Deux tiers des participants à une enquête prêts à recevoir le vaccin contre la COVID-19

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Deux tiers des participants à une enquête prêts à recevoir le vaccin contre la COVID-19

Plus des deux tiers des participants à une enquête spéciale de Statistique Canada se disent «très susceptibles» de recevoir le vaccin contre la COVID-19 lorsqu’il sera disponible.

Plus précisément, 68,2 % des participants à «l’initiative de collecte de données par approche participative» ont déclaré qu’ils étaient très susceptibles de se faire vacciner volontairement. Environ 15 % estiment «assez probable» qu’ils demanderont le vaccin.

Par contre, un peu plus de 1 participant sur 10 a indiqué qu’il était peu probable (4,1 %) ou très peu probable (7,9 %) qu’il se fasse vacciner contre la COVID-19.

Ces données de l’organisme fédéral de statistiques ont été dévoilées mardi.

Elles ont été recueillies dans le cadre d’une «initiative d’approche participative». Même si plus de 36 000 participants ont volontairement rempli ce questionnaire en ligne, Statistique Canada souligne que ses résultats ne peuvent pas être appliqués à l’ensemble de la population canadienne, parce que la méthode de sondage ne repose pas sur un échantillon probabiliste.

Niveau de confiance

L’analyse de Statistique Canada révèle aussi que la volonté de se faire vacciner contre le coronavirus diffère selon que les participants font confiance ou non au gouvernement et aux autorités de santé publique, en particulier à l’égard du palier fédéral.

Ainsi, ceux qui avaient un niveau de confiance élevé à l’égard du gouvernement fédéral ou des autorités fédérales de Santé publique ont indiqué qu’ils étaient très susceptibles de recevoir le vaccin contre la COVID-19 lorsqu’il sera disponible, soit plus de 75 % d’entre eux.

À l’inverse, ceux qui ne font pas confiance aux autorités sont beaucoup moins susceptibles de se faire vacciner.

Statistique Canada rappelle qu’un récent sondage Léger a révélé que 40 % des Canadiens ne sont pas favorables à la vaccination obligatoire, et mentionne que par conséquent, «la volonté des Canadiens de se faire vacciner volontairement est essentielle pour alléger les contraintes économiques et sociales actuelles».

Les résultats de cette analyse ont été tirés de la série de données de Statistique Canada portant sur les répercussions de la COVID-19 sur les Canadiens. Pour cette étude, ils ont été sondés du 26 mai au 8 juin 2020.

Grève dans sept résidences pour aînés Chartwell: plus de services essentiels prévus

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Grève dans sept résidences pour aînés Chartwell: plus de services essentiels prévus

La grève dans sept résidences privées pour aînés du groupe Chartwell à Québec et au Saguenay pourra avoir lieu, mais avec plus de services essentiels que prévu.

Le Tribunal administratif du travail, qui s’était penché sur les services essentiels à maintenir durant le débrayage annoncé, a tranché la question, mardi.

Ce sont 500 travailleurs, principalement des préposés aux bénéficiaires, qui ont annoncé une grève générale illimitée à compter de vendredi, dans sept résidences privées pour aînés qui appartiennent au groupe Chartwell.

Il s’agit des préposés qui gagnent 13 $ à 14 $ l’heure - avant les primes temporaires dues au coronavirus. Ils sont membres du Syndicat québécois des employés de service (SQEES), affilié à la FTQ, qui représente le plus grand nombre de préposés aux bénéficiaires dans le secteur privé au Québec.

Services à maintenir

Bien que les parties patronales et syndicales étaient parvenues à s’entendre, en conciliation, sur les services essentiels à maintenir durant la grève, le Tribunal a choisi de modifier cette entente.

Lors de précédentes grèves dans ce type de résidences privées pour aînés, 90 % du temps de travail devait être assuré, donc 10 % du temps de travail en grève.

Mais, cette fois-ci, le Tribunal a estimé qu’à cause de la crise sanitaire actuelle, même une grève touchant 10 % du temps de travail des salariés en soins «risquait de porter atteinte à la santé ou à la sécurité des résidents».

Ainsi, «aucun temps de grève» ne sera permis aux salariés qui dispensent des soins aux résidents.

Les services alimentaires, par contre, seront touchés. Les cuisiniers et serveurs pourront débrayer, mais ils devront tout de même travailler durant 80 % de leur horaire normal.

Les sept résidences pour aînés touchées sont Chartwell Appartements de Bordeaux à Québec, Chartwell Domaine de Bordeaux à Québec, Chartwell Faubourg Giffard à Québec, Chartwell (CSH-HCN Lessee) Manoir Archer à Québec, Chartwell Villa du Saguenay à Saguenay, Chartwell Villa Chicoutimi à Saguenay et Chartwell Villa Jonquière à Saguenay.

Mince espoir : les parties doivent se rencontrer lors de deux journées de conciliation, mercredi et jeudi, pour tenter d’éviter le déclenchement de la grève.

Deux nouveaux cas de COVID-19, aucun décès dans la Capitale-Nationale

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Deux nouveaux cas de COVID-19, aucun décès dans la Capitale-Nationale

La Capitale-Nationale recensait mardi seulement deux nouveaux cas de COVID-19 et aucun nouveau décès.

Un des cas a été signalé chez les usagers du CHSLD Le Faubourg, qui sont maintenant 35 à avoir été infectés par le virus, dont 13 sont décédés.

L’autre cas a été recensé aux Jardins du Haut-Saint-Laurent, ce qui porte à 90 le nombre de résidents de cet établissement privé conventionné qui ont contracté le virus. Parmi eux, 38 sont décédés.

Depuis le début de la crise sanitaire, 1863 personnes ont reçu un diagnostic de COVID-19 dans la Capitale-Nationale. De ce nombre, 1470 sont rétablies, 185 sont décédées et 10 sont hospitalisées (+1), dont aucune aux soins intensifs.

Chaudière-Appalaches

La situation reste stable dans Chaudière-Appalaches, qui compte toujours 521 cas confirmés de COVID-19. Parmi ces 521 personnes infectées, 508 sont guéries, huit sont décédées, et aucune n’est hospitalisée.

Arruda évalue «très fortement» le port du masque obligatoire

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Arruda évalue «très fortement» le port du masque obligatoire

La Direction nationale de la santé publique évalue «très fortement» la possibilité de recommander le port du masque obligatoire dans tous les lieux publics intérieurs du Québec ou de certaines régions. C’est du moins ce qu’a laissé entendre mardi le Dr Horacio Arruda, qui a dit avoir des «discussions très intenses» à ce sujet avec le cabinet de François Legault. «Le gouvernement va avoir à prendre des décisions sous peu, ce n’est pas moi qui va faire l’annonce», a-t-il indiqué.

Selon le DArruda, les gens ont oublié le virus et ne voit pas le risque que «la courbe puisse reflamber». 

«Avec ce qui se passe actuellement dans Lanaudière, avec ce qui s’est passé en Montérégie, ce qui se passe ailleurs dans le monde, ce qui se passe aux États-Unis, je pense qu’on va avoir à se poser de sérieuses questions et à rapidement agir» si la population n’est pas au rendez-vous pour le port du masque, a déclaré en point de presse le Directeur national de la santé publique, alors qu’il était de passage dans la région de Lanaudière.

«Mes recommandations sont en processus actuellement envers les autorités», a fait savoir le DArruda, précisant que «les municipalités peuvent continuer à faire ce qui est sous leur juridiction». 

«Je ne peux rien avancer aujourd’hui, ce n’est pas moi qui va faire cette annonce-là s’il y a une annonce du port du masque obligatoire pour l’ensemble de la population du Québec ou pour certains territoires. Nous sommes dans une analyse très intense de la situation, compte tenu de ce qu’on a observé au cours des dernières semaines», a-t-il dit.

Vaccin : un joueur majeur s’associe à Medicago

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Vaccin : un joueur majeur s’associe à Medicago

L’entreprise de Québec Medicago travaillera désormais sur son candidat vaccin contre la COVID-19 avec un partenaire de taille : la multinationale britannique du médicament GlaxoSmithKline (GSK) se joindra à ses efforts, ont annoncé mardi les deux sociétés.

«Cette collaboration avec GSK nous donne accès non seulement à un adjuvant éprouvé qui pourrait augmenter l’efficacité de notre vaccin candidat, mais aussi à une vaste expérience scientifique pour appuyer nos efforts de développement», s’est réjoui le président de Medicago, Dr Bruce Clark, dans un communiqué.

Les «adjuvants» sont des substances connues pour activer le système immunitaire. On en met régulièrement dans les vaccins parce que le système immunitaire apprend mieux à combattre un microbe quand il est «en alerte» — cela augmente donc la protection que confèrent les vaccins.

Rappelons que Medicago avait annoncé en mars avoir mis au point un candidat vaccin à base de «particules pseudo-virales» (PPV) et qu’elle s’apprêtait à démarrer des essais dits «pré-cliniques» (sur des animaux). Ces PPV sont tout simplement des protéines que l’on retrouve à la surface de la COVID-19 et qui sont présentées dans une double couche de lipides — exactement comme elles se présentent à la surface de virus des coronavirus. L’entreprise de Québec fabrique ces PPV dans des plantes qui sont «manipulées» afin de leur faire fabriquer les protéines voulues. Les feuilles sont ensuite récoltées et les molécules désirées sont isolées et purifiées.

Essais cliniques en juillet

Medicago a également annoncé mardi que des essais cliniques (sur des humains) serait lancée dès la mi-juillet. Les essais cliniques se déroulent en trois phases, qui visent grosso modo à déterminer si un traitement est sécuritaire (phase 1) et efficace (phases 2 et 3). L’entreprise de Québec et GSK espèrent être en mesure de franchir ces trois étapes au cours des prochains mois et d’avoir un vaccin prêt pour la première moitié de l’an prochain «sous réserve de résultats cliniques favorables et de considérations réglementaires».

Si tout se passe bien, environ 100 millions de doses pourraient être fabriquées d’ici la fin de 2021. Et quand la grosse usine en construction dans le secteur d’Estimauville sera terminée, Medicago estime qu’elle pourra produire jusqu’à un milliard de doses par année.

Le directeur parlementaire du budget évalue les coûts de trois scénarios de revenu de base garanti

Politique

Le directeur parlementaire du budget évalue les coûts de trois scénarios de revenu de base garanti

OTTAWA - Le directeur parlementaire du budget estime qu’il pourrait en coûter jusqu’à 98 milliards $ au gouvernement fédéral pour fournir à presque tous les Canadiens un revenu de base garanti pendant six mois, à compter de l’automne.

