Les rassemblements politiques de Trump font fi des règles sanitaires [PHOTOS]

Présidentielle américaine 2020

Les rassemblements politiques de Trump font fi des règles sanitaires [PHOTOS]

Jill Colvin
Associated Press
WASHINGTON — Le président Donald Trump se présente comme le candidat de la loi et l'ordre. Cela ne l'empêche pas, ainsi que sa campagne, de défier ouvertement les ordres d'urgence des États et de bafouer les directives de sa propre administration concernant le coronavirus, alors qu'il organise des rassemblements toujours plus nombreux dans les États cruciaux.

Les gouverneurs démocrates et les dirigeants locaux ont exhorté le président à reconsidérer les événements, avertissant qu'il mettait des vies en danger. Mais ils n'ont en grande partie pas essayé de bloquer les rassemblements de milliers de personnes, que M. Trump et son équipe considèrent comme des «manifestations pacifiques» protégées par le premier amendement.

«Si vous pouvez rejoindre des dizaines de milliers de personnes qui manifestent dans les rues, jouer dans un casino ou incendier de petites entreprises lors d'émeutes, vous pouvez vous rassembler pacifiquement sous le premier amendement pour entendre le président des États-Unis», a déclaré dans un communiqué Tim Murtaugh, un porte-parole de la campagne Trump.

Le refus de M. Trump de respecter les directives en matière de santé - même celles élaborées par sa propre administration - souligne à quel point il pense que projeter une image de normalité est essentiel pour gagner en novembre, alors même que le pays approche de 200 000 décès dus à la COVID-19.

COVID-19: le premier ministre François Legault a obtenu un résultat négatif

COVID-19

COVID-19: le premier ministre François Legault a obtenu un résultat négatif

La Presse Canadienne
Le premier ministre du Québec François Legault et sa femme Isabelle Brais ont reçu un diagnostic négatif à la COVID-19, a-t-il confirmé samedi après-midi dans un communiqué.

M. Legault et sa femme avaient dû passer un test parce que le premier ministre avait été en contact lundi dernier avec le chef conservateur du Canada Erin O’Toole, qui, lui, a reçu un diagnostic positif.

Le premier ministre restera toutefois isolé jusqu’au 28 septembre pour suivre les recommandations de la santé publique.

M. Legault continuera d’occuper ses fonctions de chez lui, et la vice-première ministre Geneviève Guilbault le remplacera à la période des questions de l’Assemblée nationale et au cours de ses points de presse.

Le premier ministre parlera dimanche aux jeunes militants de la Coalition avenir Québec par l’entremise de Zoom.

Rassemblements: l'Ontario étend ses restrictions à l'ensemble de la province

COVID-19

Rassemblements: l'Ontario étend ses restrictions à l'ensemble de la province

Julien Coderre
Julien Coderre
Le Droit
Le gouvernement ontarien a décidé d’étendre ses restrictions sur les rassemblements privés à l’ensemble de la province, samedi.

Le premier ministre Doug Ford en a fait l’annonce lors d’une conférence de presse en matinée en compagnie de la ministre de la Santé Christine Elliott.

Ainsi, les rassemblements privés intérieurs seront limités à 10 personnes et ceux à l’extérieur à 25, et ce, pour toutes les régions de l’Ontario.

Plus tôt cette semaine, le gouvernement avait imposé ces restrictions seulement aux régions de Toronto, Peel et d’Ottawa.

« Au cours des derniers jours, nous avons constaté une augmentation alarmante du nombre de cas de COVID-19 dans la province, a déclaré le premier ministre Ford. Clairement, les tendances n’évoluent pas comme nous l’avions espéré. C’est pourquoi nous prenons des mesures décisives pour réduire la taille des rassemblements sociaux privés et non surveillés dans toutes les régions de l’Ontario. Il est indispensable que chacun respecte les règles de santé publique afin d’éviter un nouveau confinement à l’échelle de la province et de protéger notre collectivité tout entière, en particulier les personnes âgées ou vulnérables. »

Les rassemblements sociaux privés et non surveillés comprennent les activités sociales, les fêtes, les repas, les rassemblements, les barbecues ou les réceptions de mariage qui se tiennent dans des résidences privées, des cours arrière, des parcs et d’autres aires récréatives, indique le gouvernement.

«Nous allons continuer à surveiller de près l’évolution de la pandémie et nous n’hésiterons pas à prendre d’autres mesures afin de protéger la santé et le bien-être de tous les Ontariens et Ontariennes», a pour sa part indiqué la vice-première ministre et ministre de la Santé, Christine Elliott.

COVID-19: le Bas-Saint-Laurent a triplé son nombre de cas en 11 jours

L'Est du Québec

COVID-19: le Bas-Saint-Laurent a triplé son nombre de cas en 11 jours

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
RIMOUSKI — En onze jours, le Bas-Saint-Laurent a plus que triplé son nombre de cas de personnes qui ont contracté la COVID-19. Des 79 cas que la région enregistrait le 8 septembre, le bilan de samedi s'établit à 249, dont 15 de plus que la veille. Ces derniers cas se trouvent principalement à Rivière-du-Loup et au Témiscouata.

De ce nombre, 105 personnes sont rétablies et dans les cas actuellement actifs, aucune personne n'est hospitalisée. Dans la journée de vendredi, le Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent a réalisé 789 tests de dépistage sur l'ensemble de son territoire. 

L'opération de dépistage massive à l'usine d'abattage Asta de Saint-Alexandre-de-Kamouraska, visant à faire subir un test aux 450 employés, devrait se terminer samedi en fin de journée. Par ailleurs, le Centre de formation Rimouski-Neigette de Rimouski a confirmé son premier cas positif au coronavirus. 

L'établissement poursuit tout de même ses activités d'enseignement.

COVID-19: près d’une personne affectée sur cinq provenait du secteur de la santé

COVID-19

COVID-19: près d’une personne affectée sur cinq provenait du secteur de la santé

Hina Alam
La Presse canadienne
VANCOUVER — Près de 20 % des personnes atteintes de la COVID-19 à la fin de juillet travaillaient dans le système de la santé au Canada, un chiffre supérieur à la moyenne mondiale.

Dans un rapport publié au début de mois, l’Institut canadien d’information sur la santé indiquait que 19,4 % des personnes déclarées positives au 23 juillet étaient des travailleuses de la santé. Douze d’entre elles - neuf en Ontario et trois au Québec - sont décédées, a-t-il mentionné.

L’Organisation mondiale de la santé avait dit en juillet que les travailleurs de la santé comptaient pour 10 % des cas de COVID-19 à l’échelle de la planète.

Selon la Fédération canadienne des syndicats d’infirmières, la situation canadienne est attribuable à la réponse lente à la pandémie, à une pénurie de main-d’?uvre et à un manque d’équipement de protection individuelle.

Linda Silas, la présidente de la Fédération canadienne des infirmières et infirmiers, qui compte 200 000 membres dans l’ensemble du pays, sauf au Québec, dit que les hôpitaux avaient approché la pandémie en se fiant aux conclusions d’une commission d’enquête sur la crise du SRAS en 2003.

«Je pensais que nous étions prêts, reconnaît Mme Silas. Et puis au début du mois de mars, et à la mi-mars, nous avons réalisé à quel point nous n’étions pas prêts. Et c’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons l’un des plus hauts taux de travailleurs de la santé infectés.»

Un porte-parole du ministère de la Santé de l’Ontario, David Jensen, dit que les leçons tirées du SRAS avaient été mises en ?uvre, notamment en donnant plus de pouvoirs au médecin-hygiéniste en chef pour donner des directives aux travailleurs et aux organisations.

L’approche du nouveau coronavirus a été adoptée sur une base de précaution, car peu d’informations étaient disponibles sur sa transmission et sa gravité, ajoute-t-il.

«La majorité des cas est liée à une transmission par contact direct étroit avec une personne atteinte de la COVID-19. Il n’y a aucune preuve que la COVID-19 est transmise par voie aérienne.»

L’Organisation mondiale de la santé a reconnu en juillet la possibilité que la COVID-19 se propage dans l’air sous certaines conditions. Selon elle, les personnes les plus à risque sont les médecins et les infirmières qui effectuent des procédures spécialisées, telles que l’insertion d’un tube respiratoire ou le placement des patients sous un respirateur.

Michael Brauer, professeur à l’école de santé publique de l’Université de la Colombie-Britannique, dit que la COVID-19 ne correspond pas au modèle aérien traditionnel où les virus restent infectieux sur de longues distances et pendant de longues périodes.

«Il y a eu une petite évolution dans notre compréhension de la transmission», signale-t-il, ajoutant qu’il y avait des preuves qui démontraient dès le mois de mars que le virus pouvait être transmis par voie aérienne.

Si une plus grande attention a été accordée à la transmission de surface au début de la pandémie, il semble maintenant que la voie aérienne soit plus importante, convient-il.

Le gouvernement du Québec a déclaré que le taux élevé de contamination communautaire dans la province et la pénurie de main-d’?uvre dans les établissements de santé de longue durée avaient plus exposé les travailleurs de la santé à la COVID-19.

«Au cours des derniers mois, le Québec a traversé une crise sanitaire sans précédent», souligne Robert Maranda, un porte-parole du ministère de la Santé et des Services sociaux.

Le plan de lutte contre la COVID-19 a principalement reposé sur l’expérience tirée de la pandémie de grippe porcine de 2009, explique-t-il. «Cependant, la grippe H1N1 n’est pas le même virus que celui contre lequel nous luttons actuellement. Une personne atteinte de COVID-19 peut transmettre le virus sans présenter de symptômes, ce qui n’est pas le cas de la grippe.»

Mais comme on en sait plus sur le nouveau coronavirus, la riposte a changé. En principe, les travailleurs de la santé ne peuvent plus travailler dans des endroits différents.

