Coupable d'agression sexuelle sur une femme handicapée

Pour la deuxième fois, Stéphane Guay, 49 ans, de Lévis est coupable d’agression sexuelle sur une femme handicapée. Les psychiatres vont maintenant se pencher sur son cas pour voir s’il doit être déclaré délinquant à contrôler.

Stéphane Guay avait passé la soirée du 1er janvier 2018 chez sa mère, dans un immeuble de logements à prix modiques de Lévis.

Dans le corridor, il croise une femme de 34 ans qui se déplace en fauteuil roulant et qui ne peut communiquer qu’avec un ordinateur. La dame retournait chez elle après avoir visité son copain.

Guay l’a alors embrassée de force sur le coin de l’œil et a touché un de ses seins, par-dessus les vêtements.

Il a été rapidement arrêté par les policiers de Lévis et a avoué avoir commis les attouchements. Incarcéré depuis le début des procédures, Guay a choisi de plaider coupable hier à cette agression sexuelle.

Depuis son arrestation, Stéphane Guay a aussi été accusé pour une autre agression sexuelle commise à Québec en 2017. Cette cause est toujours en suspens.

Autre victime

En 2013, Stéphane Guay a été condamné à quatre ans de pénitencier pour trois agressions sexuelles commises sur une femme ayant une déficience intellectuelle sévère.

Cette fois-là aussi, il avait connu la femme de 40 ans dans l’immeuble de sa mère. La dame était incapable de consentir à des relations sexuelles; Guay l’a violée à trois reprises sans utiliser de condom. Ce sont les intervenantes de la résidence qui ont dû expliquer à la victime qu’elle avait été agressée.

En 2008, Guay était par effraction chez une dame de 64 ans et s’était exhibé devant elle, complètement nu. Il s’était emparé du vibrateur de la locataire avant de prendre la fuite. Ce crime lui avait valu une peine de six mois à purger dans la collectivité.

Face à cette accumulation de crimes sexuels depuis 10 ans, la défense et la Couronne ont, de concert, demandé au juge Steve Magnan de la Cour du Québec d’envoyer Stéphane Guay subir une évaluation psychiatrique afin de déterminer s’il a besoin de l’encadrement légal lié au statut de délinquant à contrôler. Il reviendra à la cour en décembre.