La Ville de Québec annonce des travaux majeurs, notamment sur l’avenue Cartier, entre René-Lévesque et Sainte-Foy.

Chaos routier cet été dans Montcalm

L’été s’annonce embouteillé pour les automobilistes et camionneurs circulant dans le quartier Montcalm. La Ville de Québec y réalisera la neuvième phase d’un grand chantier routier.

«Le projet vise le remplacement de l’ensemble des infrastructures souterraines, dont deux conduites principales d’adduction pour la distribution de l’eau potable en haute ville», explique au Soleil la conseillère en communication municipale Wendy Whittom. Les principales voies de circulation seront touchées : les avenues Cartier et De Salaberry, la rue Sherbrooke, le chemin Sainte-Foy ainsi que le boulevard René-Lévesque.

Dès le printemps, les ouvriers se mettront au travail, avec une première pointe de l’activité de la mi-mai à la fin juin sur le chemin Sainte-Foy. «L’entrave sera complète, les automobilistes devront contourner.»

Le pire suivra. «La portion plus majeure des travaux débutera en août jusqu’à la fin de l’automne, pour reprendre au printemps 2021 pour une durée de quelques semaines [travaux de finition et pavage final]», précise Mme Whittom.

Histoire d’assurer un minimum de fluidité sur les routes, la Ville a prévu d’effectuer la besogne en 10 étapes et de faire bosser deux équipes d’ouvriers en simultané. Cela permettra notamment de ne pas boucher en même temps les accès à la haute ville par la rue Sherbrooke et l’avenue Salaberry. Cela permettra aussi de prendre une pause durant le Festival d’été de juillet.

Mais il demeure que des rues seront fermées. Notamment l’avenue Cartier qui sera creusée dès le retour des vacances de la construction jusqu’en novembre.

«La portion sud de la rue Cartier, entre René-Lévesque et Grande Allée, a été refaite en 2007 et n’est pas touchée par les travaux», tient à préciser Mme Whittom. «Il n’y aura pas d’entrave dans cette section.»

«[Par contre,] dans la portion nord de la rue Cartier, entre René-Lévesque et le chemin Sainte-Foy, la circulation sera interdite pendant les travaux. Toutefois, la zone d’excavation se déplacera de quelques mètres par jour, rendant la partie remblayée accessible en voiture pour les résidents [en cul-de-sac].»

Les commerçants, clients et habitants devront vivre avec.

Durant les travaux, des rues seront fermées, notamment l’avenue Cartier qui sera creusée dès le retour des vacances de la construction jusqu’en novembre.

Indemnisations

«La Ville travaille en étroite collaboration avec la société de développement commercial [SDC], qui est déjà informée des travaux», ajoute Mme Whittom. «D’ailleurs, une rencontre avec les commerçants aura lieu vers la fin du mois pour leur présenter les détails du chantier et de l’entrave. Les résidents du secteur seront également rencontrés dans la même période.»

Quelques entreprises «sinistrées» pourraient même toucher une compensation pour le dérangement. «Comme c’est le cas lors de travaux sur une artère commerciale représentée par une SDC, la SDC Montcalm sera admissible à une subvention jusqu’à 30 000 $ pour déployer un plan de promotion pour ses commerçants pendant les travaux. Également, par la nature des travaux et leur durée, les commerçants qui se qualifient pourront déposer une demande au programme de compensation destiné aux commerçants.»

De 7h à 20h

La Ville déploie néanmoins des efforts pour limiter la longévité des désagréments et leur ampleur. «Étant donné que l’échéancier est très restreint, l’entrepreneur est autorisé à travailler de 7h à 20h», apprend-on dans des documents récemment diffusés. «La Ville peut exiger de l’entrepreneur qu’il travaille les soirs ou les fins de semaine.»

Dans la liste des «contraintes» imposées à l’entrepreneur, nous lisons également que l’accès aux commerces et résidences devra être préservé en tout temps par un réseau de passerelles. Aussi, devant l’épicerie Métro, l’entrepreneur devra effectuer les travaux 24 heures sur 24 pour minimiser l’impact et permettre les livraisons.

Du côté du chemin Sainte-Foy, il faudra maintenir l’accès CLSC Haute-Ville, au Centre Lucien-Borne et à l’école Joseph-François-Perreault.

Les autorités municipales espèrent également réussir à maintenir un certain écoulement du trafic aux intersections achalandées rue Sherbrooke–chemin Sainte-Foy ainsi que boul. René-Lévesque–avenue Cartier.

Il demeure que la Ville appréhende des bouchons. Elle demande même à son sous-traitant d’installer un panneau de signalisation à écran lumineux en basse ville, à l’intersection de la rue Marie-de-l’Incarnation et du boulevard Charest, pour guider les automobilistes.

Certains parcours des autobus municipaux seront aussi chambardés.

Notons que la Ville s’attend à trouver quelques vestiges archéologiques. Un expert participera aux réunions de chantier afin de garantir le sauvetage d’éventuels artéfacts.

Aussi, les opérateurs de pelleteuse frapperont des rails sous la chaussée, souvenirs d’une époque où le tramway était à la mode! Ils seront envoyés à la ferraille.

Au fait, la mairie de Québec paiera plus cher que prévu pour ce chantier. «La dépense totale nette est de 7318 043,70 $», note Mme Whittom. Les fonctionnaires municipaux s’attendaient plutôt à décaisser environ 6,2 millions $.