Mme Silas dit que la Fédération a lancé une enquête sur les raisons pour lesquelles les travailleurs de la santé n’avaient pas été mieux protégés au Canada. Un rapport est attendu d’ici la fin de l’année.

Elle reproche aux autorités fédérales d’avoir mal recueilli des données sur les travailleurs de la santé infectés par la COVID-19.

«Il y a un manque d’informations», soutient Mme Silas.

Natalie Mohamed, porte-parole de l’Agence de la santé publique, a déclaré que 25 % de tous les cas signalés concernaient des personnes qui se décrivent comme travaillant dans le secteur de la santé. Les données ont été collectées auprès des provinces et des territoires depuis mars.

Ceux qui s’identifient comme travailleurs de la santé comprennent des médecins, des infirmières, des dentistes, des physiothérapeutes, des travailleurs à domicile, des préposés à l’entretien et des bénévoles.

Certains travailleurs de la santé peuvent également être infectés en dehors du travail, dit Mme Mohamed, bien que les données d’exposition soient incomplètes.

En pleine pandémie, une cohorte unique d’étudiantes-infirmières est formée

COVID-19

En pleine pandémie, une cohorte unique d’étudiantes-infirmières est formée

La Presse Canadienne
MONTRÉAL — La rentrée scolaire des étudiantes en soins infirmiers s’est faite sous le signe du masque et de la visière. Les protocoles sanitaires déployés dans les écoles et l’enseignement adapté aux restrictions de la crise de la COVID-19 ont peut-être été un casse-tête, mais ils offrent une formation inédite: une cohorte unique d’infirmières est en train d’être formée en temps de pandémie, prêtes à affronter la prochaine.

On imagine aisément le besoin des élèves-infirmières d’être en classe afin de pratiquer avec leurs propres mains des procédures médicales comme des prises de sang et des points de suture.

Pourtant, lorsque la COVID-19 a forcé au printemps la fermeture des écoles, les enseignants en soins infirmiers du niveau collégial et universitaire ont rapidement trouvé des solutions de rechange.

Plan D au printemps

Le 13 mars, quand les salles de cours ont fermé leurs portes, les étudiants étaient vraiment déçus, rapporte Fiona Hanley, qui enseigne notamment l’obstétrique aux futures infirmières au Collège Dawson de Montréal.

Pas moyen non plus de faire de stage en milieu hospitalier. Celui en obstétrique, l’un des préférés des étudiants, commençait à peine.

Les enseignants sont immédiatement passés en mode solution, a raconté l’enseignante aux yeux souriants, qui dit avoir été impressionnée par leur créativité et leur originalité.

Comme ils n’ont même pas pu aller récupérer leurs matériaux d’enseignement, les enseignants ont fouillé dans tous les recoins de leurs résidences, cherchant ce qui pouvait être utile: des poupées et des oursons en peluche ont servi à mimer les accouchements, les mouvements du poupon à la naissance et les techniques d’allaitement.

«Normalement, ça aurait été fait en milieu hospitalier, avec un bébé vivant.»

Une panoplie de solutions a été déployée: «une chance que c’est arrivé à un moment où on avait un certain niveau de technologie», a-t-elle commenté.

Résultat? Des démonstrations de procédures médicales par Zoom, des cours en ligne, des étudiants qui se filment en train de panser la plaie d’un patient et des jeux vidéo «de situation de soins» pour développer le jugement clinique et la prise de décision.

À l’Université de Montréal, les cours sont passés en mode virtuel et quelque 65 capsules vidéo ont été rapidement filmées pour l’apprentissage.

Beaucoup de ces façons d’enseigner seront au rendez-vous aussi cet automne, désormais bien rodées.

Mme Hanley est confiante: les étudiants ont appris. «Il n’y a pas eu de compromis sur les compétences», souligne-t-elle, «Ils ont travaillé très fort et j’ai beaucoup d’admiration pour eux», a-t-elle ajouté dans l’atrium d’un hôpital montréalais où elle venait d’accompagner des étudiants en stage, à la mi-septembre.

Mais «même avec toutes les technologies du monde, on ne peut imiter pleinement l’expérience humaine, la relation avec les familles. Tous les sens qu’on utilise, les odeurs».

Par contre, pour les étudiants, apprendre dans de telles circonstances, c’est un très bon apprentissage: «comme infirmières, elles devront savoir s’adapter continuellement».

La vice-doyenne aux études de premier cycle de la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal (UdeM), Marjolaine Héon, est du même avis. Elles devront savoir s’adapter aux besoins des différents milieux où elles vont travailler, explique-t-elle. Et ces infirmières formées en temps de pandémie vont avoir été exposées à ce contexte de crise sanitaire dès le début de leurs études.

Mais cela va même plus loin, estime Geneviève Dottini, conseillère de formation au Centre de simulation de la Faculté des sciences infirmières de l’UdeM.

«Les étudiants ont dit qu’ils sont allés plus loin dans leurs réflexions sur les différentes procédures et que leur raisonnement clinique est plus poussé.»

L’apprentissage en ligne a des limites, explique-t-elle, mais il comporte aussi des avantages: ne pouvoir se lancer tout de suite dans l’action avec les instruments dans les mains, cela a amené les étudiants à décortiquer chaque procédure, à se visualiser en train de la réaliser, à poser plus de questions, à prévoir les embûches et leur trouver des solutions. Par exemple: que fait-on si le cathéter se brise?

«Au final, ça fait des étudiants très sécuritaires», a-t-elle lancé jeudi devant les multiples écrans de la régie qui surveille les chambres des «mannequins-patients», à l’un des deux centres de simulation de l’Université de Montréal (UdeM), celui, ultra-moderne, situé à Laval.

Une rentrée unique

Si beaucoup de cours théoriques sont offerts en ligne, selon les directives de la santé publique, une partie des classes peuvent avoir lieu en présence physique cet automne, autant au Collège Dawson qu’à l’UdeM.

Un changement est toutefois bien présent, soit les nombreuses mesures sanitaires mises en place: corridors à sens unique, casiers désinfectés à chaque usage, cours décalés pour limiter le nombre d’étudiants présents en même temps dans les laboratoires, stations de lavage des mains portatives un peu partout. La liste est longue.

D’aussi bien maîtriser les équipements de protection qui évitent la propagation des virus, «cela les prépare au travail dans le réseau de la santé», souligne le directeur du centre de simulation de la facultés des sciences infirmières de l’UdeM, Haj Mohammed Abbad. Avant, cela aurait été un atelier de formation, dit-il, mais maintenant c’est tous les jours!

Pendant qu’il parlait, une étudiante enfilait morceau par morceau son équipement de protection, désinfectant à chaque étape ses mains, avant d’aller rejoindre ses collègues près d’un lit d’hôpital.

Les mesures sanitaires ont aussi rassuré les étudiants, ajoute Mme Héon. «Ils voient le souci pour leur propre sécurité. Aussi, on ne veut pas qu’ils soient des vecteurs. La sécurité était un point d’honneur pour nous.»

Dans les salles, on ne met que le strict essentiel, a montré M. Abbad en ouvrant la porte d’une pièce du centre de simulation de Laval, qui est le portrait tout craché d’une salle d’hôpital moderne. Si le mannequin de pratique qui subira un prélèvement de sang n’est pas entièrement essentiel, on ne met qu’une partie: le bras, par exemple.

Ces «faux patients» n’auront jamais autant été lavés au désinfectant - tout comme les salles.

Mais l’UdeM a d’autres outils d’enseignement à la fine pointe de la technologie. Ils existaient avant la pandémie, mais ont évidemment été mis à contribution. Il y a, entre autres, des environnements de formation par réalité virtuelle: l’étudiant met un casque et se trouve transporté dans la chambre d’un patient, par exemple. Avec ses mains virtuelles, il peut ausculter le patient en trois dimensions, qui tousse, a un battement cardiaque et réagit au toucher selon les commandes données.

Le centre de simulation offre aussi un nouveau système immersif: sans lunettes, l’étudiant rentre dans une salle et peut toucher objets et patients, et interagir avec eux.

Quant à l’étape essentielle des stages en centres hospitaliers, aucun n’a été éliminé par la pandémie, se réjouissent les deux établissements d’enseignement. «Les hôpitaux ont besoin de la relève!», a lancé Mme Hanley.

Des plans sont évidemment en place si les écoles devaient être forcées de fermer à nouveau.

Parmi la batterie de mesures prévues, Mme Héon explique qu’une surveillance des procédures médicales qui n’auront pas été faites en personne sera instaurée, pour qu’un rattrapage soit fait dès la reprise des classes. Au Collège Dawson, des stages en hôpital ont été devancés, pour que les étudiants aient le temps d’en faire un maximum, au cas où il y ait un autre confinement.

COVID-19: le Québec connaît sa plus forte propagation depuis la fin de mai

COVID-19

COVID-19: le Québec connaît sa plus forte propagation depuis la fin de mai

La Presse Canadienne
MONTRÉAL — La pandémie COVID-19 progresse de nouveau à grands pas sur le territoire québécois.

Le ministère de la Santé du Québec a rapporté samedi que pas moins de 427 nouveaux cas, faisant grimper le total à 67 080 depuis le début de la pandémie.

Il s’agit de la plus forte augmentation de cas depuis la fin du mois de mai. Au cours des sept derniers jours, ce sont 2135 cas qui ont été signalés.

Le nombre de nouveaux cas dépasse celui des personnes rétablies. On signalait samedi que 58 490 personnes se sont rétablies depuis le début de la pandémie, une augmentation de 272 par rapport à la veille.

Le nombre de cas actifs s’élève à 2797, selon l’Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ).

Les autorités ont déploré deux nouveaux décès, auxquels s’ajoutent trois autres survenus entre le 12 et le 17 septembre. On compte dorénavant 5797 décès.

Le nombre d’hospitalisations a toutefois diminué de cinq par rapport à la veille, pour un total de 131. Parmi ces patients, le nombre de personnes se trouvant aux soins intensifs a augmenté d’un, pour un total de 31.