Ce chiffre se situe dans la plage supérieure des scénarios que le directeur parlementaire du budget (DPB), Yves Giroux, a été invité à évaluer. C’est le sénateur Yuen Pau Woo qui lui avait demandé d’estimer le coût d’un programme fédéral de revenu de base garanti (RBG), à l’aide des paramètres d’un projet pilote lancé en Ontario.

L’idée de fournir aux Canadiens un revenu de base garanti (RBG) est revenue dans l’actualité lorsque des millions de personnes ont vu leur emploi ou leurs revenus s’évaporer avec la pandémie de COVID-19. Le gouvernement fédéral a dépensé jusqu’ici environ 174 milliards $ pour aider les particuliers et les entreprises à surnager pendant la crise.

Le ministre des Finances, Bill Morneau, et d’autres collègues du Cabinet ont été interrogés à plusieurs reprises par des sénateurs et des députés sur l’idée d’un revenu de base garanti. Les partisans du RBG soutiennent qu’il s’agirait d’une extension de la Prestation canadienne d’urgence, un programme de 80 milliards $, pour les travailleurs qui ont vu leurs revenus d’emploi s’effondrer. Cette PCU et un programme de subventions salariales de 45 milliards $ doivent prendre fin en octobre.

De 4500 $ à 4800 $ en moyenne

Le DPB a présenté mardi trois estimations, à partir de scénarios qui réduisent progressivement la prestation de 0,50 $, de 0,25 $ et de 0,15 $ pour chaque dollar de revenu d’emploi, pour les six derniers mois de l’exercice 2020-2021, à partir d’octobre. Selon le DPB, le coût d’un tel programme pourrait se situer entre 47,5 milliards $ et 98,1 milliards $, selon les trois scénarios de «taux de réduction progressive».

Yves Giroux indique que la prestation moyenne pour les Canadiens de 18 à 64 ans se situerait quelque part entre 4500 $ et 4800 $; par ailleurs, le nombre de bénéficiaires augmenterait si le «taux de réduction progressive» était plus bas.

Le sénateur Yuen Pau Woo soutient qu’un tel programme pourrait combler les lacunes qui existent dans la mosaïque de filets de sécurité sociale au pays, largement gérés par les provinces - des lacunes qui ont été exposées par la pandémie.

«Lancer un revenu de base pour l’ensemble du pays, sur une base permanente, constitue une énorme entreprise, a admis M. Woo en entrevue téléphonique. Les coûts sont énormes et la résistance politique pourrait bien être féroce, mais nous sommes aussi dans une période où l’on devrait dépenser énormément en soutien au revenu d’ici la fin de l’année et en 2021. La question est de savoir comment nous dépenserons ces sommes.»

Si tous ne s’entendent pas sur la définition exacte du «revenu de base garanti», il est généralement considéré comme une prestation sans condition que les gouvernements versent aux citoyens et qui remplace divers autres avantages sociaux ciblés. Également appelé «revenu minimum garanti», le RBG peut être offert sous la forme d’une prestation universelle ou d’une prestation sous conditions de ressources, qui diminue à mesure qu’augmentent les autres revenus du bénéficiaire - ce que le DPB appelle «taux de réduction progressive».

Le bureau de M. Giroux a aussi estimé par ailleurs les sources potentielles de recettes fédérales et provinciales qui financeraient le programme du revenu de base. Il évalue que 15 milliards $ en crédits d’impôt existants au pays pourraient être éliminés en créant un tel programme de revenu de base garanti.

L’après-pandémie

Le coût global du programme pourrait être supérieur aux prévisions, prévient le DPB: ses estimations reposent sur des données sur le revenu de Statistique Canada qui ne tiennent pas compte des territoires, des personnes qui vivent dans des réserves et des membres des Forces armées qui habitent dans des casernes.

Les chiffres ne peuvent pas non plus être simplement doublés pour déterminer le coût sur une année entière, car cela pourrait surestimer l’impact financier. L’économie semble en effet rebondir lentement après un creux en avril, et le coût du programme dépendra du nombre d’employés qui seront réembauchés ou qui se trouveront un nouvel emploi.

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, qui représente les petites et moyennes entreprises, a déclaré mardi qu’environ un tiers de ses membres qui ont répondu à un sondage ont déclaré être de retour à plein régime, mais beaucoup de PME croient qu’il leur faudra six mois pour retrouver une rentabilité normale.

Statistique Canada doit publier vendredi les données de l’emploi pour le mois de juin. Selon les projections publiées mardi par l’Organisation de coopération et de développement économiques, le taux de chômage au Canada pourrait atteindre 11 % au deuxième trimestre de l’année. L’OCDE prédit que le taux de chômage national tombera à 7,7 % d’ici la fin de l’année - ou à 8,4 % si une deuxième vague du coronavirus force une autre «mise sur pause» de l’économie.

+++ LES PARTIS D'OPPOSITION ATTENDENT DE PIED FERME LE «PORTRAIT DE L'ÉCONOMIE»

OTTAWA — Les partis d’opposition à Ottawa espèrent obtenir plus qu’un simple «portrait de l’économie» mercredi.

Le ministre des Finances, Bill Morneau, doit présenter une première estimation de la situation économique et des finances publiques du pays depuis que la pandémie a commencé en mars et que des milliards ont été distribués en aide d’urgence par le gouvernement fédéral.

Ce «portrait» devrait donner une idée des prévisions pour le reste de l’année financière et du déficit à venir.

Mais les conservateurs, bloquistes et néo-démocrates ont indiqué cette semaine qu’ils ne se contenteront pas de belles paroles. Ils souhaitent de l’action, incluant des changements dans les programmes de soutien en temps de COVID-19 et plus de transparence et de reddition de comptes.

S’exprimant mardi, le porte-parole du NPD en matière de finances, Peter Julian, a dit qu’il souhaite avoir une idée de la «carte routière» du gouvernement Trudeau pour les prochains mois alors que le Canada anticipe une deuxième, voire une troisième ou une quatrième vague de cas de COVID-19.

«Alors on veut voir comment le gouvernement va naviguer à partir de la fin de l’été au niveau de la subvention salariale, au niveau de la PCU (Prestation canadienne d’urgence), au niveau de toutes ces prestations qui font en sorte que les gens puissent mettre de la nourriture sur la table et garder un toit sur leur tête et la tête de leur famille», a-t-il dit en point de presse.

Le gouvernement fédéral a dépensé jusqu’ici plus de 174 milliards $ en soutien direct pour aider les particuliers et les entreprises à affronter la crise, et s’est dit prêt à modifier certains programmes afin de permettre une reprise économique.

Les propriétaires d’entreprises canadiennes ont besoin d’avoir des réponses sur l’avenir de ces programmes d’aide afin de prendre les décisions qui s’imposent, a martelé James Cumming, porte-parole du Parti conservateur pour les petites entreprises.

«Il devrait y avoir un aperçu de ce à quoi les choses vont ressembler dans six mois. Le gouvernement dit que c’est difficile de le prévoir, mais je peux vous assurer que toutes les entreprises à qui j’ai parlé le font, même en ces temps volatiles», a fait valoir le député albertain lors d’une conférence de presse dimanche.

Son collègue Pierre Poilievre, qui a répété que le gouvernement avait «perdu le contrôle» des finances du pays avant même le début de la pandémie, n’a pas voulu dire si les libéraux de Justin Trudeau devraient ralentir le flot de dépenses et réduire le déficit ou injecter encore plus d’argent pour repartir l’économie.

«Si nous voulons favoriser la croissance, nous devons libérer le potentiel de l’entreprise privée», a-t-il dit, pointant du doigt les nombreux projets de ressources naturelles dans l’Ouest qui attendent une approbation fédérale pour démarrer.

Selon M. Julian, le gouvernement fédéral doit plutôt se tourner vers les revenus pour s’assurer de continuer à offrir de l’aide pendant la crise. Le NPD croit qu’en mettant fin aux paradis fiscaux et en imposant les «ultra riches», le Canada pourrait aller chercher 35 à 40 milliards $ par année et contrôler l’ampleur du déficit.

«Au lieu de couper des services, ce qui est préconisé par certains, on prévoit d’aller chercher ces ressources-là pour qu’on puisse mettre en place un cadre financier stable et faire en sorte qu’on puisse avoir des services et améliorer les services dans les années à venir. C’est cette vision-là qu’on espère voir demain», a-t-il dit.

Le Bloc québécois, de son côté, dit que le gouvernement fédéral doit prendre tous les moyens pour préserver la vitalité des régions du Québec, déjà durement touchées par les conséquences économiques de la pandémie.

«Le gouvernement doit s’assurer de prendre tous les moyens pour préserver leur vitalité, notamment en modulant la PCU pour y greffer des incitatifs à l’emploi, en concrétisant les assouplissements aux critères de la subvention salariale aux entreprises saisonnières et en donnant les outils appropriés aux régions pour assurer la survie de l’économie», a énuméré Gabriel Ste-Marie, porte-parole du Bloc québécois en matière de finances.

M. Ste-Marie demande également à ce que le gouvernement fédéral transfère les 14 milliards $ promis aux provinces et territoires sans conditions - quelque chose que le premier ministre Justin Trudeau s’est refusé à faire jusqu’à maintenant.

Catherine Lévesque, La Presse canadienne

Pourvoi contre le Procureur général du Québec et la santé publique: le cabinet Guy Bertrand se retire 

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Pourvoi contre le Procureur général du Québec et la santé publique: le cabinet Guy Bertrand se retire 

Le cabinet Guy Bertrand a décidé de se retirer du pourvoi en contrôle judiciaire intenté par la Fondation pour la défense des droits et libertés du peuple (FDLP) contre le Procureur général du Québec et la Direction nationale de la santé publique.

Dans une lettre datée du 6 juillet et adressée notamment à la FDLP et à son président, Stéphane Blais, le cabinet explique que «cette décision est fondée sur le fait que, par votre conduite et vos déclarations publiques, alors que les tribunaux étaient saisis de cette affaire, vous avez rompu le lien de confiance avocat-client qui devait exister en toutes circonstances jusqu’à la fin des auditions devant la Cour supérieure».

