Le gouvernement conservateur refuse de tenir une enquête publique nationale sur les femmes autochtones assassinées et disparues parce qu'il estime qu'il est temps d'agir et non d'étudier le problème.

Consultations sur les problématiques des femmes autochtones

La Commission des relations avec les citoyens met en branle ses travaux parlementaires pour approfondir la question des agressions sexuelles et de la violence conjugale à l'égard des femmes autochtones.
Le mandat d'initiative, dont s'est saisie la commission en mai, ne s'inscrit pas dans la foulée de la préparation et diffusion de l'émission Enquête, il y a trois semaines, qui a mis en lumière des cas allégués d'agressions et d'abus par des policiers de la Sûreté du Québec à l'endroit de femmes autochtones de la région de Val-d'Or. 
«Ce n'est pas en lien, a confirmé le président de la Commission des relations avec les citoyens, Marc Picard, député caquiste de Chutes-de-la-Chaudière. Mais, ce qu'on a vu à Val-d'Or est venu encore plus sensibiliser la population.» L'initiative de la commission découle plutôt d'un précédent mandat sur la violence conjugale. 
«L'idée a germé pour aller creuser plus loin», spécifiquement sur le cas des femmes autochtones, a indiqué M. Picard. La première phase des consultations, qui se tiendra les 17 et 25 novembre, permettra d'entendre des experts et intervenants du milieu. «On veut bien comprendre la problématique qui nous sera expliquée», a assuré le président. 
Femmes autochtones du Québecet l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador seront entre autres au nombre des premiers organismes à prendre la parole. La commission espère que cette première étape publique sollicitera «l'adhésion» des communautés. 
C'est que la commission souhaite se déplacer au sein des communautés autochtones de la province au cours de la deuxième phase des travaux. «Il faut que les gens soient à l'aise, en confiance, et c'est sur ça qu'on travaille le plus, pour qu'ils nous livrent leur message, s'ils le veulent», a ajouté Marc Picard. 
La Commission des relations avec les citoyens anticipe réaliser le mandat au cours de l'hiver pour l'achever au printemps. Au terme de l'exercice, des recommandations seront émises et soumises au gouvernement québécois.