La situation s’aggrave dans la grande majorité des régions. Ainsi on compte 128 nouveaux cas sur l’île de Montréal, 60 dans la Capitale-Nationale, 36 en Chaudière-Appalaches, 34 à Laval, 32 en Montérégie et 30 en Estrie.

On a aussi recensé 23 nouveaux cas dans les Laurentides et dans Lanaudière, 27 en Outaouais et 14 en Mauricie-Centre-du-Québec. La situation semble plus stable en Gaspésie-Île-de-la-Madeleine (un seul nouveau cas) et au Saguenay-Lac-Saint-Jean (quatre nouveaux cas).

Au Canada

On a rapporté au Canada 142 347 cas de COVID-19 depuis le début de la pandémie. Le nombre de décès s’élève à 9211.

Les autorités ont indiqué samedi que 87 % des personnes infectées sont maintenant rétablies dans l’ensemble du pays. Les laboratoires ont analysé quotidiennement les tests de dépistage de la COVID-19 de 47 111 personnes au cours de la dernière semaine, 1,4 % d’entre elles ont obtenu un résultat positif.

L’administratrice en chef de la santé publique du Canada, la Dre Teresa Tam, demeure inquiète devant la situation. «L’augmentation constante du nombre de cas déclarés quotidiennement au Canada est un indicateur de l’accélération de la croissance de l’épidémie, a-t-elle déclaré par voie de communiqué. Cette évolution accroît la pression sur les autorités locales de santé publique. Par conséquent, l’accélération de la croissance augmente le risque de propagation de la COVID-19 au-delà des niveaux gérables dans les zones où le virus se répand le plus rapidement.»

Distribution des cas au pays depuis le début de la pandémie, selon les plus récents bilans provinciaux et territoriaux :

  • 67 080 cas au Québec, dont 5797 décès et 58 490 rétablissements;
  • 46 484 cas en Ontario, dont 2826 décès et 40 777 rétablissements;
  • 16 381 cas en Alberta, dont 255 décès et 14 702 rétablissements;
  • 7842 cas en Colombie-Britannique, dont 223 décès et 5797 rétablissements;
  • 1787 cas en Saskatchewan, dont 24 décès et 1642 rétablissements;
  • 1558 cas au Manitoba, dont 16 décès et 1211 rétablissements;
  • 1086 cas en Nouvelle-Écosse, dont 65 décès et 1020 rétablissements;
  • 272 cas à Terre-Neuve-et-Labrador, dont trois décès et 267 rétablissements;
  • 194 cas au Nouveau-Brunswick, dont deux décès et 189 rétablissements;
  • 57 cas à l’Île-du-Prince-Édouard; dont 56 rétablissements
  • 15 cas au Yukon; tous rétablis;
  • Cinq cas dans les Territoires du Nord-Ouest; tous rétablis;
  • Aucun cas au Nunavut.

À ces bilans provinciaux et territoriaux s’ajoutent les 13 cas, tous guéris, chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mars.

Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches: 96 nouveaux cas de COVID-19

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Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches: 96 nouveaux cas de COVID-19

Judith Desmeules
Judith Desmeules
Le Soleil
La région de Québec enregistrait samedi 60 nouveaux cas de COVID-19, Chaudière-Appalaches en comptait 36.

Le bilan est moins inquiétant que la veille dans la Capitale-Nationale, où un record de cas en 24 heures a été fracassé avec 86 résultats positifs.  

LIRE AUSSI : Un record de 86 nouveaux cas dans la région de Québec

Le nombre total de personnes infectées dans la région s’élève maintenant à 2877. 

En Chaudière-Appalaches, on enregistre 36 nouveaux tests positifs, le bond des cas le plus élevé depuis les deux dernières semaines. Jusqu’à 888 personnes ont maintenant été atteintes du virus dans la région. 

Samedi, la province notait quant à elle 427 nouveaux cas positifs et cinq décès supplémentaires.

Le chef conservateur Erin O’Toole a ressenti des symptômes de la COVID-19

COVID-19

Le chef conservateur Erin O’Toole a ressenti des symptômes de la COVID-19

La Presse Canadienne
Le chef conservateur du Canada Erin O’Toole, qui a reçu un diagnostic positif à la COVID-19, avait ressenti des symptômes dès mercredi, a indiqué sa porte-parole Mélanie Paradis.

Le parti avait publié mercredi un communiqué pour dire que M. O’Toole ne ressentait aucun symptôme. Il a été testé jeudi. Un employé du parti avec qui il était en contact avait été déclaré positif à la COVID-19.

Or, Mme Paradis a indiqué que le chef conservateur avait commencé à ressentir cette même journée des maux de gorge. Elle a indiqué que les symptômes étaient toutefois légers. Selon le parti, il se sent bien.

Les autorités de la santé publique de l’Ontario demandent aux gens de s’isoler pendant au moins 14 jours s’ils commencent à ressentir des symptômes ou s’ils reçoivent un diagnostic positif à la COVID-19. En vertu de ces directives, M. O’Toole devra demeurer en quarantaine jusqu’à la fin de septembre.

Mme Paradis a dit que M. O’Toole discutera de la situation avec son médecin afin de déterminer la période pendant laquelle il demeurera en isolement.

En réaction à la nouvelle, le premier ministre du Québec François Legault, qui a rencontré lundi le chef conservateur, a annoncé à son tour qu’il se plaçait en isolement préventif en attendant de subir lui-même un test de dépistage.

COVID-19: la CSQ veut le retrait préventif des enseignantes enceintes des écoles

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COVID-19: la CSQ veut le retrait préventif des enseignantes enceintes des écoles

La Presse Canadienne
MONTRÉAL — La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) exhorte le gouvernement à faire fi de la pénurie d’enseignants et à retirer immédiatement des écoles les enseignantes enceintes pour les protéger des risques liés à la COVID-19.

«Ce n’est pas aux femmes enceintes de payer le prix de la pénurie», a déploré la présidente de la CSQ, Sonia Éthier, en entrevue téléphonique samedi.

«S’il fallait qu’il arrive quelque chose à une personne. Le gouvernement ne devrait pas prendre de chance.»

La centrale syndicale s’inquiète de la publication de deux nouvelles études des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies des États-Unis, qui font état de risques de naissance prématurée et d’admission en néonatalogie pour les bébés de femmes infectées par le virus.

Selon la CSQ, il est maintenant temps de réagir et de retirer des écoles les femmes enceintes, peu importe l’avancée de leur grossesse.

«Il y a différentes possibilités, elles peuvent être réaffectées en télétravail, à l’enseignement à distance. Il y a certainement des solutions à mettre de l’avant», a avancé Mme Éthier.

La présidente de la CSQ souligne que les mesures de distanciation en place dans les écoles pour éviter les infections ne sont tout simplement pas applicables pour les enseignantes.

«Il ne faut pas mettre les pieds souvent dans une école pour savoir qu’on ne peut pas respecter le deux mètres», a-t-elle soutenu.

«Une enseignante ne peut pas demeurer derrière un plexiglas durant toute une journée. Il y a des enfants qui ont des besoins particuliers, il faut circuler dans les rangs, il faut aider les enfants.»

Le ministre se veut rassurant

Au cabinet du ministre de l’Éducation Jean-François Roberge, on a assuré que le gouvernement ne faisait «aucun compromis sur la santé et la sécurité du personnel».

La grande hâte de Trump pour un vaccin inquiète un groupe d’experts canadiens

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La grande hâte de Trump pour un vaccin inquiète un groupe d’experts canadiens

La Presse Canadienne
Les membres du Groupe de travail sur les vaccins contre la COVID-19 mis sur pied par le gouvernement fédéral s’inquiètent des pressions politiques que pourrait exercer l’administration Trump pour faire approuver un vaccin avant le scrutin de novembre.

La coprésidente du groupe, la Dre Joanne Langley, est préoccupée par ceux qui sont réticents à la vaccination. Ce sentiment est partagé par Alan Bernstein, qui fait partie du comité.

Selon la Dre Langley, les gouvernements et les professionnels de la santé devront organiser une campagne d’information vigoureuse pour contre cette réticence lorsqu’un vaccin contre la COVID-19 sera disponible.

Les récentes déclarations du président sortant américain Donald Trump voulant qu’un vaccin puisse être disponible dès le mois d’octobre suscitent des inquiétudes.

Cette précipitation à faire approuver un vaccin à des fins électorales pourrait dissuader des gens à être inoculés plus tard, s’inquiète le groupe composé de 18 experts de la santé, dont le professeur Gary Kobinger, de l’Université Laval, et André Veillette de l’Université de Montréal.

Parmi les missions du Groupe du travail, il y a «la priorisation de projets de vaccins en quête de soutien pour des activités menées au Canada».

La semaine dernière, Donald Trump a réprimandé le directeur de ses Centres pour le contrôle et la prévention des maladies pour avoir déclaré devant un comité sénatorial qu’un vaccin sûr et efficace ne sera pas prêt avant les élections.

Le point sur la pandémie de COVID-19 dans le monde

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Le point sur la pandémie de COVID-19 dans le monde

Agence France-Presse
PARIS — Faits marquants, nouvelles mesures, nouveaux bilans: un point sur les dernières évolutions de la pandémie de COVID-19 dans le monde.

Allemagne: nouveaux cas au plus haut depuis avril

L’Allemagne a enregistré samedi son nombre quotidien de nouveaux cas de coronavirus le plus élevé depuis avril, avec 2 297 nouvelles infections, selon l’institut de veille épidémiologique Robert Koch.

Au total, quelque 270 070 personnes ont été testées positives en Allemagne depuis le début de l’épidémie, qui a fait 9 384 morts (+6 en 24 heures).

La dégradation de la situation épidémiologique a poussé vendredi les organisateurs des carnavals en Rhénanie du nord-Westphalie à annuler cette année ces festivités.

