Le maire de L’Ancienne-Lorette Émile Loranger comparaîtra devant le tribunal administratif la semaine du 8 au 12 juillet.

Cinq jours d’audiences pour le maire Loranger

La Commission municipale du Québec a retenu cinq jours d’audiences pour faire la lumière sur les manquements allégués au code d’éthique et de déontologie du maire de L’Ancienne-Lorette, Émile Loranger.

Sur le site Internet de la Commission, on peut voir que le maire comparaîtra devant le tribunal administratif la semaine du 8 au 12 juillet dans une salle du palais de justice de Québec. Émile Loranger doit répondre à 14 manquements qui lui sont reprochés.

La ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, avait demandé à la CMQ le 12 décembre d’ouvrir une enquête au lendemain d’un conseil municipal houleux à L’Ancienne-Lorette. Le maire avait tranché en votant contre une proposition qui aurait permis à cette même commission de faire enquête sur la plainte de harcèlement psychologique déposée contre lui au printemps 2018.

La ministre avait alors évoqué des «agissements assez particuliers» du maire depuis 2016.

On se rappelle que M. Loranger avait précédemment fait les manchettes pour un prêt de 55 000 $ octroyé au député de La Peltrie, Éric Caire, et à son ex-conjointe, Marie-Ève Lemay, aussi cheffe de cabinet du maire Loranger. 

Deux évènements

L’an passé, on apprenait que Mme Lemay avait déposé une plainte pour harcèlement psychologique contre le maire auprès de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail. Un règlement à l’amiable est intervenu à l’automne en échange de 196 000 $.

Des 14 manquements inscrits sur l’acte de dénonciation, dix concernent le vote du 11 décembre. Parmi eux, la commission reproche au maire d’avoir été en conflit d’intérêts en participant au vote, de ne pas s’être comporté de manière à préserver et à améliorer l’image et le statut de la Ville et de ne pas avoir développé des attitudes et des comportements favorisant des communications transparentes, franches et honnêtes.

Les quatre autres manquements remontent en novembre 2018. Il aurait alors tenté d’influencer la décision des conseillers André Laliberté et Josée Ossio sur les démarches entreprises par la Ville, demandant une enquête le concernant. Ces discussions ont eu lieu lors de repas au restaurant Rascal, payé par le maire avec la carte de crédit fournie par la Ville.

S’il y avait manquements, M. Loranger s’expose à une sanction, allant de la réprimande à la suspension pour un maximum de 90 jours. La commission n’a pas le pouvoir de le démettre de ses fonctions.