La COVID-19 est entrée au bar Kirouac, dans Saint-Sauveur.
La COVID-19 est entrée au bar Kirouac, dans Saint-Sauveur.

17 cas de COVID-19 parmi les employés et la clientèle du Bar Kirouac

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Le Soleil
La COVID-19 est entrée au bar Kirouac, dans Saint-Sauveur. Au total, 17 personnes, clients et membres du personnel, ont reçu des tests positifs au cours des derniers jours, forçant la fermeture des lieux jusqu'au mardi 1er septembre.  

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale a confirmé dimanche, en fin d'après-midi, l'éclosion au bar Kirouac. Au moment d'écrire ces lignes, on recensait 17 cas positifs de COVID-19 parmi la clientèle et les employés du bar Kirouac. 

La Direction régionale de santé publique recommande donc à tous les clients qui auraient fréquenté l'établissement au cours de la dernière semaine, soit entre le dimanche 23 août et le samedi 29 août de subir un test de dépistage de manière préventive, et ce, même s'ils ne présentent pas de symptômes. 

Les personnes concernées sont invitées à se rendre à la clinique de dépistage située dans le stationnement du centre commercial Fleur de Lys. 

Dans une communication transmise au Soleil, le CIUSSS indique également que «tous les cas positifs ainsi que leurs cas contacts sont mis en isolement». 

«Désinfection totale» et «prévention»

Le propriétaire du bar de la rue Kirouac, Lucien Simard, a annoncé la suspension temporaire de ses activités sur sa page Facebook, samedi.  

«Prenez note que le bar sera fermé samedi dimanche et lundi car certains de nos clients ont été testés positifs au coronavirus», peut-on lire dans la publication.  

Les trois jours de fermeture serviront à procéder à une «désinfection totale» des lieux. 

C'est pour ses clients, sa «famille» comme il l'appelle, que Lucien Simard a pris l'initiative de fermer le bar rapidement. Sa clientèle est composée majoritairement de gens âgés entre 60 et 80 ans, explique-t-il. Il était d'ailleurs peiné d'avoir appris que l'un de ses clients se trouvait hospitalisé en raison du virus. 

«On a entendu tout le printemps que les gens de cet âge-là étaient plus à risque. On ne prend pas de chance.»

Il comptait rouvrir ses portes dès mardi. Dimanche soir, un seul de ses employés avait reçu un test positif. Deux autres étaient quant à eux toujours en attente de leur résultat.


« On a entendu tout le printemps que les gens de cet âge-là [60-80 ans] étaient plus à risque. On ne prend pas de chance »
Lucien Simard

Difficile toutefois pour M. Simard de savoir comment le virus a pu atteindre son établissement, alors qu'il soutient que tous appliquaient les mesures dictées par la Santé publique entre ses murs. 

«Les employés ont le choix de porter visière et masque ou masque et lunettes. Les clients, eux, ils portent le masque en entrant et ont le droit de l'enlever une fois assis, comme ailleurs. Les musiciens qui viennent au bar la fin de semaine jouent derrière un plexiglas», illustre le propriétaire du bar Kirouac, en affaires depuis 22 ans.