Plus de 950 000 morts dans le monde

La pandémie provoquée par le nouveau coronavirus a fait au moins 953 025 morts dans le monde depuis l’apparition de la maladie fin décembre, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles samedi à 11h (GMT).

Plus de 30 556 040 cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués.

Les États-Unis sont le pays le plus endeuillé avec 198 597 morts. Viennent ensuite le Brésil (135 793), l’Inde (85 619), le Mexique (72 803) et le Royaume-Uni (41 732).

Israël se reconfine

Israël s’est reconfiné vendredi, au premier jour de la saison des fêtes juives, provoquant le mécontentement d’une grande partie de la population.

Israël a enregistré entre jeudi soir et vendredi midi 5 238 nouveaux cas de contamination, un record.

L’Espagne serre la vis

Epicentre de l’épidémie en Espagne, la région de Madrid impose des restrictions drastiques.

858 000 personnes, soit 13% de la population de la capitale, habitant dans les quartiers sud défavorisés, ne pourront, à partir de lundi, sortir de leur quartier que pour des raisons de première nécessité comme travailler, aller chez le médecin ou amener les enfants à l’école.

La France durcit ses mesures

En région parisienne, où l’épidémie s’aggrave, les autorités sanitaires ont appelé à éviter les rassemblements privés de plus de 10 personnes.

Dans le sud-est, à Nice, finis les apéritifs sur la plage après 20h, les pique-nique à plus de dix dans les parcs.

À Toulouse (sud-ouest), les mesures restreignant les activités festives sont renforcées.

Les tests salivaires vont être autorisés dans le pays, mais uniquement pour les personnes présentant des symptômes.

«Deuxième vague» au Royaume-Uni

Le Royaume-Uni fait face à une «deuxième vague» de nouveau coronavirus, a prévenu le Premier ministre Boris Johnson, son gouvernement n’écartant pas de recourir à un nouveau confinement général pour toute l’Angleterre comme «dernière ligne de défense».

De nouvelles restrictions sont entrées en vigueur concernant deux millions d’habitants du nord-est de l’Angleterre, interdisant notamment les rencontres entre personnes de différents foyers et introduisant un couvre-feu de 22h à 5h dans les lieux de divertissement.

Nouvelles restrictions en Europe, Argentine

Le gouvernement irlandais a annoncé vendredi un nouveau durcissement des restrictions concernant les pubs et restaurants à Dublin, pour la deuxième fois en une semaine.

L’Argentine a décidé de prolonger jusqu’au 11 octobre les restrictions imposées pour faire face à la pandémie, avec toutefois un assouplissement dans la zone métropolitaine de Buenos Aires où le nombre de cas s’est stabilisé.

Le gouvernement grec renforce les mesures de protection face à la résurgence des cas en particulier dans la région d’Athènes, fermant à nouveau ses cinémas et revenant partiellement au télétravail.

En Islande, les bars et discothèques de Reykjavik gardent porte close pendant quatre jours à compter de vendredi.

Vert, jaune, orange ou rouge? Petit guide des alertes

COVID-19

Vert, jaune, orange ou rouge? Petit guide des alertes

Marc Allard
Marc Allard
Le Soleil
Depuis la semaine dernière, les régions du Québec ont leur couleur. Le «système d’alertes régionales et d’intervention graduelle» du gouvernement Legault prévoit quatre paliers (vert, jaune, orange ou rouge). Un document de travail de la Santé publique publié discrètement jeudi par le ministère de la Santé après avoir été dévoilé sur Twitter la veille par un citoyen révèle plus précisément le plan des autorités. Qu’est-ce que ces couleurs changent dans vos vies? Suivez le guide.

VERT

  • Palier 1 Vigilance 

La transmission du virus est faible. Mais on est encore en période de pandémie. C’est la «nouvelle normalité», écrit la Santé publique dans son document de travail. Alors, il faut porter le masque dans les lieux publics intérieurs, maintenir le deux mètres de distance, tousser dans votre coude, jeter vos mouchoirs dans la poubelle et vous laver les mains souvent. Le recours aux bulles sociales et au télétravail reste prescrit. Le gouvernement se garde la possibilité d’adopter des mesures spécifiques à certaines activités ou certains milieux qui présentent un risque plus élevé. 

En chiffres

  • Moins de 2 nouveaux cas quotidiens par 100 000 personnes
  • Moins de 2 nouvelles hospitalisations quotidiennes par 1 million de personnes

JAUNE

  • Palier 2 Préalerte

Le virus se transmet dans la communauté : les écoles, les milieux de travail, les résidences pour aînés, les bars, les restaurants, etc. Les mesures sanitaires de base sont renforcées et les autorités surveillent davantage. Les policiers, notamment, font des visites dans les commerces et dans des lieux achalandés pour s’assurer du port du masque ou du respect de la distanciation sociale. Ils peuvent donner des contraventions. 

En chiffres

  • De 2 à 6 nouveaux cas quotidiens par 100 000 personnes
  • De 2 à 4 nouvelles hospitalisations quotidiennes par 1 million de personnes 

ORANGE

  • Palier 3 Alerte modérée

La pandémie prend de l’ampleur et les hospitalisations s’accentuent. Certains secteurs d’activité et milieux où le risque de transmission est jugé plus élevé font l’objet de restrictions, d’interdictions ou de fermetures de façon sélective. Les déplacements interrégionaux deviennent non-recommandés. Les bars, brasseries, tavernes, casinos et salles intérieures des restaurants ferment. Les sports avec contacts «inévitables ou fréquents» (ex : sports de combat, football, basketball, etc.) , les compétitions sportives et les matchs et certains loisirs actifs à l’intérieur (ex : gyms, spas) sont interdits. Le couvre-visage doit être porté en tout temps dans les salles de spectacle et les marchés extérieurs, notamment. 

En chiffres 

  • De 6 à 10 nouveaux cas quotidiens par 100 000 personnes
  • De 4 à 8 nouvelles hospitalisations quotidiennes par 1 million de personnes 

ROUGE

  • Palier 4 Alerte maximale

On se rapproche du confinement, même si le gouvernement veut éviter autant que possible un «confinement généralisé» comme au printemps. Des activités non essentielles pour lesquelles le risque ne peut pas être contrôlé suffisamment peuvent être stoppées. Les rassemblements privés ne sont permis que pour les gens de la même adresse. Les rassemblements organisés sont limités selon le type d’activité. Seuls les déplacements interrégionaux essentiels sont permis. Les restaurants ferment, sauf pour la livraison et les repas à emporter. Les commerces de soins personnels et esthétiques ferment aussi. Les services professionnels et de santé en cabinet privé peuvent rester ouverts, mais seulement pour des services jugés «urgents» ou «semi-urgents». Les sports avec contacts rares et les loisirs actifs à l’intérieur sont interdits. Les lieux récréotouristiques intérieurs et les croisières ferment, de même que les hébergements touristiques, sauf pour exception. 

En chiffres

  • Plus de 10 nouveaux cas quotidiens par 100 000 personnes
  • Plus de 8 nouvelles hospitalisations quotidiennes par 1 million de personnes
Erin O’Toole positif à la COVID-19; François Legault en isolement 

Politique

Erin O’Toole positif à la COVID-19; François Legault en isolement 

Catherine Lévesque
La Presse canadienne
OTTAWA — Le bureau du chef du Parti conservateur du Canada, Erin O’Toole, a annoncé en soirée que celui-ci avait reçu un diagnostic positif à la COVID-19.

Selon le communiqué du parti, le politicien se porte bien. Il s’est dit soulagé que son épouse et ses enfants aient obtenu des résultats négatifs. Erin O’Toole va demeurer en isolement.

En réaction à la nouvelle, le premier ministre du Québec François Legault a annoncé à son tour qu’il se plaçait en isolement préventif en attendant de subir lui-même un test de dépistage.

«M. O’Toole ayant testé positif à la COVID-19, je vais, par précaution, passer un test de dépistage et m’isoler à la maison. Personne n’est à l’abri de la contagion. Faites attention à vous», pouvait-on lire sur le compte Twitter de M. Legault en soirée.

COVID-19: dépistage massif dans un abattoir du Kamouraska

L'Est du Québec

COVID-19: dépistage massif dans un abattoir du Kamouraska

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
Une opération massive de dépistage de la COVID-19 est en cours depuis vendredi soir au sein de l'entreprise Aliments Asta située à Saint-Alexandre-de-Kamouraska, où deux employés ont reçu un résultat positif. L'ensemble des 450 travailleurs de l'usine d'abattage et de première transformation de porc seront soumis au test de dépistage.

L'offensive devrait se terminer en fin de journée samedi et s'effectue dans les cliniques de dépistage situées à La Pocatière et à Rivière-du-Loup. «Les équipes en place ont été rehaussées pour tester rapidement les employés qui sont présentement contactés afin de se présenter sur rendez-vous au site de leur choix, précise le Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent dans un communiqué. Dans l'intervalle, les employés sont en isolement.»

Échanger des lettres pour briser l’isolement

COVID-19

Échanger des lettres pour briser l’isolement

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Initiative de journalisme local — Le Droit
Quand la pandémie de COVID-19 a frappé, Camille Gauthier et Camille Demers ont eu l’idée d’organiser un système d’échange de lettres entre les membres de la communauté et les résidents d’établissements pour aînés des régions rurales d’Ottawa. Cette semaine, elles ont réussi à organiser leur 100e relation par correspondance.

Ces deux jeunes Ottaviennes dans le début vingtaine ont bien remarqué l’isolement qui a frappé de plein fouet les aînés en résidences.

Un cas de COVID-19 chez les Élites de Jonquière

Élites

Un cas de COVID-19 chez les Élites de Jonquière

Johanne Saint-Pierre
Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien
Un premier cas de COVID-19 positif a été confirmé chez les Élites de Jonquière, forçant l’annulation des deux rencontres préparatoires de la Ligue de hockey midget AAA du Québec qui étaient prévues vendredi soir au Foyer des loisirs contre les Estacades de Trois-Rivières. Il s’agit du premier cas à survenir dans la Ligue de hockey midget AAA du Québec.