«En effet, par vos faits et gestes, vous avez gravement porté atteinte à la crédibilité de la procédure judiciaire que nous nous avez demandé de construire au nom de la Fondation. Par votre comportement, votre langage et votre attitude, relativement à la désobéissance civile, le non-respect de la Loi et votre activisme politique, alors que votre cause étaient pendante devant les tribunaux, vous avez détruit votre propre crédibilité face à la Cour», écrit le cabinet. 

La boîte d’avocats fait allusion notamment à la déclaration «intempestive» faite par Stéphane Blais le 2 juillet au restaurant Le Conti, où «vous avez fait la preuve que votre rôle d’activiste et de politicien était incompatible avec celui de président et de porte-parole d’une Fondation qui a choisi de s’en remettre aux tribunaux pour défendre les droits et libertés fondamentaux de la personne violés par l’État québécois, pendant la pandémie».

«C’est ainsi que, devant des dizaines de personnes qui vous ont applaudi à tout rompre, vous avez grossièrement et volontairement déformé le rôle de la Cour supérieure, saisie de votre dossier, en lui disant, en quelque sorte, que vous lui donniez la "chance" de vous faire gagner votre cause», ajoute le cabinet Guy Bertrand.

Pour lui, il est «de notoriété publique» que Stéphane Blais et sa fondation encouragent «directement et indirectement la désobéissance civile et le non-respect de la Loi». 

À LIRE AUSSI : Restaurants «délinquants»: quelles sont les conséquences?

À propos de la soirée au Conti, dont Le Soleil a fait état, samedi, Me Bertrand écrit que «heureusement que nous ne sommes pas tombés dans ce piège que vous nous aviez tendu ce soir-là en nous invitant gentiment, mon épouse et moi, à un dîner en tête à tête avec vous et votre conjointe et un autre couple». «Nous avons flairé la mauvaise affaire à la dernière minute», mentionne-t-il.

C’est Stéphane Blais lui-même qui, par souci de transparence, a rendu publique la lettre sur sa page FB, mardi, en mi-journée, à deux jours de la première audience devant la Cour supérieure.

«Je suis en PROFOND DÉSACCORD avec ses propos. Oui, je suis un fervent de l'approche de Me Galati [Rocco, spécialisé en droit constitutionnel] et de Martin Luther King qui font de la désobéissance civile un devoir lorsque la tyrannie pointe son nez. Oui, nous allons passer par les tribunaux. Non, le peuple n'acceptera pas la DICTATURE. JAMAIS. Je n'ai jamais caché mon allégeance au peuple, un peuple qui n'est pas "fanatique" mais qui s'éveille et voit de plus en plus voit se qui se passe. Tout simplement», écrit le comptable de formation, ajoutant que «la poursuite appartient à la Fondation et nous continuons jusqu'à la victoire». 

«Oui, il y a un plan B et on a des avocats qui travaille [sic] pour la fondation pour intervenir à court terme sur les masques, injonction, etc.» mentionne-t-il en post-scriptum. 

Dans sa poursuite déposée à la Cour supérieure, la fondation créée en mai dernier allègue que le confinement du Québec tout entier était une mesure «déraisonnable et injustifiable» pendant l’état d’urgence sanitaire, que cette décision a brimé et menacé les droits et libertés des citoyens et que l’État aurait pu prendre des mesures moins draconiennes. 

L’action vise plus particulièrement à faire déclarer inconstitutionnels et inopérants plusieurs articles de la Loi sur la santé publique qui octroie des pouvoirs au gouvernement pour agir en temps de crise. 

Bolsonaro contaminé, Washington quitte l’OMS

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Bolsonaro contaminé, Washington quitte l’OMS

RIO DE JANEIRO — Le président brésilien Jair Bolsonaro, le plus outrageusement «corona-sceptique» des dirigeants mondiaux, a annoncé mardi qu’il avait été testé positif à la COVID-19, au moment même où Donald Trump a officiellement lancé la procédure de retrait des États-Unis de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Parallèlement, l’OMS a mis en garde contre une accélération de l’épidémie et sur la probable capacité du virus à se transmettre par voie aérienne, soit de manière beaucoup plus contagieuse qu’initialement envisagé.

Le gouvernement de Donald Trump, autre dirigeant connu pour minimiser la gravité de l’épidémie dans son pays, a confirmé avoir notifié son retrait de l’OMS qu’il avait accusée d’avoir tardé à réagir après l’apparition du virus en Chine en décembre afin de ménager Pékin.

Dans l’immédiat, c’est Jair Bolsonaro, 65 ans, qui a dû se résoudre à révéler qu’il avait été contaminé. Malgré un bilan de plus de 66 000 morts, il n’a cessé de minimiser les ravages faits par le virus dans son pays. «Le résultat positif [du test] vient d’arriver», a-t-il déclaré à la télévision.

«Les médecins m’ont donné de l’hydroxychloroquine et de l’azithromycine (un antibiotique) et après je me suis senti mieux. Je vais parfaitement bien», a-t-il affirmé, évoquant ce premier médicament sujet de tant de débats, un temps adopté par Donald Trump, mais dont l’OMS a fini par conclure qu’il n’avait aucun effet bénéfique.

Presque au même moment, à Genève, l’OMS lançait un nouveau signal d’alarme : l’épidémie de COVID-19 «s’accélère», a fait 400 000 nouveaux cas au cours du week-end dernier et «nous n’avons pas atteint le pic».

«En réalité, certains pays ont fait des progrès significatifs dans la réduction du nombre de décès, alors que dans d’autres pays, les décès sont toujours en augmentation», a expliqué le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Plus de trois millions de cas de COVID-19 ont été recensés en Amérique latine et aux Caraïbes depuis le début de l’épidémie, dont plus de la moitié au Brésil, selon un bilan établi mardi par l’AFP à partir de sources officielles.

La pandémie a tué à ce jour au moins 539 620 personnes dans le monde.

Par voie aérienne

Pire, l’organisation a admis que de plus de plus d’éléments tendaient à prouver que le virus se transmettait non seulement par projection de gouttelettes ou contact, mais aussi par voie aérienne, en suspension dans l’air, après qu’un groupe de 239 scientifiques internationaux a alerté lundi sur ce mode de contagion.

«Nous reconnaissons que des preuves émergent dans ce domaine», a déclaré Benedetta Allegranzi, une responsable de l’OMS. «La possibilité d’une transmission par voie aérienne dans les lieux publics, particulièrement bondés, ne peut pas être exclue», a-t-elle ajouté, soulignant toutefois que les preuves devaient encore être «rassemblées et interprétées».

Car si la situation semble sous contrôle en Europe, continent le plus durement touché par le virus qui y a fait plus de 200 000 morts — dont plus des deux tiers au Royaume-Uni, en Italie, en France et en Espagne — l’inquiétude croît, notamment en Australie où le reconfinement de Melbourne (sud-est) durera au moins six semaines.

«Jusqu’aux genoux» 

De leur côté les États-Unis, pays le plus touché par la pandémie, continuent de battre des records de contaminations avec 60 000 nouveaux cas pour la seule journée de mardi selon l’université Johns Hopkins. Plus de 1100 personnes y sont décédées de la COVID-19 lors des dernières 24 heures.

Le directeur de l’Institut américain des maladies infectieuses, Anthony Fauci, a jugé que son pays était encore «enfoncé jusqu’aux genoux» dans la pandémie. Selon lui, il faut agir immédiatement pour enrayer la résurgence actuelle, notamment dans l’ouest et le sud du pays.

Donald Trump estime au contraire avoir fait «du bon travail» et affirmé que le pays est «en bonne position». Son gouvernement a annoncé mardi avoir accordé 1,6 milliard $US à la biotech américaine Novavax pour son projet de vaccin, garantissant le cas échéant aux États-Unis la priorité des 100 millions de premières doses.

Explosion en Inde

Le nombre de contaminations explose aussi en Inde, troisième pays au monde en nombre de cas déclarés, et qui a franchi mardi la barre des 20 000 morts, avec une épidémie particulièrement virulente dans les grandes villes de Bombay, Delhi et Chennai.

Au Kenya, les écoles primaires et secondaires ne rouvriront qu’en janvier 2021, a annoncé mardi le ministre de l’Éducation. Quant à l’Iran, il a enregistré mardi un nombre record de 200 décès mardi.

La Chine a de son côté annoncé mardi qu’aucun nouveau malade n’avait été enregistré dans les 24 dernières heures à Pékin, une première depuis un rebond épidémique le mois dernier.

PIB en chute

L’Europe s’inquiète toujours d’une résurgence des cas, conduisant à la mise en place de nouvelles restrictions locales. En Espagne, les autorités sanitaires se disent «très préoccupées» par la reprise de l’épidémie dans une région de 200 000 habitants en Catalogne (nord-est), soumise à des mesures d’isolement samedi, à l’instar d’une autre région côtière en Galice (nord-ouest).

Sur le front économique, l’impact de la crise sanitaire sur le PIB de la zone euro sera pire que prévu : -8,7 % en 2020, a averti mardi la Commission européenne.

La Banque africaine de développement (BAD) a de son côté estimé dans un rapport mardi que près de 50 millions d’Africains pourraient basculer dans l’extrême pauvreté en raison des conséquences économiques de l’épidémie sur le continent.

Treize morts s’ajoutent au bilan de la COVID-19 au Québec

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Treize morts s’ajoutent au bilan de la COVID-19 au Québec

La pandémie a fait neuf nouveaux morts au Québec au cours des 24 dernières heures, a-t-on annoncé mardi.

Le bilan est maintenant de 5590 morts, quand on y ajoute quatre décès survenus avant le 29 juin.

On recensait 60 nouvelles infections, pour un total de 55 997 cas.

Le nombre d’hospitalisations avait plongé de 30, à 347. Une personne de plus se trouvait aux soins intensifs, soit 26.

Treize infections s’étaient ajoutées dans la région de Montréal par rapport à lundi, pour un total de 27 438. On comptait 5838 cas dans la région de Laval, une hausse de seulement trois, et 7983 en Montérégie.

Les autres développements de la journée

La société biopharmaceutique québécoise Medicago et le géant pharmaceutique britannique GSK ont annoncé mardi une collaboration en vue de développer et d’évaluer un vaccin candidat contre la COVID-19.

