Le chantier d’Henri-IV, qui doit s’étirer sur cinq ans et coûter 450 millions $, prévoit l’ajout d’une troisième voie dans chaque direction, entre l’autoroute Charest et l’avenue Chauveau. Il sera lancé officiellement à la fin de l’été.

C’est parti pour l’élargissement d’Henri-IV

L’élargissement de l’autoroute Henri-IV constitue la pièce maîtresse de la programmation routière des deux prochaines années dans la région de la Capitale-Nationale. Pour atténuer les impacts du chantier sur la circulation, le ministère des Transports prévoit réaliser de nuit une grosse partie des travaux et conserver le même nombre de voies pour les automobiles, quitte à les détourner et à les rétrécir. Même l’accotement pourrait devenir une voie réservée pour les autobus.

La ministre déléguée aux Transports, Véronyque Tremblay, a confirmé mercredi des investissements de 422 millions $ sur le réseau routier de la rive nord pour la période 2018-2020.

Le chantier d’Henri-IV, qui doit s’étirer sur cinq ans et coûter 450 millions $, prévoit l’ajout d’une troisième voie dans chaque direction, entre l’autoroute Charest et l’avenue Chauveau. Il sera lancé officiellement à la fin de l’été avec des travaux préparatoires hors chaussée devant s’échelonner d’août à novembre. 

«Ce sont des travaux d’envergure qui vont être très visibles, mais on appelle ça des travaux préparatoires parce que certains éléments qu’on va construire sont préparatoires à des aménagements de bretelles temporaires dont on va avoir besoin l’année prochaine et d’autres années», a expliqué le directeur général du territoire de la Capitale-Nationale, Luc Tremblay. 

Les détails seront révélés après publication des appels d’offres et attribution des contrats, estimés à plus de 50 millions $ pour cette année seulement. 

Cet été aussi, les ponts d’étagement de l’autoroute Félix-Leclerc à la hauteur du boulevard Raymond et de la rue Labelle, à Beauport, seront reconstruits. 

L’élargissement de l’autoroute Laurentienne entre la rue de la Faune et le boulevard Louis-XIV deviendra réalité en direction sud. Vers le nord, une voie d’entrecroisement sera ajoutée de la rue Bernier ouest au boulevard du Lac. Cela facilitera notamment l’accélération des camions lourds et leur insertion dans le trafic. Pour mémoire, c’est l’endroit où un camion de propane s’était renversé en 2011, obligeant la fermeture de l’autoroute dans les deux directions pendant plusieurs heures. 

Un peu plus au sud, le mur antibruit promis le long de Laurentienne, financé de concert avec la Ville de Québec, sera complété. 

De l’asphaltage est prévu sur plusieurs sections d’autoroutes de Québec, mais aussi à Neuville, sur l’île d’Orléans et à Baie-Saint-Paul. 

Alexandre Turgeon, directeur général du Conseil régional de l’environnement de la Capitale-Nationale, et Étienne Grandmont, directeur général d’Accès transports viables, ont dit espérer que cette annonce soit une dernière. La politique de mobilité durable qui sera dévoilée prochainement par le gouvernement du Québec devrait signer selon eux la fin des élargissements d’autoroutes.