La grève des 175 000 ouvriers de la construction au Québec en est à sa quatrième journée.

Construction: lueur d'espoir pour une sortie de crise

Une lueur d'espoir s'est levée pour les 175 000 ouvriers de la construction du Québec qui sont en grève pour une quatrième journée consécutive.
Les négociations entamées vendredi après-midi se poursuivent samedi entre l'Alliance syndicale et les associations patronales. Contrairement aux rondes de négociations précédentes à la table centrale, personne n'a claqué la porte et les parties ont convenu de ne plus parler aux médias tant que les discussions continuent.
Cette fois, les pourparlers entamés vendredi après-midi se déroulent aux tables sectorielles, là où se négocient notamment les augmentations de salaire. Des conciliateurs, nommés par le ministère du Travail, étaient aussi présents.
Les principaux points en litige tournent justement autour des salaires et des heures supplémentaires, ainsi qu'en ce qui concerne la conciliation travail-famille.
Le blitz de négociation de ce week-end est de la plus grande importance en raison de l'ultimatum lancé par le premier ministre Philippe Couillard lui-même. À défaut d'une entente, le gouvernement a prévu de déclencher dès lundi matin le processus menant à l'adoption d'une loi spéciale pour forcer le retour au travail des travailleurs de la construction. Cette possibilité ne plaît guère ni aux syndicats ni au patronat.
L'Alliance syndicale regroupe la FTQ-Construction, le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International), le Syndicat québécois de la construction, la CSD-Construction et la CSN-Construction.