Les transactions avec de l’argent comptant peuvent se faire dans les établissements commerciaux en limitant le temps et la distance d’interaction entre les travailleurs et les clients et en restant vigilant sur l’hygiène des mains après la transaction. Cette recommandation figure dans un document intérimaire mis à jour lundi par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

Un nouveau sondage révèle que les compagnies aériennes qui espèrent compter sur l’appui de la population à leurs plans pour affronter la COVID-19 devraient s’attendre à des turbulences. Soixante-douze pour cent des Canadiens interrogés par la firme Léger et l’Association d’études canadiennes disent qu’ils ne sont pas à l’aise de monter dans un avion depuis que plusieurs compagnies aériennes ont décidé d’assouplir leurs propres exigences en matière de distanciation physique à bord de leurs appareils.

Refuser le masque équivaut à conduire en état d’ébriété, selon un prix Nobel

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Refuser le masque équivaut à conduire en état d’ébriété, selon un prix Nobel

PARIS — Refuser de porter un masque pour aider à lutter contre l’épidémie de COVID-19, c’est aussi antisocial que de conduire après avoir bu de l’alcool, selon le président de la Royal Society de Londres et prix Nobel de chimie, Venki Ramakrishnan.

Les propos de Venki Ramakrishnan interviennent alors que deux nouveaux rapports soulignent que le port du masque peut contribuer à réduire considérablement la propagation de virus comme celui de la COVID-19.

«Avant, il était tout à fait normal de prendre quelques verres et de rentrer à la maison, et il était également normal de conduire sans ceinture de sécurité», rappelle-t-il mardi dans un communiqué. «Aujourd’hui, ces deux comportements seraient considérés comme antisociaux et le fait de ne pas porter de masque en public devrait être considéré de la même manière».

«Si nous en portons tous un, nous nous protégeons les uns les autres et ainsi nous-mêmes», a-t-il poursuivi, rappelant que «le virus n’a pas été éliminé».

Le masque a un rôle à jouer, avec le fréquent lavage des mains et la distance physique, car il n’y a pas de «solution miracle» contre ce virus, selon lui.

Les masques en tissu réduisent la dispersion des particules orales avec 50 et 100 % de l’efficacité des masques chirurgicaux, en fonction d’un certain nombre de facteurs, relèvent des chercheurs des universités de Pennsylvanie et de Cambridge, rédacteurs d’un des deux rapports.

«Il y a même aujourd’hui des preuves que les masques pourraient bénéficier directement au porteur», assure Paul Edelstein, professeur émérite de pathologie et de médecine de laboratoire de l’université de Pennsylvanie.

Le deuxième rapport publié par la Royal Society relève de grandes différences dans les taux de port du masque parmi les pays riches: fin avril, l’adoption du port du masque était de 25 % en Grande-Bretagne contre 83,4 % en Italie, 65,8 % aux États-Unis et 63,8 % en Espagne.

«Dans des pays comme l’Italie, les États-Unis et l’Espagne, les gens ont rapidement adopté des masques faciaux», notamment car «les autorités leur ont fourni des directives claires», estime Melinda Mills de l’Université d’Oxford, principal auteur de ce document.

Le mois dernier, l’Organisation mondiale de la santé et les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) aux États-Unis ont publié des directives actualisées recommandant à tout le monde de porter des masques dans les zones publiques où existe un risque de transmission de la COVID-19.

La Santé publique approuve la manipulation de l’argent comptant, mais avec précautions

COVID-19

La Santé publique approuve la manipulation de l’argent comptant, mais avec précautions

MONTRÉAL — Les transactions avec de l’argent comptant peuvent se faire dans les établissements commerciaux en limitant le temps et la distance d’interaction entre les travailleurs et les clients et en restant vigilant sur l’hygiène des mains après la transaction.

Cette recommandation figure dans un document intérimaire mis à jour lundi par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

Depuis que le déconfinement généralisé du commerce au détail a permis la réouverture des magasins au Québec, le paiement en argent comptant est de nouveau accepté dans plusieurs d’entre eux.

L’INSPQ signale qu’il a été démontré que le nombre viable de virus SRAS-CoV-2 diminue rapidement une fois sur des surfaces telles le cuivre, le carton, le plastique et l’acier inoxydable. De plus, il n’y a pas eu de cas documenté de transmission du virus à travers les échanges de monnaie, de cartes de crédit et de billets de banque.

Toutefois, l’INSPQ signale que le temps de survie du virus sur les surfaces ne renseigne pas sur le pouvoir infectieux résiduel du coronavirus à l’égard des individus exposés.

Par conséquent, parmi ses mesures de prévention, l’Institut recommande de limiter les échanges de main à main de billets, pièces, chèques, cartes de crédit, pièces de fidélité et coupons de réduction, entre autres. Il propose de privilégier le paiement sans contact, idéalement sur des terminaux fixes, qui n’ont pas à être manipulés.

Les travailleurs du commerce au détail devraient appliquer l’hygiène des mains le plus souvent possible, idéalement entre chaque client s’il y a eu contact avec l’argent, la carte ou le terminal manipulé par le clientèle.

L’Institut national de santé publique du Québec rappelle que le mode de transmission principal du coronavirus reste l’interaction entre deux personnes via l’émission de microgouttelettes contagieuses.

En début de pandémie de COVID-19, la Banque du Canada a recommandé aux détaillants d’accepter les paiements en argent comptant, affirmant que les risques associés à la manipulation de l’argent n’étaient pas plus élevés que ceux de toucher n’importe quelle autre surface, comme les poignées de porte ou les comptoirs de cuisine.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait émis une opinion identique.

La pandémie a toutefois accéléré une tendance que la Banque du Canada avait déjà constaté en 2017 : son enquête sur les méthodes de paiement réalisée cette année-là révélait que 33 % des transactions ont été effectuées en espèces, comparativement à 54 % en 2009.

Une enquête publiée au milieu du mois de mai par Interac a indiqué que les virements électroniques étaient plus fréquents que jamais pendant la pandémie de COVID-19 et que le paiement sans contact était aussi en hausse.

En mai dernier, le Conseil canadien du commerce de détail a recommandé à ses membres d’encourager les modes de paiement sans contact plutôt que de les obliger.

Tom Hanks: <em>Greyhound</em> peut servir de leçon face au coronavirus

Cinéma

Tom Hanks: Greyhound peut servir de leçon face au coronavirus

LOS ANGELES — Tom Hanks a «le coeur brisé» que son nouveau film de guerre ne sorte pas dans les cinémas à cause de la pandémie, mais il a bon espoir qu’il puisse servir de leçon aux spectateurs sur la façon de se comporter face à l’adversité, même s’il s’agit d’un virus.

Greyhound, diffusé sur Apple TV+ à partir du 10 juillet, a été écrit par Tom Hanks, qui y incarne le rôle d’un capitaine escortant un convoi de navires alliés dans leur traversée de l’Atlantique nord, écumé par les sous-marins allemands durant la Seconde Guerre mondiale.

Le gouvernement Trump signe un autre gros chèque pour un projet de vaccin

COVID-19

Le gouvernement Trump signe un autre gros chèque pour un projet de vaccin

WASHINGTON — Le gouvernement de Donald Trump a annoncé mardi avoir accordé 1,6 milliard $US à la biotech américaine Novavax pour son projet de vaccin contre la COVID-19, garantissant aux États-Unis la priorité des 100 millions de premières doses en cas d’efficacité prouvée.

L’administration de Donald Trump a lancé l’opération «Warp Speed» («au-delà de la vitesse de la lumière») pour tenter de produire 300 millions de doses d’un vaccin d’ici janvier 2021, afin de vacciner les Américains en priorité. À la différence de l’Europe et d’autres pays, les États-Unis jouent cavalier seul et ne participent pas à des collectes de fonds internationales.

Le gouvernement américain a investi des milliards de dollars dans les projets rivaux de plusieurs biotechs et de laboratoires, fondés sur des technologies différentes, pour en financer les essais cliniques et, en parallèle, la construction de sites de fabrication à très grande échelle. Sans compter l’achat de 92 % de la production de l’antiviral remdesivir jusqu’à septembre, premier médicament ayant prouvé une relative efficacité sur les malades de la COVID-19.

«L’opération Warp Speed crée un portefeuille de vaccins pour augmenter les chances que nous ayons au moins un vaccin sûr et efficace dès la fin de l’année», a déclaré Alex Azar, secrétaire à la Santé.

L’investissement des ministères de la Santé et de la Défense dans Novavax, basée dans le Maryland, devrait garantir la fabrication de 100 millions de doses à la fin de cette année, à utiliser dans des essais cliniques et, éventuellement, pour une campagne de vaccination en cas d’homologation.

«Nous sommes honorés du partenariat avec l’opération Warp Speed pour faire avancer notre projet de vaccin avec une urgence extraordinaire, dans le but de fournir une protection vitale à la population de notre pays», a déclaré Stanley Erck, PDG de Novavax.

Novavax a commencé ses essais cliniques sur 130 personnes en Australie en mai, avec l’aide de financements de la CEPI, une coalition publique-privée consacrée au financement de vaccins; les résultats n’en sont pas encore connus. Elle devrait lancer l’essai dit de phase 3 (la dernière et plus grande) à l’automne, avec jusqu’à 30 000 participants, selon un communiqué. Son projet de vaccin s’appelle NVX-CoV2373.

Les États-Unis avaient auparavant investi plus de deux milliards $US dans les projets de vaccins de Johnson & Johnson (456 millions), Moderna (483 millions) et AstraZeneca (1,2 milliard, en partenariat avec Oxford), ces deux derniers étant les plus avancés. Le laboratoire français Sanofi avait reçu un petit contrat en février (30 millions), mais on ignore s’il a été retenu dans «Warp Speed».

L’opération, selon le ministère de la Santé le 16 juin, avait initialement sélectionné 14 projets, ramenés ensuite à sept (la liste complète n’est pas publique).

Les États-Unis ont aussi investi dans d’autres sociétés pour augmenter la capacité d’usines de production pharmaceutique, ainsi que la fabrication de seringues et de flacons en verre qui seront nécessaires pour distribuer les futurs vaccins et traitements.

Mardi, Washington a également accordé 450 millions $US à la société Regeneron pour son traitement expérimental (REGN-COV2) contre la COVID-19, non prouvé, mais en cours d’essai à la fois sur des malades du coronavirus (aux États-Unis, au Brésil, au Mexique et au Chili), et sur des gens non infectés, mais récemment exposés au virus (aux États-Unis).

Les premiers résultats pourraient être annoncés cet été. À ce jour, seuls le remdesivir et le stéroïde dexaméthasone ont démontré une efficacité sur des malades du coronavirus.

