Plusieurs centaines de véhicules sont restées pris toute la nuit du 14 au 15 mars sur l'autoroute 13 sud, alors que la majorité des occupants sont restés plusieurs heures dans leur voiture en attendant des secours.

Contrat de 106 000$ pour l'enquête de l'autoroute 13

Les contribuables québécois vont devoir payer la note du cafouillage gouvernemental ayant suivi la tempête de neige survenue le 14 mars dernier.
Québec a dû débloquer la coquette somme de 106 000 $ pour comprendre pourquoi des centaines d'automobilistes se sont retrouvés coincés pendant des heures, sans être secourus, par grand froid, sur l'autoroute 13 Sud, en plein coeur de l'île de Montréal dans la nuit du 14 au 15 mars, selon ce qu'a appris La Presse canadienne.
Il s'agit là du montant mis à la disposition de Florent Gagné, l'enquêteur externe recruté par le gouvernement Couillard pour expliquer ce qui a été décrit comme inexplicable par la classe politique.
La somme forfaitaire de 106 000 $, pour deux mois de travail, pourrait être bonifiée au besoin.
Le rapport de M. Gagné doit être remis au plus tard le 25 mai.
Selon les chiffres obtenus du ministère des Transports, M. Gagné recevra un montant forfaitaire de 56 000 $ pour préparer son rapport.
L'ex-sous-ministre aux Transports disposera, de plus, d'un montant maximal de 50 000 $ pour embaucher en sous-traitance d'autres experts chargés de lui prêter main-forte, s'il en sent le besoin.
M. Gagné a reçu le mandat de dire au gouvernement comment il se fait qu'à l'occasion de cette tempête, annoncée depuis plusieurs jours, les services d'urgence, le ministère des Transports et celui de la Sécurité publique n'ont pas été en mesure de secourir des centaines de citoyens dans le besoin.
Identifier des coupables
Il devra notamment refaire le fil des événements, voir le rôle qui a été (ou n'a pas été) joué par chacun des acteurs impliqués avant, pendant et après la tempête.
Il devra également identifier la source des problèmes de communication et de coordination, survenus aux différents niveaux hiérarchiques, durant la soirée et la nuit, une série de ratés ayant fait en sorte que les services d'urgence ne sont pas intervenus à temps. Au bout du compte, il pourrait éventuellement identifier des coupables.
Enfin, il devra formuler une série de recommandations au gouvernement pour que ce genre de situations ne se reproduise pas.
L'autre enquête commandée par Québec en relation avec la tempête de neige du 14 mars porte sur les ratés observés dans la façon de gérer la crise, un mandat confié à Michel Doré.
Dans ce cas-ci, il n'y a pas de frais additionnels, car il est déjà employé du ministère des Transports.