Entre 2016 et 2019, Christian-Amisi  Amuli, 29 ans, de Québec, avait ciblé plusieurs adolescentes vulnérables, souvent en fugue du centre jeunesse. 
Entre 2016 et 2019, Christian-Amisi  Amuli, 29 ans, de Québec, avait ciblé plusieurs adolescentes vulnérables, souvent en fugue du centre jeunesse. 

Coupable d'avoir agressé sexuellement plusieurs adolescentes 

Isabelle Mathieu
Isabelle Mathieu
Le Soleil
Véritable prédateur sexuel, Christian-Amisi Amuli a plaidé coupable vendredi d'avoir agressé sexuellement ou leurré sur Internet huit adolescentes et un jeune codétenu.

Entre 2016 et 2019, Amuli, 29 ans, de Québec, avait ciblé plusieurs adolescentes vulnérables, souvent en fugue du centre jeunesse. 

Il communiquait avec elles via Facebook, en leur envoyant des photos de sac rempli de méthamphétamines. Une autre de ses images de prédilection le montrait lui, exhibant une liasse d'argent. Il multipliait des compliments et les invitations.

Six des adolescentes, âgées entre 13 et 16 ans, ont été forcées d'avoir des relations sexuelles complètes avec lui, de lui faire des fellations ou de subir ses attouchements.

L'une a été séquestrée dans une pièce jusqu'à ce qu'il obtienne ce qu'il voulait. Une autre s'est fait tirer les cheveux au cours d'une fellation forcée et a eu une ecchymose au sein. Amuli a menacé cette adolescente de la violer et de tuer ses parents si elle ne s'exécutait pas.

Christian-Amisi Amuli fournissait de la drogue aux adolescentes même lorsqu'elles lui disaient avoir de sérieux problème de consommation. Il a d'ailleurs plaidé coupable à des accusations de trafic de stupéfiants.

Pour deux des victimes, les contacts sont restés virtuels. Mais dans un cas, Amuli a pourchassé pendant trois ans une enfant âgée au départ de 12 ans, lui réclamant des photos et l'invitant à venir chez lui pour avoir des relations sexuelles. 

Il a de plus tenté d'amener une adolescente, âgée de 13 ans, à se prostituer pour lui, à Montréal.

Un agent d'infiltration du Service de police de la Ville de Québec a réussi à amasser de la preuve en se faisant passer pour une adolescente de 13 ans. Encore là, Amuli a envoyé ses photos illustrant un sac de drogue et a réclamé des photos de la (fausse) jeune fille nue.

Après son arrestation, alors qu'il était incarcéré à l'Établissement de détention de Québec, Amuli a commis des agressions sexuelles sur un jeune détenu.

Faisant face au départ à 36 accusations, Amuli a plaidé coupable à une vingtaine d'accusations. D'une voix monotone, il a répondu "oui" à chaque fois, lorsque le juge Steve Magnan lui demandait s'il reconnaissait les faits énoncés par la procureure de la Couronne Me Julie Roy.

Les parties feront le débat sur la peine plus tard cet automne. L'homme s'expose à une longue peine de pénitencier.