Deux élèves de l'École polyvalente La Pocatière ont reçu un résultat positif à un test de COVID-19.
Deux élèves de l'École polyvalente La Pocatière ont reçu un résultat positif à un test de COVID-19.

COVID-19: deux élèves testés positifs à l'École polyvalente La Pocatière

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
Deux élèves de l'École polyvalente La Pocatière ont reçu un résultat positif à un test de COVID-19. C'est ce qu'a confirmé, jeudi, la direction du Centre de services scolaires de Kamouraska-Rivière-du-Loup.

Selon l'organisme, les deux cas positifs sont considérés à risque très faible par la direction de la santé publique, étant donné que les parents ont été proactifs en gardant rapidement leurs enfants à la maison et en respectant les consignes visant à limiter la propagation du virus. «Dans cette perspective, la situation ne nécessite aucun isolement de groupes d'élèves, fait savoir le Centre de services scolaires sur sa page Facebook. Par conséquent, cette école secondaire demeure ouverte et continue d'appliquer les règles de prévention nécessaires pour éviter toute forme de propagation.»

L'organisme précise également qu'aucun nouveau cas n'a été observé dans les autres écoles primaires et secondaires de son territoire. Il en profite pour encourager ses élèves et son personnel à poursuivre l'application des mesures sanitaires.

Ces deux cas positifs à La Pocatière se situent dans le deuxième épicentre de la contagion au Bas-Saint-Laurent, soit la MRC de Kamouraska, où le nombre de personnes contaminées a littéralement explosé en neuf jours. Cette éruption de cas est principalement associée à la tenue de partys privés d'étudiants du Cégep de La Pocatière et de l'Institut de technologie agroalimentaire, campus de La Pocatière. L'une de ces fêtes a attiré plus de cent personnes et certaines d'entre elles ont, par la suite, prolongé leur élan festif dans des bars de Rivière-du-Loup et lors d'un événement organisé à Cacouna. La MRC de Kamouraska comptabilise 52 cas, précédée de celle de Rivière-du-Loup avec 90 cas.

Avec dix cas de plus au Bas-Saint-Laurent jeudi, le bilan des personnes qui ont contracté le coronavirus se chiffre à 222 cas et deux décès depuis le début de la pandémie. De ce nombre, 93 personnes en sont rétablies. Dans la journée de mercredi, le Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent a réalisé 1 084 tests de dépistage sur son territoire.

Émoi à Matane

Le premier cas positif déclaré en début de semaine en Matanie a semé un certain émoi, tant et si bien que certains commerces ont fermé leurs portes temporairement par mesure préventive. C'est le cas du restaurant Bistro du capitaine à Matane. «Par mesure préventive, nous devons fermer nos portes du 16 au 22 septembre, fait savoir la direction sur sa page Facebook. Nous vous tiendrons au courant pour la réouverture. Sachez que notre équipe n'a aucun symptôme et que nous avons tous été testés. Nous attendons les résultats.» La brasserie artisanale La Fabrique, également située à Matane, en a fait autant. La direction écrit: «Comme vous le savez probablement, plusieurs nouveaux cas de COVID ont été diagnostiqués dans les derniers jours au Bas-Saint-Laurent, dont un à Matane. Bien que nous n'ayons aucun cas parmi nos employés, nous avons pris la décision de fermer La Fabrique par prévention pour trois jours, le temps que tous les employés puissent se faire tester. Nous avons pris cette décision dans le but de protéger la santé de nos employés, de nos clients et de la communauté matanaise en général.»

Certains organismes ont emboîté le pas, dont le Regroupement des maisons des jeunes de La Matanie. Par conséquent, les maisons de jeunes La Lucarne de Matane et Le Refuge jeunesse des Méchins demeurent fermées pour la semaine et ont reporté toutes leurs activités. «Une date de réouverture sera annoncée lorsqu’elle aura été déterminée, peut-on lire sur Facebook. Nous sommes sensibilisés à la virulence de ce virus et nous souhaitons, par-dessus tout, éviter les risques de propagation et contribuer à maintenir la santé de nos employés et des jeunes qui fréquentent nos maisons des jeunes.»