La ministre Nadine Girault a visité l’usine de Collaboration Santé Internationale jeudi, en compagnie de la directrice générale de l’organisme, Pierrette Defoy Dolbec.

Collaboration Santé Internationale: une mission à connaître

Ça grouille d’équipements médicaux dans l’usine de l’organisme Collaboration Santé Internationale (CSI). L’endroit est bondé d’outils, de médicaments, de machines, de meubles; et tout ça s’envolera bientôt pour des pays d’Afrique, qui en ont grandement besoin.

Tout ce matériel est récupéré dans les centres de santé du Québec, qui s’en débarrassent notamment parce que ce n’est plus assez moderne ou parce que les machines sont quelque peu défectueuses. CSI fait alors le tri de tout ce qui a été amassé, répare ce qui peut avoir une nouvelle vie et envoie le tout dans des pays en voie de développement.

Cette mission que se donne CSI, elle est peu connue dans la province. C’est ce dont la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Nadine Girault, s’est rendu compte lors de son passage à l’usine jeudi. Elle y était pour annoncer l’octroi de 50 000 $ à l’organisme, de la part du gouvernement du Québec. 

«Il y a toutes sortes d’équipement ici, c’est absolument extraordinaire. Maintenant que je connais l’organisme, je vais en parler. Ça va venir en tête quand je vais parler à mes collègues. Et je suis heureuse de voir qu’avec le 50 000 $, ils vont améliorer l’équipement informatique ou le site pour faire en sorte que l’organisme soit plus connu des gens du Québec», affirme Mme Girault.

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La ministre a pu visiter toutes les pièces de l’usine. Elle a discuté avec plusieurs bénévoles qui y travaillaient et a pu prendre connaissance du travail effectué. 

Le montant remis servira notamment à expédier deux conteneurs d’équipements en Guinée à Conakry et en Côte d’Ivoire, dans le but de soutenir l’autonomisation locale.

«On n’est pas des intervenants de première ligne. Les équipements qui deviennent désuets dans le réseau du Québec, on les reprend, on s’assure qu’ils fonctionnent et on les envoie à nos partenaires qui en font la demande. On ne va pas simplement envoyer les choses, on répond à des besoins précis et on s’assure qu’ils ont les gens formés pour utiliser les équipements ou qu’ils ont l’électricité pour les faire fonctionner», explique le président de CSI, Pierre Boulanger.

Il est certain qu’une priorité importante pour l’organisme devient la notoriété, puisque sa survie financière dépend des dons qu’il reçoit de différentes personnes ou organisations. 

«L’an dernier, à l’occasion des 50 ans de CSI, on a mis de l’argent pour refaire notre site Internet, qui était malheureusement désuet. Les gens ne nous connaissent pas à Québec, les gens ne nous connaissent pas au Québec... C’est dommage, parce qu’on fait un travail exceptionnel, et on a des témoignages extrêmement touchants qu’on reçoit de personnes un peu partout sur la planète. Il faut se débattre pour trouver des sous, d’où l’importance des bénévoles qui travaillent avec nous», ajoute M. Boulanger.

Rien sans bénévoles

Il va sans dire que CSI n’existerait pas sans la cinquantaine de bénévoles qui réalisent des tâches importantes dans toutes les étapes de la préparation des conteneurs à envoyer.

Aussi, plusieurs personnes du domaine de la santé gravitent autour de l’organisme, telles que des pharmaciens ou plusieurs infirmières. 

CSI est le seul organisme accrédité par le ministère de la Santé et des Services sociaux pour récupérer les surplus du réseau de la santé du Québec à des fins d’aide humanitaire.