COVID-19: plus de pouvoirs aux pharmaciens dès mercredi

Les pharmaciens pourront dès mercredi prescrire et administrer des médicaments en cas d’urgence et effectuer des prélèvements dans le pharynx, entre autres. Le projet de loi n° 31, qui vient accroître le champ de compétences de ces professionnels, a été adopté mardi par l’Assemblée nationale.

Alors que la pandémie de coronavirus poursuit sa progression au Québec, le projet de loi 31 de même que l’assouplissement temporaire de certaines conditions dans l’exercice de la profession de pharmacien «accroîtront la capacité des quelque 2 000 points de services que représentent les pharmacies communautaires en première ligne de soins», se réjouit l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP) dans un communiqué diffusé mardi.

«Ces mesures permettront aux pharmaciens de répondre plus efficacement aux besoins de la population et d’optimiser les services essentiels qu’ils offrent aux patients québécois», souligne l’AQPP.

Dès le 18 mars, les pharmaciens seront en mesure d’effectuer des activités comme prescrire et administrer des vaccins, prescrire et administrer des médicaments en cas d’urgence, effectuer un prélèvement en introduisant un instrument dans le pharynx et prescrire un médicament de vente libre lorsque la situation clinique du patient ou toute autre circonstance le justifie. 

D’autres activités cliniques s’ajouteront graduellement au fur et à mesure de la publication des règlements, précise l’AQPP.

Lundi, l’Ordre des pharmaciens et le Collège des médecins du Québec ont convenu d’assouplir certaines règles afin de «minimiser le nombre de consultations médicales pour motifs pouvant être pris en charge par d’autres professionnels de la santé». 

En vertu de ces assouplissements, les pharmaciens du Québec pourront prolonger des ordonnances pour des périodes allant au-delà des durées prévues par la loi et prescrire des médicaments pour toutes les conditions mineures (en respectant un intervalle de quatre ans entre le diagnostic initial du médecin et la prescription par le pharmacien). 

Autre assouplissement: le pharmacien ne sera plus tenu de communiquer à un médecin les informations visant la prolongation, l’ajustement ou la substitution d’un médicament (à moins qu’un médecin en fasse la demande).