Joint vendredi, le DG de la formation, Simon Tremblay, avoue que ce premier cas constitue évidemment une surprise puisqu’il y a très peu de cas dans la région (zone verte).

Évidemment, le joueur testé positif ainsi que tous ses coéquipiers et les membres du personnel, des entraîneurs au soigneur en passant par le préposé à l’équipement qui l’ont côtoyé depuis lundi dernier, ont aussitôt été mis en quarantaine. Pour l’instant, tout le monde est allé passer des tests, mais en principe, les symptômes pouvant être détectés vont se manifester de 6 à 10 jours après avoir été en contact avec le joueur qui est originaire de la région. Donc, en plus d’être en isolement, ils ont été invités à rester vigilants face aux symptômes qui pourraient se manifester au cours des prochaines jours.

Dans le communiqué émis par la Ligue de hockey midget AAA du Québec, on précise que toutes les personnes de l’organisation des Élites de Jonquière dont les noms apparaissaient au registre de présences lors des entraînements de lundi et mardi dernier devront aller passer le test de la COVID-19, tout comme la famille du joueur infecté ainsi que la famille de pension.

Température

Lundi dernier, les joueurs des Élites étaient de retour à l’entraînement après la pause forcée de 14 jours décrétée par le gouvernement pour les sports-arts-études. Comme c’était le cas depuis le précamp et le camp, les joueurs faisaient prendre leur température à l’entrée du Foyer des loisirs et remplissaient un questionnaire à savoir s’ils ressentaient des symptômes et s’ils avaient été en contact avec des personnes ayant été déclarées positives. 

«On a suivi les mêmes consignes qu’on avait. Les températures ont été prises lundi, puis mardi. Mais mardi, le joueur a affiché une température de 37 degrés Celsius. Il ne faisait pas de fièvre, mais il a dit qu’il avait mal à la tête et qu’il avait le nez qui coulait un peu. On l’a donc référé pour qu’il aille passer le test. Il n’est pas allé à l’école ni à l’aréna le lendemain. Il n’est pas venu à l’aréna jeudi non plus. Honnêtement, on s’est dit que ça devait être un rhume. Mais c’est là qu’à 14h30 aujourd’hui (vendredi), on a appris la nouvelle», relate Simon Tremblay en entrevue téléphonique.


Québec garde sa vision économique malgré la COVID

Affaires

Québec garde sa vision économique malgré la COVID

Caroline Plante
La Presse Canadienne
Le gouvernement Legault ne déroge pas de son plan en matière de développement économique malgré la pandémie de COVID-19.

En conférence de presse vendredi à Québec, le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, a indiqué qu’il gardait son objectif d’accroître la prospérité et d’améliorer la balance commerciale du Québec à l’international.

Plus spécifiquement, il s’était engagé en réformant Investissement Québec (IQ) l’an dernier à doubler les investissements étrangers au Québec d’ici quatre ans (une moyenne de 3,4 milliards depuis quelques années).

Vendredi, le ministre Fitzgibbon n’a ni tempéré les attentes ni renvoyé à la table à dessin la réforme d’IQ, malgré la crise économique mondiale.

«Nos objectifs économiques n’ont pas changé avec la pandémie, a-t-il déclaré. Le programme de développement économique doit continuer.»

À l’heure actuelle, a plaidé le ministre, le gouvernement est tout aussi capable de soutenir les entreprises émergentes que celles à l’agonie à cause de la crise de la COVID-19.

«On est capable, en même temps qu’on pense au développement économique pérenne, de s’occuper de nos PME», a-t-il dit.

Les compagnies aériennes continuent d'annuler des vols... la demande ne progresse pas

Affaires

Les compagnies aériennes continuent d'annuler des vols... la demande ne progresse pas

Christopher Reynolds
La Presse canadienne
MONTRÉAL — Rachel Farrell peut maintenant revendiquer la malheureuse distinction d'avoir dû annuler deux mariages à l'étranger en un an.

La coordonnatrice d'événement de 26 ans avait réservé un vol avec Transat au départ d'Halifax pour le 15 février 2021, pour ses noces prévues en République dominicaine, mais on lui a dit cette semaine que la compagnie aérienne avait annulé son vol et ne ferait pas le voyage avant six jours plus tard.

Sa fiancée et elle avaient réservé une première fois leur forfait voyage pour le mois d'avril dernier, mais Transat l'avait également annulé, toute sa flotte étant clouée au sol alors que les frontières étaient fermées en raison de la pandémie.

«J'étais bouleversée, mais je comprenais que ce n'était pas la faute d'Air Transat, alors nous avons convenu d'attendre la reprise des voyages aériens et de réserver dès que possible, puisque les remboursements n'étaient pas une option», a expliqué Mme Farrell.

C'est exactement ce qu'elle a fait en juillet, en modifiant la réservation du vol pour février, en utilisant le crédit de voyage constitué des 37 000 $ qu'elle et ses invités - plus d'une vingtaine de personnes - avaient payé pour le forfait.

«Même s'ils ont sciemment choisi d'annuler ma nouvelle réservation de groupe de mariage, ils refusent toujours de nous rembourser», a déploré Mme Farrell, précisant que Transat lui offre à nouveau un crédit.

«Mon agent de voyages m'a dit que même si je changeais de réservation la semaine prochaine, ils pourraient encore repousser les dates plus loin (...). Je ne sais pas quoi faire maintenant et tout ce que je veux vraiment, c'est me marier.»

Transat a dit offrir généralement une «autre option» lorsqu'un vol est annulé.

«Si le client refuse cette option, il doit recevoir un remboursement dans la même forme que le paiement. Dans ce cas-ci, le paiement ayant été fait avec un crédit de voyage, le client reçoit un crédit de voyage d'un montant équivalent», a affirmé le porte-parole Christophe Hennebelle.

Ce genre de problème est de plus en plus courant, les lignes aériennes canadiennes annulant des centaines de vols alors que leurs espoirs de voir une reprise de la demande tombent à plat, ce qui complique les plans des quelques passagers restants.

Air Canada et WestJet ont annulé au moins 439 vols jusqu'à présent ce mois-ci, selon les chiffres de la société de données de vols Cirium.

John Gradek, qui dirige le programme Global Aviation Leadership de l'Université McGill, note que ces nombreuses annulations surviennent alors que les compagnies aériennes ont misé sur le retour des voyages d'affaires et l'augmentation continue des voyages d'agrément après des mois de perte de profits.

«Ils ont décidé depuis la fin du mois de juillet de se libérer des services réguliers et d'augmenter le nombre de routes, espérant en même temps que le gouvernement assouplirait certaines de ses restrictions. Et ce n'a pas été le cas», a expliqué M. Gradek.

Les transporteurs sont ainsi contraints d'annuler des vols à moitié réservés et de regrouper les passagers sur les vols restants pour réduire leurs coûts.

«Le public voyageur canadien n'a pas utilisé les sièges offerts par les transporteurs, alors ils réduisent considérablement ces services (...) et cela se fait à la pièce plutôt qu'en gros», a-t-il souligné.

Les ventes au détail «frappent un mur» en juillet après deux solides mois

Affaires

Les ventes au détail «frappent un mur» en juillet après deux solides mois

Brett Bundale
La Presse Canadienne
Les ventes au détail au Canada ont «frappé un mur» en juillet après avoir enregistré de solides gains en mai et juin, ce qui pourrait annoncer une reprise économique lente et cahoteuse.

Après avoir enregistré des gains de plus de 20 % en mai et en juin, les ventes des détaillants ont progressé de 0,6 % en juillet pour se totaliser 52,9 milliards $, a indiqué vendredi Statistique Canada. La progression de juillet était surtout alimentée par les ventes des concessionnaires de véhicules automobiles et de leurs pièces, ainsi que celles des stations-service.

Cependant, les ventes au détail de base, qui excluent ces deux sous-secteurs, ont retraité de 1,2 %, a précisé l'agence fédérale. Les ventes des marchands de matériaux de construction et de matériel et fournitures de jardinage ont notamment diminué de 11,6 %. Les ventes au détail de base avaient augmenté de 10,8 % en mai et de 14,1 % en juin.

«On dirait que les ventes au détail ont frappé un mur en juillet», a observé Royce Mendes, économiste principal à la Banque CIBC. «C'est un recul assez marqué après une croissance explosive des dépenses de détail en juin.»

Les économistes s'attendaient à une croissance de 1,0 % des ventes en juillet, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv.

Les ventes ont augmenté dans six des onze sous-secteurs étudiés par l'agence fédérale. La croissance de 3,3 % des ventes des concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles est celle qui a le plus contribué à la hausse générale. Les ventes des stations-service ont grimpé de 6,1 %.

COVID-19: Trump promet des vaccins pour tous les Américains d'ici avril

Monde

COVID-19: Trump promet des vaccins pour tous les Américains d'ici avril

AFP
Agence France-Presse
MADRID — Les États-Unis auront produit suffisamment de doses de vaccins contre la COVID-19 pour tous les Américains d'ici avril 2021, a annoncé vendredi le président Donald Trump, alors qu'en Europe plusieurs pays ont durci leurs mesures sanitaires pour enrayer une nouvelle vague de la pandémie.

«Nous aurons assez de vaccins pour tous les Américains d'ici avril», a déclaré Donald Trump, dont c'est l'un des arguments de campagne pour l'élection présidentielle du 3 novembre face au démocrate Joe Biden. Selon lui, deux essais cliniques américains avancent bien et pourraient donner des résultats dès octobre, auquel cas des doses commenceraient immédiatement à être distribuées à des populations prioritaires.

