Les points de contrôle aléatoire d’accès à la Côte-Nord vont se poursuivre.
Les points de contrôle aléatoire d’accès à la Côte-Nord vont se poursuivre.

Côte-Nord épargnée: la santé publique remercie la population

Steeve Paradis
Steeve Paradis
Collaboration spéciale
BAIE-COMEAU – Un peu à part des autres en matière d’infection à la COVID-19, la Côte-Nord reste épargnée par cette pandémie, qui frappe beaucoup plus fort à bien des endroits au Québec. Les autorités du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord estiment que la bonne collaboration de la population au respect des consignes sanitaires est en bonne partie responsable de ce portrait positif.

«Je tiens à dire un gros merci à la population, aux employés du CISSS et à tous ceux qui respectent les consignes», a lancé d’entrée de jeu le président-directeur général par intérim du CISSS, Claude Lévesque. «Je crois sincèrement que la majorité des gens respectent les mesures. Ce n’est pas facile, mais il faut continuer sur cette lancée.»

Les chiffres donnent raison au pdg. Depuis le début de cette pandémie, on enregistre seulement 172 cas d’infection au coronavirus sur le territoire nord-côtier. Dans les 14 derniers jours, alors que les chiffres grimpent dangereusement ailleurs, seulement 11 cas ont été rapportés.

C’est pourquoi que dans les jours à venir, le CISSS diffusera des messages à caractère positif, car la bonne position de la Côte-Nord à ce chapitre est due «aux efforts de tout le monde», d’ajouter M. Lévesque. Ce dernier, qui s’était fait critique à l’endroit de certains commerçants ces dernières semaines, a changé son fusil d’épaule et dit avoir «vu du changement de façon significative».

Ces bons résultats ne doivent toutefois pas entraîner de relâchement, a-t-il prévenu. C’est pourquoi les points de contrôle aléatoire d’accès à la région, qui se trouvent à Matane (pour le traversier), à Baie-Sainte-Catherine (route 138) et Sacré-Cœur (route 172) vont se poursuivre. Selon des chiffres de la Sûreté du Québec, près de 5000 personnes se sont présentées au barrage de Baie-Sainte-Catherine entre le 10 et le 12 octobre. Du nombre, 15 % ont choisi de rebrousser chemin.

«Les cas que nous avons présentement (seulement 4 cas actifs, ndlr) n’ont pas de lien direct avec les zones rouges. Le maintien des contrôles routiers jusqu’à nouvel ordre, c’est extrêmement positif», a-t-il clamé.

Source de préoccupation des autorités, qui craignaient que l’activité devienne un important vecteur de transmission du virus, la chasse n’aurait pas encore provoqué de cas de COVID-19, malgré l’abondance de chasseurs de l’extérieur de la région.

On rapporte quelques cas sur l’île d’Anticosti, paradis de la chasse au chevreuil, mais ces cas n’ont pas de lien avec la chasse, a assuré le médecin conseil en santé publique de la région, le docteur Richard Fachehoun. Ils concernent plutôt une acquisition à l’extérieur de la région.

Un autre cas d’infection concerne un travailleur de l’aluminerie Alouette de Sept-Îles, qui emploie plus de 800 personnes. Le CISSS soutient toutefois que la personne infectée n’a pas travaillé durant sa période de contagiosité et en conséquence, personne n’a dû se trouver en isolement en raison d’une exposition au coronavirus dans ce milieu de travail.