Le test de salive est plus confortable que celui qui s'effectue à l'aide d'un écouvillon, qui doit être inséré dans la gorge et le nez.
Le test de salive est plus confortable que celui qui s'effectue à l'aide d'un écouvillon, qui doit être inséré dans la gorge et le nez.

COVID-19: fort attendus, des tests salivaires utilisés depuis peu à Laval

Stéphanie Marin
La Presse Canadienne
Ils étaient attendus au Québec et, depuis peu, des tests de salive servent à dépister la COVID-19 à Laval.

Mais ils ne sont pas encore disponibles dans les cliniques de dépistage pour la population, prévient en entrevue avec La Presse Canadienne le DOlivier Haeck, officier de la prévention et du contrôle des infections au CISSS de Laval.

Ils sont toutefois utilisés depuis le 10 septembre en milieu hospitalier, pour dépister certains types de patients ainsi que des employés qui doivent subir le test à répétition.

L'usage de ce test vient tout juste d'être élargi pour des éclosions de COVID-19 s'étant déclarées à l'extérieur des hôpitaux.

Le Dr Haeck croit bien que Laval est la première région du Québec à avoir validé l'efficacité du test, bien que d'autres travaillent très fort pour les offrir.

«Ça a pris plus de quatre mois», a-t-il déclaré en entrevue, soulignant les efforts de son collègue, le Dr Marco Bergevin, qui a chapeauté l'étude de validation. Ces tests doivent toutefois être validés dans chaque laboratoire et leurs résultats ne peuvent être transposés n'importe où, a-t-il expliqué.

Ce test de salive est plus confortable que celui qui s'effectue à l'aide d'un écouvillon, qui doit être inséré dans la gorge et le nez, dit-il.

Pas de mobilisation de personnel qualifié du réseau de la santé

Et puis, selon lui, son avantage principal est qu'il ne mobilise pas de personnel qualifié du réseau de la santé : on peut le faire soi-même, en laissant écouler quelques millilitres de salive dans un petit contenant. «Un commis qui va expliquer le test suffit», dit-il. Le personnel effectuant les tests est aussi moins exposé à la possibilité de contracter le virus.

Des infirmières qui auraient été affectées au dépistage peuvent alors travailler dans d'autres secteurs et maintenir les activités usuelles de soins, poursuit le docteur.

Et le dépistage ne sera pas dépendant de l'approvisionnement de l'étranger des écouvillons, «ce qui nous a donné des cheveux gris lors de la dernière vague».

Il pourra aussi être plus facile de convaincre certaines personnes de subir ce test salivaire, car il est moins invasif, croit-il.

Par contre, il n'est pas plus rapide que les tests actuellement utilisés dans les cliniques de dépistage grand public, et ne permettra pas d'éliminer le temps d'attente pour les résultats, indique-t-il : les échantillons sont analysés dans les mêmes laboratoires.

Le Dr Haeck se dit confiant que ces tests salivaires seront bientôt offerts à la population : un projet pilote doit démarrer sous peu.