatoires aux écoles», peut-on lire dans la lettre adressée au Dr Paul Roumeliotis, médecin hygiéniste au Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO) et à la Dre Vera Etches, médecin-chef de Santé publique Ottawa.

À l’heure actuelle, le gouvernement de Doug Ford a indiqué que la décision de rendre obligatoire le port du masque dans les écoles revenait aux conseils scolaires. Les conseils, pour leur part, disent se fier aux directives émises par les différents bureaux de santé.

Les 19 médecins de famille indiquent également qu’une telle politique instaurée dans les salles de classe serait conforme au mandat déjà établi par le BSEO et par Santé publique Ottawa, voulant que les masques soient obligatoires dans les lieux publics fermés pour les personnes de plus de deux ans.

Selon ladite lettre, l’approche présentement priorisée du retour aux études à temps plein lors de la rentrée scolaire apporte son lot de défis lorsqu’il est question de respect des mesures sanitaires. «Si la taille des classes ne peut pas être réduite, la distance physique sera impossible. Se fier uniquement au lavage des mains et à la décontamination des jouets et des surfaces ne sera pas adéquat surtout que nous savons que le COVID-19 se propage principalement par des gouttelettes en suspension dans l’air et que les fomites ne sont qu’une petite partie de la transmission», soulignent les médecins de famille.

Toujours selon la lettre, le port du masque obligatoire dans les écoles mènerait également à moins d’iniquité et démontrerait que des mesures efficaces sont prises. «Le masquage universel éviterait la stigmatisation du personnel vulnérable et des élèves qui souhaitent rester en sécurité et permettrait leur intégration dans la classe», soulignent aussi les médecins de famille.

Interrogé à ce sujet, le Dr Paul Roumeliotis affirme avoir pris connaissance de la correspondance. «C’est un sujet très chaud. On est en train de voir à quel âge c’est approprié de porter un masque. [...] Le plus âgé qu’un enfant est, le plus qu’on va mettre les masques [obligatoires]. Il s’agit de savoir qu’est-ce qu’on fait avec les jeunes enfants», a-t-il indiqué. «On a différents modèles [qu’on peut suivre]. Certains pays se sont dit que les [enfants] de quatrième année et plus portent des masques, et d’autres se sont dit non, seulement l’école secondaire. La question est sur la table», ajoute-t-il, en soulignant qu’il répondra à la lettre après s’être rapporté au gouvernement provincial pour discuter des options possibles.