Le 12 mars dernier, la Ville de Québec a déclaré administrativement une situation d'exception avérée relativement à la pandémie de la COVID-19.
Le 12 mars dernier, la Ville de Québec a déclaré administrativement une situation d'exception avérée relativement à la pandémie de la COVID-19.

COVID-19: la Ville de Québec dégage 2 millions $ pour ses dépenses exceptionnelles

La Ville de Québec vient de libérer 2 millions $ afin de faire face aux dépenses engendrées par la pandémie de coronavirus SARS-CoV-2.

«Le 12 mars dernier, la Ville de Québec a déclaré administrativement une situation d'exception avérée relativement à la pandémie de la COVID-19. […] Cette situation d'exception générera des dépenses supplémentaires non prévues au budget», explique-t-on dans un document municipal remis aux élus.

La mairie a donc décidé de piger dans son excédent afin de donner une marge de manœuvre à ses différents services affectés par le virus, dont la sécurité civile.

«La Ville détient un fonds de prévoyance qu’elle peut utiliser, après approbation du Conseil municipal, lors de situation d’exception», précise au Soleil la conseillère en communication Rose-Marie Ayotte. «La pandémie de COVID-19 étant une situation d’exception d’une grande ampleur, elle requiert que des dépenses non prévues soient réalisées. […] Ça ne peut pas être budgété d’avance, donc c’est requis parfois de débloquer des fonds.»

«Les dépenses de fonctionnement anticipées sont notamment : les dons à Centraide (200 000 $) et Moisson Québec (100 000 $); l’achat de biens et services (solutions désinfectantes, équipements de production individuelle, licences informatiques supplémentaires, autres); des salaires; d’autres dépenses diverses.»

Reddition des comptes

L’administration municipale brandit donc la «force majeure» pour se constituer une enveloppe de 2 millions $. Elle assure cependant qu’elle ne sera pas dilapidée à tous les vents.

«Une fois la situation d'exception terminée, le Bureau de la sécurité civile procédera à une reddition de l'utilisation des montants appropriés», lit-on dans le document soumis à un vote du conseil municipal.