L’immunité au coronavirus peut-être plus répandue qu’on ne le croit

Santé

L’immunité au coronavirus peut-être plus répandue qu’on ne le croit

MONTRÉAL - L’immunité au coronavirus est possiblement plus répandue qu’on ne le croit, affirment des scientifiques suédois.

Les chercheurs de l’Institut Karolinska ont examiné 200 personnes. Pour chaque sujet chez qui ils ont détecté les anticorps contre le SRAS-CoV-2, ils en ont trouvé deux qui possédaient les cellules T capables d’identifier et de détruire les cellules infectées, selon la BBC britannique.

Les anticorps se lient au virus et l’empêchent d’infecter une cellule. Les cellules T, quant à elles, repèrent les cellules qui ont déjà été infectées et les anéantissent pour les empêcher de contaminer leurs voisines.

Les sujets chez qui des cellules T spécifiques au coronavirus ont été détectées ont probablement eux aussi déjà produit des anticorps, mais cette réponse s’était possiblement atténuée au point de ne plus être détectable. Ils devraient quand même être protégés du virus.

Cela pourrait vouloir dire que l’immunité face au coronavirus est plus répandue que ce qui est indiqué par les seuls tests de détection des anticorps.

COVID-19: des escouades de sensibilisation dans les restaurants et les rues de Québec

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COVID-19: des escouades de sensibilisation dans les restaurants et les rues de Québec

EXCLUSIF / La Direction de la santé publique enverra des équipes formées dans les restaurants et lieux publics afin de sensibiliser la population au respect des consignes sanitaires, tels le port du masque et la distanciation physique de deux mètres.

Les escouades sont composées d’employés de santé et sécurité au travail du CIUSSS de la Capitale-Nationale. Elles visiteront les restaurateurs afin de leur rappeler que les règles sanitaires ne sont pas facultatives. 

«On a remarqué que certains ont des difficultés à la mise en place des mesures, on a le souci de les soutenir. Particulièrement les restaurants, dans un objectif de prévention et de sécurité pour les travailleurs», exprime Julie Lizotte, cheffe de service en santé au travail à la Direction de la santé publique.

Composées de deux à quatre personnes, les équipes ont le principal mandat d’informer et de sensibiliser. Elles aideront les employeurs à se conformer aux obligations de la santé publique. Pas question de faire la chasse aux sorcières, le but n’est pas de dénoncer les personnes ou commerces qui ne respectent pas les consignes.

«Comme on arrive avec l’objectif de les soutenir dans l’application des mesures, de façon générale, on va être bien reçus, on n’est pas là pour faire de la dénonciation. Je m’attends à ce que la majorité des milieux reçoivent nos escouades dans le respect», note Mme Lizotte.

Les escouades seront d’abord envoyées sur les artères achalandées de la ville; Grande Allée, l'avenue Maguire, la rue Saint-Joseph et le chemin Saint-Louis. Ils y visiteront principalement les établissements de restauration.

À LIRE AUSSI: Restaurants «délinquants»: quelles sont les conséquences? 

Dans un second temps, les escouades se dirigeront aussi dans les centres commerciaux, les plaines d’Abraham, les plages et différents lieux achalandés. 

«Des hygiénistes dentaires du réseau ont aussi été libérées pour faire d’autres équipes. Elles amènent une belle complémentarité à nos équipes de santé au travail. On expliquera notamment la façon dont la contamination se produit, ça permet aux gens de comprendre l’importance du port de l’équipement, il protège soi-même et les autres», ajoute aussi Julie Lizotte.

Les employés de santé au travail couvriront donc le volet des restaurateurs, alors que les hygiénistes dentaires s’adresseront à la population en général. Les équipes parleront notamment des bonnes pratiques d’hygiène respiratoire, du port du masque et des bienfaits de la distanciation.

«Ultimement, on espère que ça freine la transmission. Tant les travailleurs que la population qui fréquente leurs installations doivent adhérer aux mesures pour prévenir la contamination», termine Mme Lizotte.

Depuis les derniers jours, on remarque plusieurs dénonciations dans la région de Québec, certains citoyens montrent du doigt les restaurants qui ne respectent aucune consigne sanitaire. Rappelons que la CNESST ou le MAPAQ sont dans le droit de remettre les amendes et avertissements nécessaires pour tout comportement qui n’est pas jugé sécuritaire pour les clients ou les travailleurs.

Les policiers peuvent aussi intervenir lors d’événements s’ils jugent que les consignes du gouvernement ne sont pas respectées, comme ils le faisaient auprès des citoyens en période de confinement. 

La Ville de Montréal a aussi annoncé lundi qu’elle souhaite rendre obligatoire le port du masque dans tous les lieux publics fermés. 

Flambée des cas de la COVID-19 aux États-Unis

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Flambée des cas de la COVID-19 aux États-Unis

WASHINGTON — L’inquiétude face à la pandémie régnait toujours lundi aux États-Unis, où la barre des 130 000 morts de la COVID-19 a été dépassée, et des scientifiques internationaux alertaient sur la possible transmission du coronavirus dans l’air.

Le virus a fait officiellement plus de 130 240 morts dans le pays, qui continue de battre des records de contaminations (près de 55 000 en une journée lundi).

Bilan pour Québec: 10 nouveaux cas et six autres décès

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Bilan pour Québec: 10 nouveaux cas et six autres décès

La région de Québec déplore six autres décès sur son territoire, survenus dans les trois derniers jours. Par ailleurs, le CIUSSS de la Capitale-Nationale annonce la levée de l’éclosion du virus dans les résidences Jardins d’Évangéline et Clairière du Boisé.

Avec six nouveaux usagers emportés par la COVID-19, le lourd bilan de décès du CHSLD Jardins du Haut Saint-Laurent s’élève à 38. Au total, 89 usagers et 108 employés ont contracté le virus. 

Dans la région, on enregistre 10 nouveaux cas, ce qui porte le total de personnes infectées à 1861, dont 1457 sont maintenant considérées comme guéries. Le total des décès affiche maintenant 185. Seulement trois nouveaux cas ont été déclarés dans les foyers d’éclosions de la région. 

Dans les hôpitaux du territoire, neuf personnes sont hospitalisées, aucune d’entre elles ne se trouve aux soins intensifs. 

Deux autres foyers d’éclosions sont toujours actifs : CHSLD Hôpital général (165 cas et 36 décès) et CHSLD Le Faubourg (69 cas et 13 décès).

L’éclosion de COVID-19 dans la résidence Jardins d’Évangéline a fait 14 victimes, une seule à la Clairière du Boisé. 

Chaudière-Appalaches

En Chaudière-Appalaches, jusqu’à 521 personnes ont contracté le virus, 507 d’entre elles sont rétablies. Sur le territoire, une seule personne est hospitalisée. La COVID-19 a fait seulement huit victimes. 

Des scientifiques appellent au principe de précaution contre la possible transmission du coronavirus par l'air

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Des scientifiques appellent au principe de précaution contre la possible transmission du coronavirus par l'air

WASHINGTON — «Il est temps de s’occuper de la transmission aérienne de la COVID-19», écrivent 239 scientifiques internationaux dans un article appelant les autorités de santé de la planète et en particulier l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à recommander activement l’aération des espaces publics intérieurs.

À ce jour, l’OMS et d’autres autorités de santé, dont celles des États-Unis, estiment que le coronavirus responsable de la maladie de la COVID-19 est principalement transmis par des gouttelettes projetées par la toux, l’éternuement et la parole directement sur le visage de personnes à proximité, ou présentes sur des surfaces où elles peuvent survivre des heures ou des jours.

Mais plusieurs études, sur le virus SARS-CoV-2 et d’autres virus respiratoires, ont mis en évidence que des particules virales présentes à l’intérieur de microgouttelettes dans l’air expiré par une personne infectée pouvaient rester en suspension dans l’air en intérieur, potentiellement plusieurs heures, où elles pourraient ensuite être inspirées par d’autres. Il n’est pas encore prouvé que ces particules peuvent provoquer des infections, mais les indices s’accumulent.

«Nous appelons la communauté médicale et les organismes nationaux et internationaux compétents à reconnaître le potentiel de transmission aérienne de la COVID-19», écrivent dans la revue Clinical Infectious Diseases d’Oxford deux scientifiques, Lidia Morawska de l’université de Queensland et Donald Milton de l’université du Maryland, dans un article auquel ont contribué ou que soutiennent 237 autres signataires déclarés à la fin.

«Il existe un potentiel important de risque d’inhalation de virus contenus dans des gouttelettes respiratoires microscopiques (microgouttelettes) à des distances courtes et moyennes (jusqu’à plusieurs mètres, de l’ordre de l’échelle d’une pièce), et nous promouvons le recours à des mesures préventives pour empêcher cette voie de transmission aérienne», poursuivent-ils.

En priorité, il faut mieux ventiler les lieux de travail, les écoles, les hôpitaux et maisons de retraite, et installer des outils de lutte contre les infections tels que des filtrations de l’air de haut niveau et des rayons ultraviolets spéciaux qui tuent les microbes.

Ces recommandations sont souvent peu coûteuses, arguent-ils, comme d’ouvrir portes et fenêtres; mais dans les consignes sanitaires actuelles, la priorité reste donnée au lavage de mains, aux masques et à la distanciation physique.

«La transmission par l’air de SARS-CoV-2 n’est pas universellement acceptée; mais notre opinion collective est qu’il existe bien assez d’éléments probants pour appliquer le principe de précaution», disent les scientifiques.

L’OMS fait la distinction entre les virus transmis par l’air, comme la rougeole, et les autres, mais «ce n’est pas un problème de dichotomie», dit à l’AFP l’une des signataires, la professeure Caroline Duchaine, directrice du laboratoire sur les bioaérosols à l’université de Laval au Québec.

«On fait une erreur si on fait une opposition entre la transmission par des virus comme la rougeole et par la COVID-19», dit-elle.

Pour le coronavirus, «ce n’est certainement pas le mode de transmission principal», mais si on veut appliquer le principe de précaution, «il faut ajouter le contrôle de l’air» à l’arsenal sanitaire, insiste la professeure Duchaine.

Respect des consignes sanitaires: Christian Dubé tire un sérieux coup de semonce [VIDÉO]

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Respect des consignes sanitaires: Christian Dubé tire un sérieux coup de semonce [VIDÉO]

Le nouveau ministre de la Santé du Québec, Christian Dubé, a offert lundi un sérieux coup de semonce à ceux dont les agissements mettraient en péril le déconfinement de la province.

