La chanteuse Annie Villeneuve a livré une performance de «Mon cher Québec, c'est à ton tour...» sur un char allégorique poussé à bras par quatre personnes et suivi par un groupe de choristes.

Controverse au défilé de la Fête nationale à Montréal

Plusieurs centaines de Montréalais se sont entassés samedi le long de la rue Saint-Denis, à Montréal, pour assister au défilé traditionnel la Fête nationale, qui rendait un hommage particulier à la métropole du Québec qui fête cette année son 375e anniversaire. Mais un malheureux hasard a quelque peu assombri la fête...
Sous un soleil tapant, les Montréalais ont pu voir les différents chars allégoriques, dont le premier, où trônait la chanteuse Annie Villeneuve, qui a entonné la chanson de Gilles Vigneault, Gens du pays.
La controverse qui a pris naissance sur les réseaux sociaux. Un citoyen a filmé le char allégorique sur lequel était Annie Villeneuve, qui était tiré presque exclusivement par de jeunes Noirs.
La vidéo a été partagée largement sur les réseaux sociaux, d'abord par un premier spectateur. «J'pas sur que les organisateurs de la parade ont compris le concept de diversité», a écrit Félix Brouillet, qui a capté la vidéo partagée près de 5000 fois en quelques heures, et avait été vue plus de 800 000 fois à 23h30, samedi. Certains internautes ont fait un lien entre ces images et l'esclavage, alors que d'autres ont déploré le manque de diversité au défilé.
Maxime Laporte, président général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, l'organisatrice du défilé, a rejeté les accusations, les qualifiant «d'injustes» et «d'exagérées». Selon lui, il s'agit d'un pur hasard si des Noirs se sont retrouvés à tirer le char.
Ces jeunes avaient été recrutés à l'aide de l'Association pour la persévérance scolaire de l'école Louis-Joseph Papineau, dans le quartier Saint-Michel, «où il y a une majorité de gens qui sont des personnes racisées», a expliqué M. Laporte.
«Il faut regarder la chose dans son ensemble, il faut regarder tout le contexte du défilé. C'est un magnifique défilé qui représente dignement la diversité. On appelle le monde à faire preuve de jugement dans les circonstances».
Sterve Lubin, entraîneur en chef de football de l'école Louis-Joseph Papineau semblait déçu de la controverse, qu'il n'a jamais vue venir.
«Quand les jeunes poussent, je ne vois pas la couleur. Ce sont les participants. Ça a adonné que mes jeunes poussaient et que sur le char, il y avait des personnes de couleur blanche. Si ça avait été l'inverse, est-ce qu'on aurait eu la même discussion? Je ne suis pas sûr», a-t-il expliqué en entrevue téléphonique.