Le commissaire de l'UPAC, Robert Lafrenière, a rencontré la presse, mardi, à Montréal.

Couillard veut un comité de surveillance pour l’UPAC

QUÉBEC - Le premier ministre Philippe Couillard a déclaré, mercredi, vouloir mettre sur pied un comité indépendant qui surveillerait le comportement de l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

M. Couillard a fait cette annonce au lendemain de la déclaration en Chambre du député Guy Ouellette, qui a été immédiatement suivie d’une conférence de presse de l’UPAC.

M. Ouellette a été arrêté par l’UPAC mercredi dernier pour des raisons toujours imprécises. Il n’a toujours pas été accusé.

L’UPAC a rejeté du revers de la main toutes les critiques formulées ces derniers jours relativement à l’arrestation du député Ouellette. Si des accusations sont portées dans ce dossier, elles seront déposées en temps et lieu quand l’enquête sera complète, a maintenu le commissaire de l’UPAC, Robert Lafrenière.

M. Lafrenière a ajouté qu’il n’a pas l’intention de se faire dicter sa ligne de conduite ou la façon de mener ses enquêtes, même si elles impliquent un député de l’Assemblée nationale.

M. Couillard a reconnu mercredi matin que l’UPAC avait probablement dit tout ce qu’elle pouvait dire sur l’affaire Ouellette dans les circonstances.

Il a toutefois affirmé qu’il considérait «fortement» la mise sur pied d’un comité de surveillance pour mieux encadrer l’UPAC.

«Ce qui est en jeu, c’est la supervision que la société doit apporter à un corps de police, surtout chargé d’un mandat comme celui de l’UPAC, et surtout qui devient un corps de police indépendant dans un projet de loi qui est devant l’Assemblée», a déclaré M. Couillard en mêlée de presse.

Ce sera «ce qui se fait mieux dans le monde entier», a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le premier ministre n’a pas réintégré M. Ouellette au sein du caucus libéral mercredi, même s’il a déclaré l’aimer profondément.

«On aime Guy Ouellete, on a combattu politiquement avec Guy Ouellette, il fait partie de notre équipe, il porte notre chandail d’équipe de hockey», a-t-il déclaré.

M. Ouellette a lui-même demandé d’être exclu du caucus le temps que des décisions soient prises par le Directeur des poursuites criminelles et pénales quant à de possibles accusations.