Cinq impacts insoupçonnés du cannabis

Le cannabis fait la manchette de façon quasi quotidienne. Sa légalisation prévue en juillet entraînera des bouleversements dans l’administration municipale. Si certains impacts sont connus, d’autres demeurent insoupçonnés. La Ville de Québec a transmis au gouvernement du Québec la liste de certaines préoccupations. En voici quelques-unes jusqu’alors inconnues.

Matières résiduelles

Advenant la production industrielle de cannabis sur le territoire de la Ville de Québec, il faudra encadrer convenablement et de manière réglementaire la gestion des résidus de production afin de savoir s’ils peuvent être mélangés à d’autres types de résidus et comment on pourra en disposer : enfouissement, incinération, compostage, biométhanisation, etc.

Nuisances

On anticipe une augmentation des plaintes de la part de voisins dans les immeubles à logement, notamment en matière d’odeurs dégagées par la production de quatre plants de cannabis, comme l’autorisera la loi fédérale, ou par la consommation par inhalation. Dans ce contexte, La Ville compte déterminer si elle souhaite réglementer la nuisance que peut générer la culture personnelle et la consommation par inhalation, notamment dans le parc d’immeubles qu’elle subventionne via l’Office municipal d’habitation. (NDLR : Bien que le fédéral le permette, le projet de loi provincial, dans sa forme actuelle, ne permet pas la production à la maison).

Gestion de l’eau

La production de cannabis ne devrait pas être possible dans un bassin versant de prise d’eau à cause de son incompatibilité avec la production d’eau potable. La Ville veut éviter, par exemple, l’écoulement de substances psychotropes dans les cours d’eau. Cette préoccupation implique que les villes devront délimiter les zones où sera produit, transformé et vendu le cannabis, advenant le cas.

Formation

La formation d’un agent évaluateur de la police pour reconnaître si un automobiliste a les capacités affaiblies par le cannabis coûte environ 10 000 $. En plus, la Ville estime qu’elle devra aussi former les employés municipaux qui seront chargés de délivrer des permis et contrôler les activités de la production, de la vente et de la consommation de cannabis. C’est sans compter l’achat d’appareils de détection. Aucun montant n’est associé à la formation du personnel.

Des coffee shop

Y a-t-il des lieux publics à Québec où il sera possible de consommer du Cannabis. Jusque-là, rien de spécial. Toutes les municipalités se posent la question. Dans les parcs? Sur la rue? Pendant les grands événements? Ce qui est surprenant, c’est que la Ville évoque qu’il faudra aussi se pencher sur les avantages et les inconvénients de la consommation de cannabis dans des commerces de type coffee shop, s’ils devaient voir le jour.