La ministre déléguée à l’Éducation et responsable des dossiers des loisirs et des sports, Isabelle Charest, lors de son annonce de mardi
La ministre déléguée à l’Éducation et responsable des dossiers des loisirs et des sports, Isabelle Charest, lors de son annonce de mardi

11 M $ pour les camps privés certifiés

Olivier Bossé
Olivier Bossé
Le Soleil
En donnant 11 millions $ aux camps de jour privés certifiés, comme ils l’avaient demandé, Québec s’attend à ce que tous les jeunes qui le désirent puissent s’inscrire cet été. Mais le gouvernement Legault ne veut rien imposer.

«Les demandes qui nous ont été faites par l’Association des camps [du Québec], c’était à la hauteur de 11 millions $. On rencontre exactement ces besoins-là. J’imagine qu’ils ont fait les calculs en fonction de pouvoir répondre à toutes leurs clientèles. On va voir dans quelle mesure les parents font la demande puis comment ça s’organise», a affirmé la ministre déléguée à l’Éducation et responsable des dossiers des loisirs et des sports, Isabelle Charest, lors de son annonce de mardi.

Les camps de jour ont le feu vert de la Santé publique pour ouvrir à la fin de l’année scolaire, fin juin. Ils seront obligés de former des groupes réduits d’environ de moitié, d’équiper en protection individuelle leurs moniteurs, plus nombreux, et d’utiliser davantage de locaux pour respecter la distance de séparation prescrite de deux mètres.

Cette subvention de 11 millions $ touche 84 camps qui opèrent sur 144 sites. Un été normal, ils sont 150 000 petits Québécois à fréquenter ces camps de jour privés certifiés.

Camps de jour publics

Du côté des camps de jour publics gérés par les municipalités, c’est 200 000 jeunes qui y participent. L’entente entre le ministère des Affaires municipales et les villes n’est pas encore conclue. Mais «ce sera à une hauteur plus élevée que 11 millions $ pour pouvoir soutenir les camps municipaux pour qu’eux aussi puissent donner un service pour nos enfants», confirme Mme Charest.

Impossible de savoir combien de ces 350 000 enfants voudront s’inscrire dans les camps de jours post-COVID-19. 

«Différents sondages qui ont été faits par l’Association des camps. On parle d’environ 70 % des enfants qui participeraient aux camps. C’est difficile de prévoir juste par sondage, on va le voir dans les prochaines semaines, dit la ministre.

«Je pense que l’expérience des écoles dans toutes les régions du Québec, à part la CMM [Communauté métropolitaine de Montréal] et Joliette, fait en sorte que les parents sont davantage prêts à aller vers les camps de jour. [Les familles de] Montréal n’ont pas vécu le déconfinement des écoles, mais, encore là, il va falloir voir. Mais ce qui était important, je pense, c’était d’annoncer le plus rapidement possible le financement pour qu’on puisse organiser ces camps-là.»

La ministre Charest reste convaincue qu’avec cet argent, «en théorie, si les calculs sont bons, ils devraient être en mesure d’offrir les camps à la hauteur de ce qu’ils font habituellement».