La mise en place des installations du Big Air demande à elle seule un montant de 250 000 $. La présidente de Gestev, Chantal Lachance, indique aussi que ces installations ne sont pas permanentes, c’est donc à recommencer et à ajouter aux dépenses chaque année.

C’est fini pour le Jamboree des neiges à Québec

Après 20 éditions, la Corporation événements d’hiver de Québec et Gestev ne ramèneront pas le Jamboree pour des raisons financières, l’événement est tout simplement trop cher à produire.

La décision a été prise après de sérieuses réflexions. 

«On adorait l’événement. C’est un beau sport, il rassemble plusieurs athlètes de Québec. C’est juste un événement qui coûte extrêmement cher à produire pour ce qu’on est capable de générer en revenus. Quand on fait les mathématiques, ça ne marche juste plus», fait savoir Chantal Lachance, présidente de Gestev. 

Le rendez-vous printanier était devenu un festival de snowboard et de freeski incontournable à Québec depuis 2005. Il servait aussi d’un arrêt de la Coupe du monde de planche à neige, qui accueillait entre autres les vedettes de la région Laurie Blouin et Alex Beaulieu-Marchand. Depuis 2016, il se tenait en plein milieu du centre-ville de Québec, à l’îlot Fleurie, les athlètes sautaient entre deux bretelles de l’autoroute Dufferin-Montmorency.

À la fin du printemps dernier, la Corporation et la firme événementielle se sont entendues pour dire qu’il était le temps de tourner la page. Et tous les partenaires financiers étaient d’accord, il s’agit d’une sage décision.

«Ça faisait trois ou quatre ans qu’on essayait de garder l’événement dans la région, c’était très difficile. Notre décision a été très bien reçue par la Fédération [internationale de ski (FIS)], elle comprenait bien l’enjeu puisque ça fait plusieurs années qu’on en parle. Quand c’est toujours difficile, c’est comme avoir le vent dans la face. On est mieux d’investir et de mettre notre énergie dans des événements plus porteurs pour la région, comme le vélo de montagne par exemple.»

Cette année, les Championnats du monde de vélo de montagne, qui se tenaient au Mont-Sainte-Anne depuis les deux dernières semaines ont rapporté pas moins de 12 millions $ de revenus. Gestev assure l’organisation des compétitions mondiales de vélo chaque année au mois d’août. 

La mise en place des installations du Big Air demande à elle seule un montant de 250 000 $. La présidente indique aussi que ces installations ne sont pas permanentes, c’est donc à recommencer et à ajouter aux dépenses chaque année. 

«Ces événements-là se promènent partout dans le monde. Nous, on a eu la chance de l’avoir pendant plusieurs années. On a beaucoup donné pour le sport, on laisse maintenant notre place», termine Mme Lachance. 

Il est très peu probable que d’autres acteurs du milieu prennent en charge la tenue de l’événement.