Samuel Jalbert-Raymond et Jérémy Plante du duo lévisien Les Mecs
Samuel Jalbert-Raymond et Jérémy Plante du duo lévisien Les Mecs

COVID-19: temps dur pour les artistes émergents

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Le Soleil
«La COVID, elle n’a pas rendue facile la vie des artistes émergents.» Le temps d’une fin de semaine, les festivités culturelles sur l’avenue Bégin, à Lévis, ont presque fait oublier les derniers mois pandémiques aux musiciens de la relève.   

Presque tous les événements ont été annulés cet été. Il a donc fallu se réinventer pour rassembler des gens autour d’un spectacle culturel extérieur. C’est en plein la mission que s’est donnée Samuel Jalbert-Raymond, un musicien de Lévis.  

«On veut faire bouger Lévis. Pour les jeunes artistes de la relève comme nous, ce n’est pas évident s’il ne se passe rien près de chez nous», mentionne Samuel des Production BRB, sur qui reposait la programmation pour animer l’avenue Bégin. 

Une belle façon de mettre en vedette la fraîcheur de la scène culturelle régionale, alors que la quatrième édition du spectacle Surface, qui offre une vitrine aux artistes locaux, a dû être annulée en raison de la pandémie. Tout comme le Festival Jazz Etcetera et les autres événements culturels qui se seraient tenus à Lévis, n’eut été du contexte particulier causé par la crise sanitaire. 

 Horizon? 

«À moins de s’appeler Marc Dupré et d’avoir pu faire des spectacles dans les ciné-parcs», songe Philippe Gagné, un multi-instrumentiste bien connu de Québec, les artistes en ont «arraché» dans les derniers mois. Pas de spectacles, pas de lancements d’album et pas de contacts avec le public.  

Un constat que partage Samuel Jalbert-Raymond, qui est aussi membre du duo lévisien Les Mecs avec son ami de longue date, Jérémy Plante.  

Et quand est-ce qu’ils pourront reprendre? «On joue normalement dans de petites salles qui accueillent à peine une cinquantaine de personnes… bien collées», lâche avec réalisme Philippe Gagné, tout juste avant sa prestation.