Le «cocktail météo» que subit Québec complique les opérations de déneigement et de déglaçage.

Course pour le déglaçage des rues et trottoirs à Québec

Le sujet de l'heure à Québec, la glace, occupe les esprits dans l'administration Labeaume et coûtera «très cher». À la faveur du redoux que vit la capitale, la Ville lance un blitz pour débarrasser rues et trottoirs du couvert de glace accumulé.
«On va faire le maximum cette semaine pour déglacer toute la ville», a promis mardi le maire Régis Labeaume, qui a lui-même goûté à la médecine des traitresses plaques glacées en fin de semaine. Il est tombé dans le stationnement d'un commerce et s'est cassé une côte, a-t-il révélé mardi lors de son premier point de presse de l'année.
Il n'est pas le seul à avoir pesté contre les intempéries, dit-il, plusieurs citoyens excédés lui ont demandé pourquoi la Ville ne déglaçait pas les trottoirs. 
La glace fusionnée à l'asphalte
Le «cocktail météo» que subit Québec depuis plusieurs jours complique royalement les opérations de déneigement et de déglaçage, ont expliqué mardi le maire et le directeur général adjoint de la Ville, Alain Thériault. Pluie abondante, froid polaire, neige, redoux, combinés à des variations de températures extrêmes qui surviennent en à peine quelques heures, ralentissent les opérations et endommagent la machinerie, a illustré M. Thériault. En plus, le sel et les abrasifs n'ont pas donné les résultats escomptés.
À cause des refroidissements intenses qui ont succédé à des épisodes de pluie, «la glace est littéralement fusionnée à l'asphalte et au pavé», a indiqué Alain Thériault. «On ne peut pas déglacer à - 10 degrés Celcius», a complété le maire.
Il faut donc profiter de l'actuelle période de redoux, qui ramollit la glace et la décolle du pavé, pour procéder à l'enlèvement. Dans tous les arrondissements, c'est la course contre la montre. «Tous les employés disponibles sont à l'emploi», a informé M. Thériault, et ils ont été à pied d'oeuvre sans arrêt durant le temps des Fêtes. 
Pour couronner le tout, comme si les rues se croyaient déjà au printemps, on a commencé à y voir apparaître des nids-de-poule. Il faudra aussi s'occuper de ce problème, ce qui est plutôt inhabituel en janvier.
Évidemment, toute cette opération coûtera «très cher» à la Ville. «C'est du supplémentaire, c'est du 24 heures par jour, c'est du sept jours par semaine», énumère le maire Labeaume, qui n'a pas encore reçu le détail de la facture qui s'annonce aussi salée que les trottoirs.