Il a ainsi prévenu les responsables de lieux de rassemblements — notamment les propriétaires de bars, de terrasses commerciales, de plages ou de piscines — qu'ils ont la responsabilité d'assurer le respect des consignes de la santé publique.

M. Dubé a précisé qu'on étudie actuellement ce qui pourrait advenir des permis des bars qui ne respecteraient pas ces consignes. Les propriétaires de ces établissements et les clients qui ne respectent pas les règles pourraient bientôt être passibles d'amendes.

Il n'a pas non plus exclu un éventuel reconfinement des bars. L'imposition d'une limite au nombre de clients, un resserrement des heures d'ouverture et l'obligation pour chaque client d'avoir une place assise sont d'autres mesures actuellement envisagées.

Une présence policière plus forte sera en place dès jeudi, dans les grands centres de la province.

M. Dubé a lancé que des ajustements seront apportés pour assurer que les événements des derniers jours ne se reproduisent plus.

«Je veux être très, très clair, a-t-il dit. Les fautifs devront être sanctionnés et nous n'hésiterons pas à fermer les établissements au besoin. On ne laissera pas passer une autre fin de semaine avec des incidents de la sorte.»

Rappelant la situation dans certains États américains, il a ensuite martelé qu'il n'est pas question de laisser une minorité de délinquants mettre en péril la santé des Québécois et la relance de la province.

Nombre de cas 

Le coronavirus a fait trois nouvelles victimes au Québec au cours des 24 dernières heures, a-t-on annoncé lundi.

Le bilan s'établit donc maintenant à 5577 morts. On recensait 74 nouveaux cas, pour un total de 55 937 personnes infectées.

Le nombre d'hospitalisations était en hausse de six, à 377. Une personne de moins se trouvait aux soins intensifs, soit 25.

Seulement huit infections s'étaient ajoutées dans la région de Montréal par rapport à dimanche, pour un total de 27 425. On comptait 5835 cas dans la région de Laval et 7961 en Montérégie.

C'est d'ailleurs dans cette dernière région que la situation s'est le plus détériorée, avec 33 nouveaux cas en 24 heures.

Les autres développements de la journée

Le coup de pouce d'Ottawa promis aux aînés depuis la mi-mai sera distribué cette semaine. Les personnes âgées admissibles à la pension de la Sécurité de la vieillesse recevront un paiement unique de 300$. Celles qui sont admissibles au Supplément de revenu garanti (SRG) recevront 200$ de plus, pour un total de 500$.

Un regroupement de restaurateurs canadiens affirme que ceux-ci auront besoin d'une aide continue du gouvernement du Canada pour maintenir leur fonctionnement avec les restrictions en cours rendues nécessaires par la pandémie de la COVID-19.

Les coronavirus saisonniers ne protègent pas les enfants de la COVID-19

COVID-19

Les coronavirus saisonniers ne protègent pas les enfants de la COVID-19

PARIS — Les fréquentes infections par des coronavirus saisonniers, responsables chaque hiver de rhumes et de bronchites dès la petite enfance, ne protègent ni de l’infection par le nouveau coronavirus, ni des formes graves liées à la COVID-19 apparentées à la maladie de Kawasaki, selon une étude.

L’étude, coordonnée par l’hôpital Necker (AP-HP, Paris) et l’Institut Pasteur et mise en ligne sur le site de pré-publication Medrxiv, confirme la grande fréquence et le taux important d’anticorps contre les coronavirus saisonniers dans la population générale, ce qui n’empêche pourtant pas les infections par ces virus chaque hiver.

«L’infection par les coronavirus saisonniers n’offre pas une protection significative contre l’infection par le virus SARS-CoV-2 et les autres maladies associées comme le syndrome apparenté à la maladie de Kawasaki», relève Marc Eloit, responsable du laboratoire de découverte de pathogènes à l’Institut Pasteur dans un communiqué.

«Si le virus de la COVID-19 se comporte comme les coronavirus saisonniers, cette observation interroge sur la capacité de la population à atteindre un niveau d’immunité suffisant pour empêcher la réapparition régulière de la maladie» en déduit le chercheur, co-auteur de l’étude.

Les anticorps contre les quatre coronavirus saisonniers (NL63, HKU1, 229E, OC43) ont été retrouvés chez 67-100 % des enfants en fonction des virus.

Le niveau de ces anticorps était comparable entre les enfants présentant un test de sérologie positif pour le SARS-CoV-2 et ceux qui étaient séronégatifs, qu’il s’agisse des malades avec syndrome apparenté à la maladie de Kawasaki ou de ceux qui ont fait une forme pas ou peu symptomatique de COVID-19, montre l’étude.

Des anticorps neutralisants le virus SARS-CoV-2 étaient présents chez 56 % des enfants positifs, avec une fréquence relative augmentant avec le temps (jusqu’à 100 % en fin d’étude, à deux mois du pic de l’épidémie).

Plus de la moitié (69,4 %) de ces enfants n’avait jamais eu de symptômes évocateurs d’infection.

La question de l’éventuelle immunité croisée conférée par les quatre coronavirus saisonniers vis-à-vis de la COVID-19, a été récemment posée après la mise en évidence d’anticorps et de cellules immunitaires reconnaissant le nouveau coronavirus chez des personnes avant la phase épidémique.

Les enfants font des formes de COVID-19 peu symptomatiques qui passent souvent inaperçues. Les atteintes sévères apparentées à la maladie de Kawasaki sont très rares.

L’étude Ped-Covid s’est déroulée du 1er mars au 1er juin dans sept hôpitaux parisiens et de la proche couronne, auprès de 775 enfants (de 0 à 18 ans), dont 36 présentaient un syndrome inflammatoire lié à la COVID-19 et apparenté à la maladie de Kawasaki.

Aide continue réclamée par plusieurs restaurateurs du Canada

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Aide continue réclamée par plusieurs restaurateurs du Canada

TORONTO — Un regroupement de restaurateurs canadiens affirme que ceux-ci auront besoin d'une aide continue du gouvernement du Canada pour maintenir leur fonctionnement avec les restrictions en cours rendues nécessaires par la pandémie de COVID-19.

Les résultats d'une enquête dévoilée lundi par Restaurants Canada indiquent que plus de la moitié des répondants qui sont ouverts pour la cueillette et la livraison seulement ou qui ont rouvert leurs salles à manger selon les nouvelles restrictions déclarent fonctionner à perte.

Parmi eux, 13 % estiment qu'ils pourront redevenir rentables dans une échéance de six mois ou moins; ce délai sera de 7 à 12 mois pour 31 % d'entre eux, de 12 à 18 mois pour 36 % et de plus de 18 mois pour 20 %.

Pour le troisième mois consécutif, plus de 90 % des répondants ont déclaré une baisse de leur chiffre d'affaires par rapport à la même période l'année dernière.

Restaurants Canada demande donc au gouvernement fédéral de prolonger et de renforcer l'aide aux entreprises de services alimentaires tant que les restrictions seront en place.

Aide aux loyers

Elle espère aussi une aide aux loyers et un soutien pour les quelque 50 % des propriétaires de restaurants qui sont aux prises avec des locateurs non disposés à participer au programme d'Aide d'urgence du Canada pour le loyer commercial (AUCLC) ou à offrir une autre forme d'aide aux loyers.

Avant le début de la pandémie de la COVID-19, le secteur canadien des services alimentaires était une industrie au chiffre d'affaires annuel de 93 milliards $ qui employait directement 1,2 million de travailleurs.

Le sondage a été réalisé entre le 25 juin et le 3 juillet derniers. Restaurants Canada a reçu 947 questionnaires remplis par des exploitants de services alimentaires de toutes les régions du Canada, représentant 11 623 établissements.

L'acteur de théâtre Nick Cordero meurt à 41 ans de complications liées au coronavirus

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L'acteur de théâtre Nick Cordero meurt à 41 ans de complications liées au coronavirus

TORONTO — L'acteur de théâtre Nick Cordero, qui a grandi à Hamilton en Ontario, est mort dimanche à Los Angeles.

Sa femme, Amanda Kloots, a précisé que son mari est mort en matinée, «entouré de sa famille, dans l'amour».

Il était âgé de 41 ans.

L'acteur était entré à l'hôpital au début avril, à Los Angeles, atteint de ce qui semblait être une pneumonie, a précisé Amanda Kloots.

Les médecins soupçonnaient qu'il était atteint du nouveau coronavirus et lui ont donc fait passer trois tests de dépistage. Les deux premiers ont été négatifs et le troisième a été positif pour la COVID-19.

La maladie a ravagé son corps, selon son épouse, qui a régulièrement donné des mises à jour sur son état de santé par le biais d'Instagram.

Poumons remplis de trous

Elle a raconté que selon les médecins, ses poumons étaient remplis de trous et ressemblaient aux poumons d'une personne qui aurait fumé pendant 50 ans, alors qu'il était non-fumeur.

Il a eu une infection persistante aux poumons et des complications importantes de la maladie, incluant des problèmes de pression artérielle et de caillots sanguins qui ont mené à l'amputation de sa jambe droite.

Nick Cordero et Amanda Kloots avaient un fils, Elvis, qui venait de célébrer son premier anniversaire.

Nick Cordero a grandi à Hamilton et a étudié le métier d'acteur à l'Université Ryerson.

Il s'est fait connaître notamment pour ses rôles de durs à cuire sur Broadway, dans des pièces comme Waitress, A Bronx Tale et Bullets Over Broadway.

Réouverture du musée du Louvre, l'affluence sera pour plus tard

Expositions

Réouverture du musée du Louvre, l'affluence sera pour plus tard

PARIS — Après trois mois et demi de fermeture le Louvre, musée le plus visité au monde, rouvre lundi à Paris ses portes au public mais sans l'affluence des grands jours, en attendant le retour des visiteurs étrangers.

C'est une reprise dans l'impatience, l'appréhension et l'espoir pour la direction et les personnels du grand musée qui a perdu plus de 40 millions d'euros de recettes durant le confinement et se voit privé des foules habituelles de touristes américains, chinois, coréens, japonais, brésiliens...

75% du public du musée est habituellement formé d'étrangers. Mais pour l'instant seuls les Européens des pays proches pourront commencer à revenir, sans doute au compte-goutte au début.

Le musée n'avait jamais fermé si longtemps depuis la deuxième Guerre mondiale.

La direction s'attend à trois années difficiles, sachant que le total des billets vendus en 2020 sera très loin du record de plus de dix millions atteint en 2018.

