À cause du trafic, la qualité de vie se dégrade à Québec.

Congestion routière: Gaudreault veut régler le problème à Québec

Le ministre des Transports, Sylvain Gaudreault, reconnaît que la capitale éprouve des problèmes de congestion. Il veut les cerner dans une étude sur la fluidité de la circulation et s'y attaquer avec un nouveau comité, Mobilité Capitale.
«Il y a un problème de congestion routière [à Québec]. Je le reconnais, je l'admets. Je veux bien le documenter, je veux voir c'est quoi les perspectives de congestion routière et je veux le solutionner, ce problème-là», a lancé mardi l'influent ministre, qui dirige aussi le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire.
En entrevue éditoriale au Soleil après le dépôt de sa Stratégie nationale de mobilité durable, M. Gaudreault a indiqué, mardi, que l'étude sur le covoiturage - dont les élus locaux parlent depuis des mois, mais qui n'est toujours pas démarrée - serait élargie pour englober toute la question de la fluidité de la circulation dans la région de Québec.
«Pour moi, la fluidité est plus large et ça inclut le covoiturage», mentionne le politicien. Il veut notamment s'attarder à la croissance de la population et au développement urbain, deux facteurs qui influencent le nombre et le sens des déplacements. «Moi, c'est pas le mode de transport, c'est la mobilité des personnes qui m'intéresse», martèle M. Gaudreault.
Le ministère des Transports du Québec (MTQ) est en train «d'attacher les fils avec la Ville» de Québec pour lancer l'étude, qui sera financée conjointement.
Mobilité Capitale
Le ministre a aussi fait part de son intention de créer un comité Mobilité Capitale, sur le modèle de Mobilité Montréal.
Mis sur pied en 2011 après le cafouillis routier qui a suivi la chute de paralumes dans le tunnel Ville-Marie et la fermeture partielle du pont Mercier, le comité Mobilité Montréal propose des mesures de mitigation lors des périodes de grands travaux et fait la promotion du transport collectif pour désengorger les routes. Y sont associés des élus municipaux, des sociétés de transport, des chambres de commerce, des représentants de l'industrie du camionnage et, bien sûr, le ministère des Transports du Québec (MTQ).
La formule serait sensiblement la même à Québec avec un comité politique regroupant les maires et les ministres intéressés ainsi qu'un comité technique composé de fonctionnaires des deux paliers de gouvernement et de représentants du milieu des affaires.
En plus de prévoir les effets des chantiers routiers et de proposer des mesures pour les amoindrir, Mobilité Capitale pourrait s'attaquer aux grands enjeux de circulation à Québec, comme les heures de pointe et même les voies réservées au transport collectif.
M. Gaudreault parle d'une «structure souple», qui se réunit «au besoin». Dans la métropole, plusieurs critiques ont justement remarqué que Mobilité Montréal s'activait surtout en période de crise. Lors de la fermeture de voies sur le pont Champlain, cause de bouchons monstres cet automne, cela faisait 17 mois que les élus ne s'étaient pas rencontrés.