Louis-Michel Lemieux-Rivard, Joël Couture et Lucie Gonthier s'entraînent pour être au sommet de leur forme pour la Course du Sahara, en Jordanie.

Courir dans le Sahara pour une bonne cause

Courir 250 kilomètres en une semaine dans le désert du Sahara, en Jordanie, avec un sac d'une douzaine de kilos sur le dos, c'est le défi que la nutritionniste Lucie Gonthier tentera de relever le mois prochain, en compagnie de son conjoint et de son beau-frère.
Pour la mère de deux enfants, ce n'est pas tant la chaleur qui l'inquiète - environ 25 degrés à ce moment-ci de l'année - que d'avoir à transporter ce poids supplémentaire. «Ça apporte une tension aux épaules et au dos», explique-t-elle, soulignant avoir adapté son programme d'entraînement musculaire en conséquence.
Le sac à dos renferme la nourriture pour une semaine de compétition, mais aussi un sac de couchage, des vêtements et quelques objets essentiels pour la survie, tels un couteau suisse et une boussole. L'eau et les tentes sont fournies par l'organisation.
La participation à cette course, réputée être l'une des plus difficiles au monde, sert d'abord et avant tout une bonne cause. Lucie Gonthier, Louis-Michel Lemieux-Rivard et Joël Couture ont pour objectif d'amasser 5 $ pour chaque kilomètre parcouru, soit environ 3750 $, qui sera remis à la Fondation de l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumonie de Québec, l'employeur de la femme de 36 ans qui affiche une douzaine de marathons au compteur.
Du 8 au 15 mars, le trio de Québec sera la seule équipe canadienne à participer à la Course du Sahara (The Sahara Race), l'une des quatre épreuves du 4 Deserts Race Series. L'événement attire des coureurs d'une quarantaine de pays.
Presque un marathon par jour
La course comporte six étapes à franchir en sept jours. Les quatre premiers jours, les athlètes doivent se taper entre 37 et 40 kilomètres, presque l'équivalent d'un marathon quotidiennement. Ils disposent ensuite de deux jours pour franchir 86 kilomètres. Le septième jour, comme Dieu lors de la création du monde, les participants peuvent (presque) se reposer avec seulement sept kilomètres à l'horaire...