Mais cet optimisme affiché fait craindre des pressions politiques pour bâcler le processus scientifique de validation de l'efficacité et de la sécurité des vaccins expérimentaux. Selon un sondage Pew, la moitié des Américains refuseraient d'être vaccinés si un vaccin était disponible aujourd'hui, le double par rapport à mai.

L'épidémie n'est jamais retombée à une faible incidence aux États-Unis, où la vie quotidienne continue d'être perturbée d'une côte à l'autre, avec bars fermés ou entreprises en télétravail forcé.

De son côté l'Argentine a prolongé les restrictions imposées pour faire face à la pandémie. Ses frontières restent closes.

Le CISSS de la Gaspésie se prépare pour une deuxième vague

L'Est du Québec

Le CISSS de la Gaspésie se prépare pour une deuxième vague

Simon Carmichael
Simon Carmichael
Initiative de journalisme local - Le Soleil
GASPÉ — Alors que les cas se multiplient dans la province, le CISSS de la Gaspésie se prépare à affronter une deuxième vague de COVID-19. L’hôpital de Gaspé devient le premier centre désigné pour le coronavirus dans la péninsule, et plus de machines seront installées pour analyser les tests de dépistage dans les prochains jours.  

Afin de répondre le plus rapidement possible à une éventuelle deuxième vague de contamination, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Gaspésie a annoncé, lors de son conseil d’administration, jeudi, avoir obtenu les autorisations du ministère de la Santé afin que l’Hôpital de Gaspé devienne le premier centre désigné pour la COVID-19 de la région. «Chaque région va avoir son centre désigné COVID pour la deuxième vague. Si quelqu’un de COVID positif est hospitalisé, ce sera à Gaspé», explique la présidente-directrice générale du CISSS de la Gaspésie, Chantale Duguay. 

Une dizaine de lits seront aménagés dans une «zone chaude» afin de recevoir les patients testés positifs à la COVID-19 nécessitant une hospitalisation. Une équipe strictement dédiée à cette zone est en train d’être mise sur pied par le CISSS, note la porte-parole Clémence Beaulieu-Gendron. 

Cependant, comme c’était le cas lors de la première vague, les patients qui auront besoin de soins intensifs seront transférés hors de la région. «Le CISSS est prêt à en recevoir en cas de débordement, mais pour l’instant, le ministère a décidé d’aller dans la direction des transferts des patients aux soins intensifs», explique Mme Beaulieu-Gendron. Les patients seront transférés «idéalement» à Rimouski, et à Québec s’il venait à manquer de lits. 

Plus de machines pour analyser les tests

Le CISSS vise aussi à équiper tous ses centres hospitaliers du matériel nécessaire afin de réaliser l’analyse des tests de COVID-19. Pour l’instant, même si des cliniques de dépistage sont installées dans les quatre centres hospitaliers de la péninsule, seuls les hôpitaux de Chandler et de Maria peuvent réaliser les analyses des échantillons prélevés lors des tests de dépistage. Les hôpitaux de Gaspé et de Sainte-Anne-des-Monts sont toujours en attente de machines spécialisées qui devrait arriver «au cours de la semaine prochaine».

+

UN CAS AU SEIN DU PERSONNEL DE CHEZ NELSON

«Au moins» un membre du personnel de la résidence pour aînés Chez Nelson, de Carleton-sur-mer a été testé positif à la COVID-19 au cours des derniers jours. Le CISSS a procédé au dépistage de l’ensemble des employés et des 24 résidents, mais ne peut confirmer avoir reçu tous les résultats pour le moment. La résidence n’est pas considérée comme un «lieu d’éclosion» pour le moment.

Le propriétaire de l’établissement, Normand Doucette, note que l'employée en question n'avait pas travaillé depuis une semaine lorsqu’elle a reçu son résultat. 

La santé publique rapportait 4 nouveaux cas en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine vendredi, pour un total de 9 cas actifs dans la péninsule. 

COVID-19: un premier décès sur la Côte-Nord

L'Est du Québec

COVID-19: un premier décès sur la Côte-Nord

Steeve Paradis
Steeve Paradis
Collaboration spéciale
BAIE-COMEAU — La Côte-Nord vient malheureusement d’enregistrer son premier décès lié à la pandémie de COVID-19. Il s’agit de l’ancien chef de la communauté innue de Matimekush-Lac John, Thaddée André.

Pour une question de confidentialité, la direction de la santé publique de la Côte-Nord refuse de révéler l’identité de la première personne à décéder du coronavirus dans la région, mais la nouvelle a été confirmée par la cellule stratégique COVID-19 de la Nation innue.

Selon ce qu’il a été possible d’apprendre, M. André résidait toujours dans la communauté près de Schefferville, mais il a contracté le virus à l’extérieur de la région et il n’y était pas revenu depuis, ce qui fait dire à la santé publique qu’aucune transmission ne s’est faite en région en lien avec ce cas. L’ex-chef était hospitalisé dans la région d’Ottawa.

Dans les 24 dernières heures, la Côte-Nord a enregistré 4 nouveaux cas, ce qui porte le total à 144 depuis le début de la crise. Trois de ces nouveaux cas proviennent de la MRC de Caniapiscau, plus précisément de Fermont, et concernent des membres du personnel d’ArcelorMittal, qui possède une mine dans le secteur.

La compagnie a fait savoir que des mesures sanitaires plus contraignantes seront en vigueur à compter de lundi prochain et que le port du masque est exigé en tout temps dans les aires communes des installations résidentielles de l’entreprise à Fermont et Fire Lake.

Pour sa part, le médecin conseil en santé publique de la Côte-Nord, le docteur Richard Fachehoun, a assuré que ces trois nouveaux cas dans Caniapiscau se trouvaient déjà en isolement préventif, car ils avaient été en contact avec un autre cas dans cette MRC. Ils n’auraient donc pas transmis le virus, mais l’enquête épidémiologique n’est pas encore complétée.

Quant au président-directeur général du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord, Claude Lévesque, il est revenu sur les retards de transmission de résultats de tests de dépistage qui se sont produits dans l’est du territoire ces dernières semaines.

Il a assuré que la situation devrait s’améliorer dans les prochains jours, particulièrement en ce qui concerne les tests négatifs, là où il pouvait y avoir un délai de transmission.

Sur les 144 cas de COVID-19 sur la Côte-Nord depuis mars, 101 se retrouvent dans la MRC de Sept-Rivières, 26 dans Manicouagan, 8 en Minganie, 6 dans Caniapiscau et 3 en Haute-Côte-Nord. On ne comptabilise toujours aucun cas en Basse-Côte-Nord.

COVID-19: une nouvelle clinique de dépistage à Québec

COVID-19

COVID-19: une nouvelle clinique de dépistage à Québec

Judith Desmeules
Judith Desmeules
Le Soleil
L'achalandage pour un test de dépistage de la COVID-19 augmente dans la région de Québec. La Direction de la santé publique annonce donc l’ouverture d’une nouvelle clinique ambulatoire de dépistage, afin de combler le débordement des autres centres sans rendez-vous. Elle est située au Centre des foires d'ExpoCité. 

L’annonce survient le même jour où la région de Québec enregistre 86 nouveaux cas de COVID-19, un record depuis le début de la pandémie.

LIRE AUSSI : Un record de 86 nouveaux cas dans la région de Québec

Cette nouvelle clinique ambulatoire intérieure de dépistage sera située au Centre de foires d’ExpoCité. Elle doit combler le débordement des autres cliniques sans rendez-vous de Fleur de Lys et du parc Colbert.

L’objectif de la santé publique est de réduire le temps d’attente à une heure maximum pour un dépistage, pour tout le monde.

Le nombre de tests effectués par jour a augmenté depuis les dernières semaines, selon une analyse soutenue des données. Actuellement, la santé publique note en moyenne 2000 à 2500 tests de dépistage par jour.

Un record de 2700 tests a été enregistré la journée du 9 septembre. Étant donné cet achalandage, le temps d’attente peut varier et atteindre plusieurs heures.

Un coupon sera nécessaire

Lorsque les employés des centres de dépistages sans rendez-vous jugeront que le temps d’attente dépassera une heure ou 45 minutes pour un test, les personnes visées recevront un coupon qui leur permettra de se rendre à la clinique intérieure d’ExpoCité, avec une heure de rendez-vous.

«Cette nouvelle installation ambulatoire intérieure permettra de nous adapter à la demande, qui évolue constamment, en faisant en sorte de mieux répartir la charge dans nos différentes installations», indique Serge Garneau, directeur adjoint des services de santé généraux au CIUSSS de la Capitale-Nationale.

L’utilisation de ce coupon n’est pas obligatoire. Les personnes pourront rester en file d’attente si elles le désirent.

Des employés du CIUSSS des secteurs non essentiels travailleront dans cette nouvelle clinique et assureront le bon déroulement des tests. Il est à préciser que sans coupon, les citoyens ne seront pas admis à l’intérieur de cette clinique ambulatoire.

«On le voit dans la Capitale-Nationale, les gens demandent à être dépistés, ils le veulent. Oui, ça peut être directement lié aux éclosions, mais plus on dépiste plus on peut retrouver des cas positifs. On doit agir rapidement», ajoute M. Garneau.

La santé publique s’est tournée vers une clinique intérieure même si elle préconise un dépistage extérieur ou en service à l’auto. Plusieurs sites ont été analysés sur le territoire de Québec et aucun ne pouvait servir de nouveau lieu de dépistage rapidement. La Ville de Québec et ExpoCité ont alors permis l’utilisation du Centre de foires, qui représente un lieu assez grand pour tenir les activités de dépistage en toute sécurité.

Cette nouvelle clinique est donc vue comme une extension des cliniques de Fleur de Lys et du parc Colbert, elle pourrait faire jusqu’à 1000 prélèvements par jour.

«Ce n’est pas 1000 tests supplémentaires, c’est le même bassin de population, la même quantité de gens, mais prélevés dans quatre sites au lieu de trois», précise M. Garneau, responsable des cliniques de dépistage dans la région.

