COVID-19: les infirmières peuvent signer des arrêts de travail

Les infirmières peuvent désormais signer un arrêt de travail de deux semaines aux patients atteints de la COVID-19.

Mise en place à l’initiative du CIUSSS de la Capitale-Nationale, la mesure autorise depuis vendredi les infirmières à utiliser une ordonnance collective pour signer un arrêt de travail de 14 jours aux patients qui se seront présentés à l’une des cliniques désignées COVID-19 et qui sont atteints du coronavirus. La pratique est généralement réservée aux médecins.

Les infirmières «possèdent la compétence professionnelle requise, c’est-à-dire les connaissances scientifiques, les habilités et le jugement clinique inhérent à l’activité exercée», peut-on lire dans l’ordonnance collective.

Dans un communiqué diffusé vendredi, l’ordre professionnel indique que cette mesure est adoptée «dans un souci de prévenir la propagation du coronavirus au sein de la population québécoise», afin de «limiter les déplacements des personnes infectées». Cette solution vise aussi à faciliter l’accès aux services et aux soins de santé.

«Nous vivons actuellement une situation exceptionnelle et nous nous devons d’analyser toutes les pistes de solutions possibles pour optimiser le rôle des médecins et des autres ordres professionnels de la santé», écrit-on.

Prudence pour les futurs voyageurs

Informé de pratiques de certaines agences de voyage et compagnies d’assurance, le Collège des médecins a également émis une mise en garde aux professionnels de la santé.

On aurait demandé à des personnes planifiant un séjour hors Québec d’obtenir un «certificat de bonne santé» de la part d’un médecin, et ce, cinq jours ou moins avant leur départ, afin de leur permettre de voyager.

«Le Collège des médecins souhaite informer la population et les médecins [que] de tels certificats n’ont aucune valeur puisqu’ils ne permettent pas de confirmer ni d’infirmer la présence du coronavirus, ni d’assurer que la personne ne développera pas les symptômes liés à la COVID-19 dans les jours suivant son arrivée à destination», explique l’ordre professionnel.

Le Collège des médecins a donc recommandé aux médecins de ne pas produire ces «certificats jugés inutiles». Un voyageur insistant sera orienté vers les autorités de santé publique.

«Dans le contexte actuel de pandémie, le Collège souhaite que ce type de demande cesse, car elle entraîne une mauvaise utilisation des ressources médicales, lesquelles devraient être entièrement mobilisées au service des personnes malades», termine l’organisation.