À Québec, la popularité de la collecte d’encombrants a crû significativement en cette année de pandémie.
À Québec, la popularité de la collecte d’encombrants a crû significativement en cette année de pandémie.

Collecte d’encombrants: la demande explose à Québec

Baptiste Ricard-Châtelain
Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil
Vous avez meublé votre confinement en changeant de frigo et de divan? Vous n’êtes pas seuls! À Québec, la popularité de la collecte d’encombrants a crû significativement en cette année de pandémie.

Une note rédigée dans un document municipal a attiré notre attention. Des fonctionnaires y expliquent pourquoi le contrat annuel de collecte des électroménagers réfrigérants jetés (congélateurs, climatiseurs, humidificateurs, refroidisseur à vin…) doit être bonifié pour l’année en cours. Un extra important : la Ville octroie quelque 61 000 $ de plus à l’entreprise Option Métal Recyclé du Québec qui devaient initialement recevoir autour de 73 000 $ en 12 mois.

Pourquoi? La note est ainsi rédigée : «Augmentation moyenne de 48 % des quantités demandées depuis le début de l’année 2020 par rapport à 2019. En confinement, il semble que les gens aient remplacé/se soient départis davantage de leurs électroménagers avec halocarbures [les appareils réfrigérants].»

Les résidents de la capitale seraient en outre «mieux informés» quant au service de ramassage des «monstres», donc y recourent plus souvent, lit-on.

D’ailleurs, l’augmentation du nombre de réfrigérateurs et de fontaines à eau récupérées par le sous-traitant avait débuté avant que la COVID-19 frappe. Mais le bond de 2020 est supérieur à celui des trois années précédentes combinées.

«De 2016 à 2019, nous avons connu une hausse de 30 % des demandes de collecte d’encombrants avec halocarbures totalisant près de 2400 inscriptions», précise au Soleil la conseillère en communication Mireille Plamondon. «Cependant, lorsque nous observons la hausse des demandes des douze derniers mois, celles-ci ont bondi de 35 %. Si la tendance se maintient, c’est plus de 3200 foyers qui bénéficieront de ce service en 2020.»

La note interne évoquait une crue de 48 % en 2020, Mme Plamondon inscrit plutôt 35 %. Au final, il demeure que c’est beaucoup plus.

Autres meubles

Voilà pour les «réfrigérants» mis à la rue. Mais qu’en est-il des autres gros meubles dont nous voulons nous séparer? «Depuis le début de l’année, la hausse moyenne des inscriptions à la collecte […] se situe à 13 %.»

«Ainsi, tous les encombrants confondus, nous estimons que la Ville répondra en 2020 à près de 59 000 demandes de collecte d’encombrants, soit environ 7800 de plus qu’en 2019», détaille Mireille Plamondon. «La hausse des inscriptions a surtout été observée au cours de l’été, ce qui confirme la tendance des années antérieures. Il est possible que le confinement et l’achat en ligne aient joué un rôle dans cette hausse marquée, mais ce que nous savons avec certitude c’est que le service de collecte des encombrants sur inscription est mieux connu du public.»

Vous habitez la capitale et voulez vous débarrasser d’un «monstre»? Les informations pertinentes sont publiées sur le site Web de la Ville ici. Notez que vos biens récupérés durant la collecte des encombrants n’auront pas de seconde vie; ils sont condamnés. Pour donner un meuble encore bon, il faut passer par les ressourceries.