Le site de dépistage extérieur d’ExpoCité, via la rue Soumande, demeure en fonction jusqu’à nouvel ordre.

Pour un dépistage à Québec : se présenter sans rendez-vous à la Clinique de dépistage de Place Fleur-de-Lys ou du Parc Colbert, tous les jours de 7 h à 20 h, ou à la Clinique d’ExpoCité, située dans le stationnement P1, sortie rue Soumande, de 8 h à 16 h.

Les malades de la COVID-19 peuvent infecter leurs compagnons à quatre pattes, montre une étude

COVID-19

Les malades de la COVID-19 peuvent infecter leurs compagnons à quatre pattes, montre une étude

Agence France-Presse
LONDRES — Les personnes atteintes par la COVID-19 peuvent transmettre la maladie à leurs chats et leurs chiens, montre une étude publiée vendredi.

Le nouveau coronavirus est une zoonose, une maladie infectieuse passée de l’animal à l’homme. S’il semble que les animaux domestiques ne jouent pas un rôle majeur dans sa propagation, de plus en plus de données montrent que les chats, les chiens, et même les tigres peuvent l’attraper.

Dans une nouvelle étude, qui sera présentée en congrès, mais n’a pas été publiée dans une revue à comité de relecture, des chercheurs canadiens en sciences vétérinaires ont testé les animaux domestiques de personnes infectées par le coronavirus ou présentant des symptômes cohérents avec la COVID-19.

Dans un premier groupe, dont le diagnostic remontait à moins de deux semaines, ils ont recherché la présence du virus (test PCR) chez 17 chats, 18 chiens et un furet. Tous les tests sont ressortis négatifs sauf un, dont le résultat était douteux.

En revanche, dans un deuxième groupe de huit chats et dix chiens, où le diagnostic des propriétaires était plus ancien, des tests sérologiques ont mis en évidence la présence d’anticorps IgG (signe d’une infection ancienne) chez quatre chats et deux chiens, et d’anticorps IgM (marque d’une infection plus récente) chez trois chats.

Tous les chats porteurs d’anticorps ainsi que l’un des deux chiens avaient montré des signes de maladie, notamment respiratoire, à la même période que leurs propriétaires.

«Même si le nombre de participants était limité […], ces résultats préliminaires suggèrent qu’une proportion importante d’animaux domestiques vivants avec des personnes atteintes par la COVID-19 développe des anticorps», explique Dorothee Bienzle, professeure à l’Université de Guelph (Ontario)

L’échantillon est toutefois trop réduit pour tirer des conclusions et les propriétaires d’animaux domestiques ne doivent pas s’inquiéter, estiment des experts n’ayant pas participé à l’étude. Elle sera présentée la semaine prochaine à la conférence sur la COVID-19 organisée par la Société européenne de microbiologie clinique et de maladies infectieuses (ESCMID).

Il n’y a pas assez de données pour recommander aux malades de la COVID-19 de s’isoler de leurs animaux, juge Sally Cutler, professeure de microbiologie médicale à l’Université d’East London, qui rappelle que «les animaux peuvent être une source de réconfort pour les humains, en particulier lorsqu’ils sont malades».

Si plusieurs chats et chiens, et même un tigre d’un zoo de New York, ont bien été testés positifs au coronavirus ces derniers mois, on ignore si ces animaux infectés peuvent représenter un risque pour les humains, relève l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Des foyers épidémiques au sein d’élevages de visons ont toutefois soulevé des inquiétudes concernant une possible transmission de ces animaux vers l’être humain.

Hockey midget AAA: le Blizzard et les Riverains en congé forcé

Sports

Hockey midget AAA: le Blizzard et les Riverains en congé forcé

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Des cas de COVID-19 au Séminaire Saint-François et au Collège Charles-Lemoyne qui n’ont rien à voir avec les équipes sportives ont amené la direction de la santé publique à mettre les équipes de hockey midget AAA du Blizzard et des Riverains en congé forcé pour deux semaines. Le match hors-concours du Blizzard prévu vendredi soir au complexe sportif de Saint-Augustin face au Phénix du Collège Esther-Blondin a donc été annulé. Les matchs de toutes les équipes sportives du Séminaire Saint-François sont également suspendus pour la même période.

«Ce sont des cas dans des écoles où nous avons des équipes qui ont amené la santé publique à intervenir. Au Séminaire Saint-François, c’est un élève qui a été suspendu le 11 septembre pour avoir testé positif à la COVID-19. L’équipe est donc suspendue jusqu’au 26 septembre. Pour le Collège Charles-Lemoyne, on n’a pas encore la date précise, alors on ne sait pas encore jusqu’à quand l’équipe sera en congé forcé», explique Yanick Lévesque, président de la Ligue de hockey midget AAA du Québec.

Pas des hockeyeurs

«Il faut comprendre que dans les deux cas, il ne s’agit pas de joueurs de hockey ou de membres du personnel des équipes. Ces cas n’ont rien à voir avec les équipes», précise M. Lévesque, qui considère un peu particulier que les équipes soient mises hors service alors que les écoles demeurent ouvertes. «On se pose la question. Pourquoi ils ne ferment pas l’école, mais nous empêchent de jouer? Nous avons un système de santé et de sécurité très rigoureux, nos entraîneurs portent tous le masque et la visière et, d’ailleurs, on ne rapporte jusqu’à maintenant aucun cas dans les équipes de notre ligue.»

«Même si nous trouvons ça un peu injuste pour nos joueurs, en même temps on comprend qu’ils fréquentent la même école. La direction de la santé publique nous a demandé de suspendre les activités de ces formations, alors nous respectons les consignes du gouvernement», poursuit le président.

La saison régulière de la Ligue de hockey midget AAA ne commence que le 15 octobre, mais, déjà, Yanick Lévesque s’attend à ce que la pandémie de COVID-19 puisse venir encore chambarder la saison 2020-2021 après avoir forcé l’arrêt de la saison 2019-2020 en mars. 

«Ça peut compliquer notre saison et je crois que ça va la compliquer... Il y a de plus en plus de cas, et ce n’est plus seulement à Montréal ou dans les résidences de personnes âgées, mais un peu partout au Québec. C’est pour ça que nous avons envisagé plusieurs scénarios, dont celui de tenir le classement en se basant sur le pourcentage de victoires plutôt que le nombre de victoires si certaines équipes jouent moins de matchs que d’autres», explique-t-il.

Déception chez le Blizzard

Du côté du Blizzard, l’organisation était bien sûr très déçue de se retrouver ainsi placée en quarantaine. «On est en train de pénaliser 1148 élèves pour deux élèves d’une même famille qui ont attrapé la COVID... Comment on va contrôler ce que ces kids font le samedi et le dimanche? Ce ne sont même pas nos joueurs, ce sont des dommages collatéraux», a déclaré Alain Parenteau, gouverneur de l’équipe.

«Les jeunes, les partisans, les parents, le personnel, tout le monde qui gravite autour de l’équipe sont excessivement déçus de la situation. Je trouve que c’est très cher payé pour ces jeunes-là», poursuit-il.

Tout le sport en pause

En plus du hockey midget AAA, c’est tout le sport scolaire qui est en pause au Séminaire Saint-François, explique Luc Savoie, directeur de l’établissement. Le match de football de secondaire 1 et 2 contre la Polyvalente de L’Ancienne-Lorette qui devait avoir lieu en fin de semaine est ainsi annulé lui aussi.

«Nous avons deux frères de 13 et 15 ans qui ne font pas partie des équipes sportives, mais qui ont été infectés par leur mère qui est une employée du Centre hospitalier universitaire de Québec. Nous, on aurait laissé jouer les équipes, mais la santé publique en a décidé autrement», déplore-t-il.

«C’est très très frustrant. Nous avons 1 162 élèves sur le carreau à cause de ces deux petits bonshommes, dont ce n’est pas du tout la faute. Malheureusement, à part le décrier et dire que ça n’a pas de sens, on ne peut pas faire grand-chose. On retourne tous les joueurs à la maison pour quelque chose qu’ils n’ont probablement pas», poursuit-il.

Le directeur indique toutefois que trois hockeyeurs du Blizzard étaient dans la classe de l’aîné des frères atteints et qu’ils seront donc testés pour la COVID-19.

M. Savoie avoue être interpellé par ce que vivent les jeunes présentement. «La détresse et l’anxiété de ces «kids»... c’est épouvantable, ce qu’on leur fait vivre. Ils sont dans un milieu anxiogène, confinés dans des «bulles-classes», obligés de porter un masque et je ne suis pas sûr qu’on les écoute beaucoup. Quant aux deux jeunes atteints, comment pensez-vous qu’ils se sentent quand ils voient qu’aucune équipe ne joue à cause d’eux? Ils se disent qu’il n’y aura pas de «game» de hockey ou de football parce qu’ils ont attrapé la Covid parce que leur mère travaille à l’hôpital...», termine-t-il._

COVID-19: un record de 86 nouveaux cas dans la région de Québec

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COVID-19: un record de 86 nouveaux cas dans la région de Québec

Judith Desmeules
Judith Desmeules
Le Soleil
Pas moins de 86 cas de COVID-19 ont été enregistrés depuis les 24 dernières heures dans la région de la Capitale-Nationale, un record. «On aurait aimé que ce soit plus bas. Le virus est avec nous, si on avait des doutes, on en a plus», dit le Dr Jacques Girard.

Le précédent record affichait une hausse de 60 cas, enregistré plus tôt cette semaine. Depuis le début de la pandémie, jamais la région n’avait enregistré autant de cas en une journée.

«On avait atteint un plateau dans les derniers jours, et avec cet afflux de nouveau cas, on se demande quelle tendance ça va prendre dans les prochains jours. C’est évident que le virus circule à Québec, il faut prendre acte de ce qui se passe. On en a encore pour quelques semaines», indique le directeur régional de la santé publique par intérim, Dr Jacques Girard.