Les premiers visiteurs pourront entrer à partir de 9H00 (07H00 GMT) dans le musée. Tout le dispositif a été longuement étudié pour éviter tout incident sanitaire. Mais les équipes logistiques se montrent confiantes car les lieux sont très spacieux.

L'accès devant la Pyramide est prévu sur trois files, chaque visiteur devant avoir apporté son masque: il y aura ceux qui viendront pour leur rendez-vous horodaté qu'ils auront réservé sur internet depuis le 15 juin, ceux qui arriveront à l'avance pour un horaire ultérieur réservé, et, enfin, ceux qui viendront, sait-on jamais, dans l'espoir de trouver des places.

La Joconde, la Victoire de Samothrace, la Liberté guidant le peuple, le Radeau de la méduse, la Vénus de Milo, les bijoux de la Couronne et autres merveilles... Les salles les plus fréquentées seront ouvertes de même que celles abritant des collections très populaires auprès du public de la région parisienne comme les Antiquités de l'Égypte, de la Grèce et de Rome.

Certaines collections -environ 30%- ne seront pas accessibles dans les premières semaines et mois, comme la sculpture française du Moyen-âge et de la Renaissance ou les arts d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques.

Il restera cependant encore beaucoup à voir: un visiteur intrépide pourrait théoriquement au pas de course voir plus de 30.000 oeuvres en parcourant une surface de 45 000 m2.

Mais les jauges ont un avantage: il sera plus agréable de se promener dans les enfilades de salles, sans l'affluence habituelle et les innombrables selfies.

Sans retour en arrière 

Sous la grande verrière de la Pyramide de Ieoh Ming Pei, le brouhaha et l'aimable cohue ne seront pas au rendez-vous. Les vestiaires resteront fermés. De même que les distributeurs automatiques. Inutiles d'apporter manteaux, casques de moto ou bagages.

Un fléchage en bleu indiquera les sens des parcours, qui seront obligatoires en cas d'affluence, et sans possibilité de retour en arrière. Des marquages au sol sont prévus, notamment devant la Joconde pour éviter les attroupements.

Un nouvel audioguide Nintendo pourra être loué à partir du 15 juillet. Disponible en 9 langues, il proposera des contenus innovants pour mieux faire comprendre l'histoire des salles et des collections avec leurs mystères et leurs anecdotes.

Seule exposition temporaire: dans la Petite Galerie, Figure d'artiste, qui était là avant le confinement, a été prolongée. Réduite, très didactique et agréable, elle présente une sélection de certaines plus belles peintures, notamment des portraits dont s'enorgueillit le Louvre, de Rembrandt à Dürer, de Delacroix à Vigée-Lebrun.

La saison qui devait être consacrée aux génies de la Renaissance au printemps, après le succès du blockbuster Léonard de Vinci, a été reportée. Il faudra attendre octobre pour ses deux grandes expositions, Le Corps et l'âme. De Donatello à Michel-Ange et Albrecht Altdorfer, maître de la Renaissance allemande.

Soucieux de la situation difficile des guides-conférenciers indépendants, le musée a choisi d'accepter les groupes de 25 personnes maximum, qui devront être équipés de casques et de micros. Et il mènera diverses actions de médiation auprès des familles et des jeunes publics.

COVID-19: inquiétude aux États-Unis face à la flambée des cas, qui touche aussi l'Inde 

Monde

COVID-19: inquiétude aux États-Unis face à la flambée des cas, qui touche aussi l'Inde 

WASHINGTON — L'inquiétude commence à poindre chez des élus américains face à la flambée des cas de coronavirus, minimisée par le président Donald Trump, alors que la recrudescence de la pandémie touche aussi notamment le Mexique, l'Inde et l'Iran.

Les États-Unis, qui enregistrent depuis plus d'une semaine des nombres d'infections record, célébrait ce week-end sa fête nationale, réputée pour ses réunions familiales, barbecues, et feux d'artifice, en dépit de la pandémie.

Sur la plage new-yorkaise de Coney Island rouverte à la baignade depuis mercredi, rares sont les vacanciers à bronzer masqués. Mark Ruiz, venu pique-niquer avec sa femme et ses deux enfants, se dit «clairement inquiet», mais n'imaginait pas rester chez lui pour les festivités du 4 juillet. «Nous ne pouvons pas rester dans une bulle tout l'été», a confié à l'AFP cet homme de 37 ans.

Du haut de sa tour Eiffel, le chef Anton ne veut pas entendre parler de monde d'après

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Du haut de sa tour Eiffel, le chef Anton ne veut pas entendre parler de monde d'après

PARIS — Du haut des 125 mètres de son restaurant niché sur la tour Eiffel, rouvert après trois mois de «vacances» dues à la COVID, le chef français Frédéric Anton «ne veut pas entendre parler» de changements dans le monde gastronomique d'après.

Le chef étoilé, également détenteur du prestigieux titre de «meilleur ouvrier de France», est revenu aux fourneaux du Jules-Verne, mythique restaurant avec vue panoramique sur Paris qui a rouvert mardi, et dont profitent pour le moment essentiellement des clients français, en attendant le retour des touristes étrangers.

La tartelette aux courgettes et amandes et l'artichaut-poivrade sont entrés dans la nouvelle carte d'été, toujours aussi sophistiquée, avec aussi son assiette de crabe au caviar et autre langoustines en ravioli avec une crème fumée.

Dans l'ascenseur privé, une paroi de plexiglas sépare les clients les uns des autres. Ils ne font tomber leur masque qu'une fois à table. Les maîtres d'hôtel en masques noirs les accueillent dans l'écrin épuré des salles, où douze tables ont été enlevées pour respecter la distanciation.

Acheter français coûte cher 

Dans l'assiette, «rien ne va changer!», martèle Frédéric Anton, plutôt confiant après la réouverture de cet établissement dont les menus dégustation vont de 190 à 230 euros, sans les vins.

Frappés de plein fouet par la crise sanitaire, nombre de ses confrères tiennent un tout autre discours, cherchent à s'adapter en simplifiant leurs cartes, mettant en place des ventes à emporter à des prix doux, misant sur leurs jardins ou producteurs locaux.

«On n'a pas fait de vente à emporter, on y a réfléchi deux minutes, ce n'était pas nécessaire», tranche Frédéric Anton.

Pour le restaurant, «si on doit acheter tel ou tel produit - langoustines ou agneau de Pyrénées - on l'achètera. Si on doit le transformer de telle ou telle façon, on le fera. Si on doit avoir tant de personnes pour travailler et faire de la qualité, on ne jouera jamais sur cela», assure Frédéric Anton.

L’<em>Ocean Viking</em> va débarquer 180 migrants en Sicile, dans une joie douce-amère [PHOTOS]

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L’Ocean Viking va débarquer 180 migrants en Sicile, dans une joie douce-amère [PHOTOS]

Une explosion de joie, mais un arrière-goût amer. Le navire humanitaire Ocean Viking a reçu dimanche l’autorisation de débarquer 180 migrants en Sicile, provoquant une scène de liesse parmi les rescapés, mais les tensions des derniers jours ont laissé des traces indélébiles.

«Nous avons reçu l’instruction des autorités maritimes italiennes de débarquer les rescapés à bord à Porto Empedocle [sud de la Sicile]. Le navire fait route en ce moment vers ce port que nous pensons rallier d’ici demain [lundi] matin», a expliqué son affréteur SOS Méditerranée à l’AFP, dont un journaliste est embarqué à bord.

Sur le pont du bateau-ambulance, qui avait recueilli à son bord ces Pakistanais, Bangladais, Nord-Africains ou encore Ghanéens lors de quatre opérations les 25 et 30 juin, l’annonce a suscité embrassades, applaudissements, chants, et égoportraits, qui ont fait oublier l’espace de quelques minutes l’extrême tension qui y régnait, au point que l’Ocean Viking avait dû se placer en état d’urgence vendredi, une première.

«On est très heureux ! On vient de loin, la Libye a été un enfer et maintenant on voit enfin le bout. J’ai hâte de pouvoir prévenir ma famille que je suis vivant», exulte Rabiul, 27 ans, originaire du Bangladesh, pays le plus représenté à bord.  

Sur le navire, les migrants dansent, dessinent «Thanks Ocean Viking» sur leur t-shirt, sautent dans les bras des membres de l’équipage de SOS Méditerranée qui, quelques jours plus tôt, était menacé d’agression par une minorité d’entre eux, qui n’avaient pas non plus hésité à sauter par-dessus bord en signe de désespoir après plus d’une semaine de blocage en mer.

Anosmie: ces patients de la COVID-19 privés des odeurs de la vie

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Anosmie: ces patients de la COVID-19 privés des odeurs de la vie

PARIS — La perte de l'odorat, ou anosmie, un des symptômes de la COVID-19, vous prive des «odeurs de la vie», un handicap invisible mais «psychologiquement difficile à vivre» et qui n'a pas de traitement propre.

«Ce qui me manque le plus, c'est l'odeur de mes fils quand je les embrasse, c'est l'odeur du corps de ma femme, le parfum de mon papa. L'anosmie vous coupe des odeurs de la vie, c'est une torture», confie à l'AFP Jean-Michel Maillard, président de l'association Anosmie.org.

Finis aussi les plaisirs du quotidien comme le parfum du café le matin, de la pelouse fraîchement coupée ou encore «l'odeur si rassurante du savon sur sa peau quand on se prépare pour un rendez-vous»... «On découvre l'odorat quand on le perd», regrette ce quadragénaire, devenu anosmique suite à un accident. Sans parler du problème de ne plus pouvoir détecter le gaz, la fumée ou une poubelle mal lavée.

Les repas s'en trouvent également perturbés car 90% de ce que nous mangeons est lié à l'odorat. «Différencier un Bordeaux d'un Bourgogne, différencier un boeuf en daube d'un veau Marengo, c'est de l'odorat», relève Alain Corré, ORL à l'Hôpital-Fondation Rothschild à Paris.

«Il y a des dizaines des causes d'anosmie», explique le spécialiste citant les polyposes nasales, les rhinites chroniques, le diabète, Alzheimer, Parkinson... et maintenant la COVID-19.

Dans ce cas, c'est même un symptôme pathognomonique, c'est-à-dire un signe clinique qui, à lui seul, permet d'établir le diagnostic.

«Quand les gens perdent l'odorat et qu'il n'y a pas de récupération, on note une véritable altération de la qualité de vie et un taux de dépression pas du tout négligeable», ajoute Alain Corré.

