Jusqu’à maintenant, tous les niveaux scolaires de l’école le Trivent ont été touchés par des cas de COVID-19.
Jusqu’à maintenant, tous les niveaux scolaires de l’école le Trivent ont été touchés par des cas de COVID-19.

COVID-19: une école de Sainte-Brigitte-de-Laval retient son souffle

Marc Allard
Marc Allard
Le Soleil
Une école primaire de Saint-Brigitte-de-Laval retient son souffle alors que les cas de COVID-19 se multiplient dans les classes. La Santé publique n’écarte pas un dépistage massif et les parents espèrent que l’école ne fermera pas.

Six classes de l’École du Trivent 2 sont maintenant en retrait préventif, confinant 145 élèves à apprendre de la maison, confirme Martine Chouinard, directrice du Secrétariat général, communications et transport scolaire au Centre de services scolaire des Premières-Seigneuries. 

Sur les six groupes en retrait, trois se sont ajoutés mercredi. Un groupe de deuxième année est revenu à l’école après 14 jours de retrait. Dans l’autre bâtiment de l’école primaire, le Trivent 1, un groupe de première année a aussi été placé en quarantaine durant deux semaines et est revenu. 

Jusqu’à maintenant, tous les niveaux scolaires de l’école ont été touchés par des cas de COVID. Pourtant, l’école n’est pas considérée en éclosion. «Nous, actuellement, la santé publique n’a pas dit que notre milieu est en éclosion», dit Mme Chouinard. 

Porte-parole du CIUSSS de la Capitale-Nationale, dont fait partie la Santé publique, Annie Ouellet confirme que l’École du Trivent ne fait pas partie pour le moment des lieux en «éclosion» dans la région. Elle précise qu’une école est considérée en éclosion lorsqu’au moins deux personnes dans l’école se contaminent entre elles. 

Une enquête épidémiologique est toujours en cours concernant cette école, indique Mme Ouellet. «Le dépistage [massif] n’est pas écarté, dit-elle. Mais ce n’est pas confirmé actuellement par l’équipe médicale qui poursuit l’enquête». 

Mercredi, ni le Centre de service scolaire ni le CIUSSS n’étaient en mesure de préciser le nombre total de cas de COVID-19 à l’École du Trivent. Annie Ouellet souligne toutefois que ce n’est pas le nombre de cas, mais la transmission entre les personnes qui fréquentent l’école qui est importante. 

Dans une lettre envoyée par courriel mercredi après-midi et obtenue par Le Soleil, la directrice de l’école le Trivent, Line Murray, informe les parents que trois nouveaux élèves ont été déclarés positifs en cinquième et 6e année depuis mardi en fin de journée, s’ajoutant à plusieurs autres cas signalés au Trivent 2, où il y a des groupes de deuxième et sixième année.  

«J’ai demandé à la direction de santé publique si nous sommes rendus à prendre des orientations à Trivent 2 en raison du nombre important de cas, écrit la directrice dans sa lettre. Je suis en attente d’une réponse de leur part. Je suis très consciente des inquiétudes que vous pouvez avoir en lien avec cette situation».

Ces nouveaux cas s’ajoutent à au moins six autres cas que Le Soleil a pu confirmer à partir de lettres de la Santé publique envoyée aux parents au cours des trois dernières semaines. Au moins deux élèves ont fréquenté l’école durant leur période de contagion, selon les lettres de la Santé publique. Deux membres du personnel de l’école font partie des personnes infectées, confirme Mme Chouinard. 

Parents préoccupés

L’augmentation des cas préoccupe les parents de l’École du Trivent. D’un côté, ils s’inquiètent que leurs enfants contractent le virus à l’école, de l’autre ils redoutent que leurs enfants ne puissent plus côtoyer leurs enseignants au quotidien. «Je n’ai pas envie de garder les enfants, mais je n’ai pas envie de les envoyer non plus», dit une mère de l’école.

Selon elle, des enfants commencent eux aussi à ressentir le poids de la pandémie dans leur école. Ils voient la cour d’école et les corridors se dégarnir et des classes entières se vider. Ils voient des amis qui commencent à porter le masque en classe. «Ils se demandent eux aussi quand leur classe va fermer», dit la maman. 

Une autre mère espère que l’école ne sera pas contrainte de fermer. Elle redoute de se retrouver avec plusieurs enfants à la maison avec une seule tablette électronique. «Je me croise les doigts que ça n’arrive pas».