Le Dr Jacques indique que le relâchement des consignes sanitaires de la fin de l’été «nous accompagne toujours», avec la situation du bar Kirouac, la rentrée universitaire ou la fête du Travail.

«Au moment où on se parle, il y a autant de chances qu’on passe au orange ou que l’on demeure en pré-alerte. Mais on ne descendra pas dans le vert.»

La fermeture de certains milieux pour freiner la propagation fait partie des discussions, mais la situation de Québec doit être traitée «un jour à la fois».

«Avec plusieurs analyses, on va regarder le secteur de Québec et comment la transmission se fait. S’il faut rehausser les mesures, elles seront en fonction de Québec et des environs. C’est un jour à la fois. On ne peut pas faire autrement», ajoute le Dr Girard.

Le directeur régional de la santé publique assure également que les effectifs du CIUSSS ont le contrôle de la situation. Les éclosions sont bien traitées et les enquêtes épidémiologiques se font rapidement, même si elles sont plus complexes, vu le plus grand nombre de cas communautaires qu’au printemps.

Un tableau de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) montre les cas actifs de COVID-19 pour 100 000 habitants dans chaque région de la province. Cet outil représente une bonne indication de la situation.

«C’est un facteur important de nos analyses. Il est très immédiat, ce n’est pas comme les hospitalisations pour les complications du virus. Les nouveaux cas sont le haut de la vague, on va surfer là-dessus», précise Dr Girard.

Les régions du Bas-Saint-Laurent, de Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches font celles ayant le plus haut taux de cas actifs connus. 

Blanchet reçoit un résultat positif à la COVID-19 [VIDÉO]

Actualités

Blanchet reçoit un résultat positif à la COVID-19 [VIDÉO]

La Presse Canadienne
Mathieu Lamothe
Mathieu Lamothe
Le Nouvelliste
SHAWINIGAN — Tout comme sa conjointe et un employé de son cabinet en début de semaine, le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a reçu un résultat de test positif à la COVID-19.

Dans un communiqué de presse émis vendredi, la formation politique a confirmé qu’il demeurera en isolement dans sa résidence de Shawinigan jusqu’au 26 septembre, et ce, conformément aux instructions de la Santé publique. Il ne sera donc pas présent physiquement pour la rentrée parlementaire à Ottawa, prévue mercredi prochain.

M. Blanchet a subi son test de dépistage mercredi dernier.

«D’abord, merci à toutes et tous pour les vœux. Nancy et moi avons la chance de très bien nous porter. Je pense à celles et ceux qui en ont moins. Je vais donner suite à toutes mes tâches de la maison (même vélo fixe et gym) pour une grosse semaine. Retour le 26. Merci!», a-t-il écrit sur les réseaux sociaux en début d’après-midi vendredi.

Joint par Le Nouvelliste, le leader indépendantiste a cependant indiqué ne pas vouloir donner d’entrevue sur le sujet.

Par contre, sa conjointe, la conseillère municipale du district de la Rivière à Shawinigan, Nancy Déziel, confirme qu’il se porte très bien. Tout comme elle, il continue à vaquer à ses occupations professionnelles à partir de leur domicile. Comme elle est elle-même porteuse du virus, elle reconnaît que les chances étaient grandes qu’il soit également infecté.

État de la situation au Québec : 297 nouveaux cas et un nouveau décès

COVID-19

État de la situation au Québec : 297 nouveaux cas et un nouveau décès

La Presse Canadienne
MONTRÉAL — Québec rapporte vendredi 297 nouveaux cas de COVID-19, ce qui fait grimper le total à 66 653 depuis le début de la pandémie.

Aucun décès n'est survenu dans les 24 dernières heures, mais un décès survenu à une date inconnue s'ajoute, pour un total de 5792 décès.

Le nombre d'hospitalisations est demeuré stable par rapport à la veille, avec un cumul de 136. Parmi ces patients, le nombre de personnes se trouvant aux soins intensifs a augmenté d'un, pour un total de 30.

Au Canada

On a rapporté au Canada 141 565 cas de COVID-19 depuis le début de la pandémie. Le nombre de décès s'élève à 9201.
Distribution des cas au pays, selon les plus récents bilans provinciaux et territoriaux :

  •  66 653 cas au Québec, dont 5792 décès;
  • 46 077 cas en Ontario, dont 2825 décès;
  • 16 274 cas en Alberta, dont 254 décès;
  • 7663 cas en Colombie-Britannique, dont 220 décès;
  • 1757 cas en Saskatchewan, dont 24 décès;
  • 1500 cas au Manitoba, dont 16 décès;
  • 1086 cas en Nouvelle-Écosse, dont 65 décès;
  • 271 cas à Terre-Neuve-et-Labrador, dont trois décès;
  • 194 cas au Nouveau-Brunswick, dont deux décès;
  • 57 cas à l'Île-du-Prince-Édouard;
  • 15 cas au Yukon;
  • Cinq cas dans les Territoires du Nord-Ouest;
  •  Aucun cas au Nunavut.

    À ces bilans provinciaux et territoriaux s'ajoutent les 13 cas, tous guéris, chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mars.
Opération policière dans plus de 1000 bars et restaurants [VIDÉO]

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Opération policière dans plus de 1000 bars et restaurants [VIDÉO]

Olivier Bossé
Olivier Bossé
Le Soleil
Si vous sortez dans un restaurant ou un bar cette fin de semaine, attendez-vous à croiser les forces de l’ordre. Vendredi, le gouvernement a lancé «une vaste opération policière» où plus de 1000 établissements titulaires d’un permis d’alcool seront visités partout au Québec pour faire respecter les consignes sanitaires, surtout en zone jaune de préalerte comme à Québec.

«On veut éviter le orange et ça, c’est un moyen concret», a justifié la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, en conférence de presse.

Elle réfère au système d’alerte par région qui compte quatre paliers représentés par des couleurs, vert, jaune, orange et rouge. En ce moment, 8 régions sur 18 pour 75 % de la population du Québec sont en zone jaune.

«À mesure que la couleur devient chaude, on peut penser qu’on sera de plus en plus répressif. Mais l’objectif est justement de ne pas se rendre au orange, encore moins au rouge, de rester au jaune et de retourner dans le vert. C’est pour ça qu’on fait ça en fin de semaine. Mais si on a besoin, on va ajouter de nouvelles mesures. C’est une gradation», a-t-elle expliqué.

Pour accentuer la démonstration d’autorité, la ministre était accompagnée des patrons des trois plus importants corps policiers au Québec, soit la Sûreté du Québec et les services de police de Montréal et de Québec. Mme Guilbault est aussi vice-première ministre du Québec et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale.

Le premier ministre, François Legault, et le ministre de la Santé, Christian Dubé, ont insisté cette semaine que la majorité des foyers d’éclosion de COVID-19 au Québec naissent lors de rassemblements «dans les maisons».

«Chaque semaine, on voit des images de planchers de danse bondés, alors il faut admettre qu’il y a des situations d’infraction aux règles de santé publique dans certains bars et restaurants», insiste néanmoins Mme Guilbault. «Les jeunes, moins jeunes et les exploitants de ces endroits-là qui seraient tentés d’être relâchés dans les mesures en fin de semaine vont trouver les policiers sur leur chemin.»

OSCAR en action

Baptisée OSCAR pour Opération Systématisée sur les Comportements À Risque, l’opération mobilisera plusieurs effectifs policiers d’ici dimanche. À Montréal, 40 agents seront affectés à cette tâche précise.

«À Québec, nos effectifs sont variables en fonction du nombre d’appels qu’on peut recevoir et d’établissements qu’on peut visiter», explique le directeur du Service de police de la Ville de Québec, Robert Pigeon, qui est aussi président de l’Association des directeurs de police du Québec.

Les policiers ne peuvent pas fermer un bar ou un restaurant sur-le-champ. Mais il leur est possible d’obtenir une rencontre en moins de 24 heures avec les gens de la Régie des alcools, des courses et des jeux et de la Santé publique, qui eux agiront en conséquence.

La ministre Guilbault n’exclut pas qu’une autre opération du genre puisse être tenue dans le futur.

Un constat d’infraction peut coûter entre 400 $ et 1000 $, tandis qu’une récidive atteindrait jusqu’à 6000 $.

Ticket à la maison?

Quant aux rassemblements dans les maisons privées, Mme Guilbault va bientôt fournir aux policiers le pouvoir d’y décerner des constats portatifs, c’est-à-dire de bons vieux tickets. Méthode «plus directe, efficace et dissuasive», croit la ministre.

Ce qui reste impossible présentement, le représentant des forces de l’ordre devant plutôt rédiger un constat d’infraction général où il demande la permission de porter des accusations qui, le cas échéant, parviennent au fautif plusieurs semaines plus tard.

L’idée d’entrer dans les résidences privées sans mandat est discutée, «mais ni moi ni le premier ministre n’avons envie d’assiéger les maisons privées du jour au lendemain. Par contre, la chose responsable à faire est d’étudier toutes les possibilités existantes», répond-elle.

Réaction des maires

Les élus de Québec et de Montréal ont réagi favorablement à l’annonce de l’opération policière dans les bars et restaurants. Le maire de Québec, Régis Labeaume, estime que ces interventions sont nécessaires et que les policiers agissent de façon «raisonnée et intelligente».

«Je pense qu’on n’est pas à la veille d’avoir un État policier, n’exagérons pas. (...) Si c’est nécessaire (d’intervenir), faisons-le», a-t-il commenté.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, estime également qu’»on est loin de l’État policier». Si on veut garder les commerces et restaurants ouverts, il est «correct» selon elle d’augmenter la présence des forces de l’ordre afin de veiller au respect des règles.

«Il y a une chose qui est évidente, plus la soirée avance (...) c’est la nature humaine d’oublier, parce qu’en plus, on a eu une année difficile.» Avec La Presse Canadienne