Le problème, c'est quand ce handicap s'installe: «être privé d'odorat pendant un mois, c'est pas grave. Deux mois, ça commence à être gênant. Mais au bout de 6 mois, vous êtes tout seul, sous une cloche de verre», raconte Jean-Michel Maillard. «Il y a une dimension psychologique très difficile à vivre, il faut se faire aider».

Un espoir 

Il n'existe pas de traitement spécifique du trouble de l'odorat. Il faut traiter la cause mais «le problème des anosmies liées au virus, c'est que souvent, le traitement de l'infection virale n'a pas d'effet sur l'odorat», précise le DCorré.

«D'après les premiers chiffres, à peu près 80% des patients atteints de la COVID-19 récupèrent spontanément, en moins d'un mois et souvent même rapidement en 8-10 jours», note le médecin.

Pour les autres, il semblerait que les neurones olfactifs, qui agissent comme détecteur d'odeurs, aient été détruits par le coronavirus. Mais l'énorme avantage que la nature nous a donnés c'est que ces neurones, placés au fond de notre nez, ont une capacité de régénérescence.

Les hôpitaux parisiens Rothschild et Lariboisière ont mis en place une étude CovidORL et testent l'efficacité de lavages de nez avec de la cortisone (le budésonide), associés à de la rééducation olfactive. Un traitement qui a prouvé son efficacité sur les anosmies post-rhume, «un espoir», pour Alain Corré.

La rééducation olfactive permet de continuer à stimuler les fonctions cognitives, les voies associatives qui associent la mémoire et l'odorat, développe l'ORL.

Ses conseils: choisissez cinq odeurs dans votre cuisine - que vous aimez bien - comme la cannelle, le thym, le laurier... Respirez-les deux fois par jours, pendant 5 à 10 minutes, en regardant ce que vous êtes en train de respirer.

Avec Hirac Gurden, directeur de recherche en neurosciences au CNRS, l'association Anosmie.org a également mis à disposition sur son site un protocole de rééducation à base d'huiles essentielles diluées, fondé sur les travaux du chercheur Thomas Hummel (Dresde).

«Dès mars, nous avons reçu plusieurs centaines de coups de fil, des courriels de personnes qui avaient la COVID et qui appelaient au secours car ils ne sentaient plus rien», se souvient Hirac Gurden.

L'hiver dernier, Jean-Michel Maillard a fini la rééducation avec quatre odeurs. «Aujourd'hui, j'en ai dix: du poisson, de la cigarette, de l'huile essentielle de rose... et j'ai même trouvé un parfum que je sens!», se réjouit-il.

Des clients d’un bar du Dix30 contaminés par la COVID-19

COVID-19

Des clients d’un bar du Dix30 contaminés par la COVID-19

Plusieurs clients qui ont passé une soirée au Mile Public House du quartier Dix30, à Brossard, ont reçu un diagnostic positif à la COVID-19. La santé publique invite toute personne ayant fréquenté l’établissement le 30 juin dernier à subir un test de dépistage.

Dans un communiqué publié dimanche, la direction de santé publique de la Montérégie précise que les clients concernés étaient présents à l’intérieur et sur la terrasse, entre 20 h 00 et la fermeture, à 3h.

Toute personne qui se trouvait au Mile Public House, le 30 juin, est invitée à prendre rendez-vous pour passer un test de dépistage. Il suffit de composer le 1-877-644-4545 ou le 450 644-4545.

La directrice de la santé publique de la Montérégie, la Dre Julie Loslier, n’a pas voulu accorder d’entrevue sur cette affaire. Elle a toutefois publié une vidéo en ligne pour rappeler l’importance de respecter les consignes de prévention dans tous les commerces et lieux publics.

«Ce serait une erreur de penser que cet établissement-là est plus à risque ou est plus dangereux qu’un autre. Ce n’est pas du tout le cas», insiste la Dre Loslier au début de la vidéo.

La directrice régionale explique que le bar visé par l’éclosion a été identifié parce qu’«on a un travail de santé publique à faire», mais que ce genre de transmission peut se produire dans n’importe quel commerce.

Elle souligne également que la direction de l’établissement du quartier Dix30 a offert une excellente collaboration dès que l’information a été connue. Le bar aurait déjà été désinfecté.

Sur sa page Facebook, le Mile Public House dit être en communication avec la santé publique et que l’éclosion concerne pour l’instant «5 personnes du même groupe, assis à la même table».

L’établissement assure que tous ses employés vont subir un test de dépistage et que tous ceux en poste le soir du 30 juin se trouvent déjà en isolement.

Rappel à l’ordre

Dans sa vidéo, la Dre Loslier s’adresse particulièrement à la clientèle des bars en rappelant la situation observée aux États-Unis.

«On a vu chez nos voisins du sud que la situation des bars a donné lieu à des éclosions et à de plus en plus de cas, notamment chez les populations plus jeunes, et on ne voudrait surtout pas avoir à revenir en arrière», prévient-elle.

La directrice régionale de la santé publique mentionne que plus la soirée avance, la distanciation physique semble se rétrécir au fil des consommations. Elle rappelle que les tenanciers et les clients partagent la responsabilité de respecter les règles.

La Dre Loslier refuse cependant de jeter la pierre aux bars en mentionnant que tous les lieux publics, de même que les transports en commun, représentent des risques si l’on ne peut pas respecter la distance de deux mètres, qu’on ne porte pas de masque et qu’on ne respecte pas les mesures d’hygiène.

Limiter les inégalités, enjeu vital du monde d'après la COVID-19

Affaires

Limiter les inégalités, enjeu vital du monde d'après la COVID-19

PARIS — La crise de la COVID-19 creuse les inégalités déjà importantes à travers le monde et au sein des pays développés, s'alarment économistes, dirigeants politiques et d'entreprises aux rencontres d'Aix-en-Seine à Paris, pour qui leur réduction devra être un enjeu majeur du monde d'après.

«Les épidémies ont tendance à faire tomber le monde du côté où il penche déjà. C'est en quelque sorte un accélérateur et un révélateur de faiblesses», a souligné l'économiste Pierre Dockes, professeur émérite à l'université de Lyon 2, lors de ce rendez-vous économique qui se tenait ce weekend.

De fait, depuis le début de la pandémie, médecins et épidémiologistes ont constaté que le coronavirus affectait de manière plus importante les personnes victimes de maladies chroniques (obésité, diabète, maladies cardiovasculaires), proportionnellement plus présentes dans les populations pauvres des pays développés.

Et ce sont surtout les personnes occupant des métiers peu qualifiés qui ont dû continuer à travailler pour faire tourner les commerces alimentaires, les entrepôts des géants de l'e-commerce ou les services de santé.

«Tous ces gens qui ont continué à travailler malgré les risques [...] sont les gens des classes inférieures finalement», a souligné Mark Stabile, chercheur à l'Insead, spécialiste des inégalités.

La mode redémarre à Paris, première fois sans défilés

Mode

La mode redémarre à Paris, première fois sans défilés

PARIS — Sans défilé pour la première fois de son histoire mais avec de hautes ambitions artistiques: la semaine de la mode virtuelle démarre lundi à Paris, bravant avec créativité la dépression post-COVID. 

Dès le premier jour, Dior placera la barre très haut: la collection haute couture sera dévoilée dans une mise en scène onirique de Matteo Garrone, réalisateur de Dogman et Gomorra qui ont été récompensés à Cannes.

«Le processus de la création de cette collection a été complexe. Quand on l'a commencée, il était clair que le vrai show ne pourrait pas avoir lieu. Il a fallu un projet extrêmement dense, très créatif», a déclaré à l'AFP la créatrice des collections femme de Dior Maria Grazia Chiuri.

Le film présenté comme «alchimie des émotions du 7ème art et de l'excellence des savoir-faire» de la maison historique française sera diffusée à 14H30 (12H30 GMT) sur le site de Dior, et accessible à tous.

Chaque maison faisant partie du calendrier officiel de la Fédération de la haute couture et de la mode dévoilera sa collection avec une vidéo diffusée pendant son créneau.

Un exercice nouveau pour les designers, bouleversés par les changements induits par l'épidémie du coronavirus et privés de podiums.

Les coulisses du luxe 

Hermès en a donné le ton dimanche en présentant sa collection homme dans une performance artistique filmée en temps réel par le metteur en scène de théâtre Cyril Teste, dans les ateliers de la maison, à Pantin près de Paris.

Collection décontractée, présentation nonchalante avec le zoom sur le jeu de rayures ou accessoires en cuir, fétiche du sellier-maroquinier. Des détails qu'on verrait à peine lors de passages en défilé.

«Je suis toujours à la recherche d'un renouvellement et même si le changement me panique autant qu'il me stimule, je préfère cette angoisse à la répétition. L'imprévu est créatif», a souligné Véronique Nichanian, créatrice des collections homme d'Hermès.

«Une chose m'intéressait particulièrement: entrer dans l'oeil du créateur et dans le backstage auquel le public des défilés n'a jamais réellement accès», a pour sa part expliqué Cyril Teste dans un communiqué.

Pour le couturier Maurizio Galante, présenter la mode en ligne c'est comme passer du théâtre au cinéma.

C'est «une grande opportunité pour faire passer des messages à un public qui sera concentré sur les images plutôt que de regarder qui est assis au premier rang», celui réservé aux célébrités, explique le designer dont la collection sera également présentée lundi.

La créatrice vietnamienne Xuan Thu Nguyen explique à l'AFP que la «vidéo artistique» de sa marque Xuan, plutôt que de montrer toute la collection, sera «un teasing (avant-gôut)» pour entraîner les spectateurs dans son univers.

«Si vous n'avez rien, même pas d'électricité, vous pouvez toujours créer», estime-t-elle.

«Show must go on (le spectacle doit continuer)», résume pour sa part à l'AFP le couturier Stéphane Rolland.

Julien Fournié, lui, a choisi de montrer le travail artisanal et exigeant du couturier «comme à l'époque de Paul Poiret, Jacques Fath ou Monsieur Dior». Du croquis initial en passant par la toile - le vêtement est coupé dans un tissu blanc et drapé sur un mannequin pour être précisé, avant la réalisation dans des étoffes somptueuses.

La haute couture, évènement très select et exclusivement parisien qui promeut le fait main et les savoir-faire rares avec des pièces oeuvres d'art, durera trois jours et sera suivi de la Fashion week homme jusqu'au 13 juillet.