L'ex-conseiller municipal d'Hérouxville André Drouin était à l'Assemblée nationale, mercredi, pour appuyer la charte de la laïcité du Parti québécois.

Code de vie d'Hérouxville et charte de la laïcité, «même combat»

L'ex-conseiller municipal d'Hérouxville André Drouin voit plusieurs points communs entre son célèbre «code de vie» et la charte de la laïcité de Bernard Drainville.
«C'est absolument le même combat», a déclaré mercredi l'auteur du code qui a interdit la lapidation dans la petite municipalité de Mauricie, il y a six ans. Certains lui ont même «fait remarquer qu'il y a beaucoup de choses dans la charte qui sont quasiment des lignes du code de vie d'Hérouxville».
M. Drouin était à l'Assemblée nationale, mercredi, en compagnie de deux autres citoyens de la Mauricie, pour appuyer la charte de la laïcité du Parti québécois.
«Je suis ici pour leur dire ce que je dis depuis des années, c'est que les accommodements pour les religions au Québec, on n'en veut pas, a-t-il affirmé. Je suis une des millions de personnes qui n'en veulent pas.»
À titre de «payeur d'impôt», M. Drouin estime qu'il est dans son droit de demander à un fonctionnaire de ne pas porter de signes ostentatoires.
«Il faut assurer une paix sociale dans notre province, dit-il. Regardez ce qui se passe ailleurs dans d'autres pays. Vous comprendrez pourquoi, lorsqu'on assemble différentes cultures, il faut s'assurer que l'on se donne des règles pour pouvoir vivre ensemble.»
Selon lui, les Montréalais sont près de 60 % à être favorables à la charte, mais ils n'en parlent pas. Les Canadiens du reste du pays se sensibilisent peu à peu à la situation, et certains réclament aussi une charte, dit-il.
L'ex-conseiller municipal a maintenant l'impression qu'il a été un pionnier et que son code de vie a ouvert la voie aux débats qui ont cours aujourd'hui. «À force de l'entendre dire, je commence à y croire», dit-il.