Les soeurs Anne et Catherine Monna

Ces femmes qui ont fait bouger Québec

Elle ont découvert, créé, imaginé, inspiré et dépassé leurs limites. Elles se sont tenues debout dans l'adversité. Elles ont fait l'actualité de Québec au cours de la dernière année. En cette journée internationale des femmes, Le Soleil salue 10 femmes d'exception comme autant de coups de cœur. Quels sont les vôtres?

Anne et Catherine Monna

Copropriétaires de Cassis Monna et filles depuis 2015, Anne et Catherine Monna se sont vu décerner le prix de l'entreprise de l'année (petite entreprise) lors du gala des Fidéides, en avril. La récompense est survenue une année après la transformation en profondeur de la boutique, de la terrasse, de l'économusée et des opérations de l'entreprise pour les remettre au goût du jour, mais surtout... à leur main.  Marchant dans les traces de leur père Bernard, les sœurs Monna ont développé une nouvelle vision pour Cassis Monna et filles. «Nous avons eu des guides et des coaches pour avancer dans nos projets, réorganiser nos processus. Notre grand chantier fut une grosse année, mais aussi une grande année. Nous avons atteint nos objectifs. Nous les avons même dépassés.»

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Sophie D'Amours

La rectrice de l'Université Laval, Sophie D'Amours

À 51 ans, Sophie D'Amours est devenue en avril la première femme à occuper la prestigieuse fonction de recteur de l'Université Laval. Celle qui a succédé à Denis Brière a attribué à son style de gestion différent de celui de son prédécesseur sa victoire au premier tour du vote — fait rare! —, avec 50,7% des voix du collège électoral. «J'apporte un modèle de gestion plus ouvert, collaboratif. Je suis dans une dynamique de travail d'équipe. Mon thème de campagne était “L'avenir ensemble”. Dans ma façon de faire, j'ai beaucoup compté sur l'expertise des gens et je vais continuer de le faire», avait promis l'ancienne vice-rectrice à la recherche et à la création.

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Luci Tremblay

La Déléguée générale du Québec à Tokyo, Luci Tremblay

Directrice des communications du Festival d'été de Québec pendant neuf ans, Luci Tremblay a largement contribué à l'essor de l'événement. Nommée Déléguée générale du Québec au Japon à l'été 2017, elle est entrée en poste à l'automne à Tokyo, d'où elle fait désormais rayonner le Québec au pays du soleil levant. Journaliste à Radio-Canada à ses débuts, elle avait par la suite œuvré auprès du maire Jean-Paul L'Allier, puis au Pôle Chaudière-Appalaches (Québec International), avant de participer à la relance du Palais Montcalm et aux Fêtes du 400e anniversaire de Québec.

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Victoria Chouinard

Victoria Chouinard

Alors étudiante en 5e secondaire à l'école Saint-Jean-Eudes dans Charlesbourg, Victoria Chouinard a décroché le premier prix des dernières finales provinciales d’Expo-sciences, ce qui l’a conduit aux finales pancanadienne, à Régina, et mondiale, au Brésil, l’été dernier. À sa troisième participation, la jeune femme a expérimenté une technique d’inventaire biologique mise au point par des chercheurs de l’Université Laval pour identifier la vie marine grâce à à des analyses d’ADN dans l’eau. «J'ai toujours aimé les sciences. Quand j'étais plus jeune, je pensais être vétérinaire. Et avec le temps, je trouve de plus en plus intéressant de comprendre comment le monde autour de nous fonctionne.»

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Julie Bédard

La présidente de la Chambre de commerce de Québec, Julie Bédard

Nommée présidente et chef de la direction de la Chambre de commerce et d'industrie de Québec en décembre, Julie Bédard est devenue la première femme à occuper ce poste en plus de 200 ans d'histoire. Avocate de formation et détentrice d'un MBA, Mme Bédard avait œuvré pendant une vingtaine d'années dans le monde des affaires, au sein de petites et grandes entreprises, avant d'être retenue, au terme d'un long et rigoureux processus de sélection. «C'est un honneur d'être la première femme à occuper cette fonction. […] Je souhaite continuer à travailler en étroite collaboration avec ceux et celles qui ont à cœur la prospérité économique de la capitale», avait déclaré Julie Bédard, qui prenait alors la relève d'Alain Aubut.

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Anne-Catherine Tanguay

La golfeuse Anne-Catherine Tanguay

La golfeuse de Québec Anne-Catherine Tanguay est entrée en octobre dans le club sélect des détentrices d'un statut complet de la LPGA. Seulement la sixième Québécoise de l'histoire — et la deuxième originaire de Québec — à réaliser l'exploit, la jeune femme de 26 ans a accédé au plus grand circuit professionnel de golf féminin en vertu de ses résultats au classement général du Symetra Tour, la saison dernière. Issue de l'Académie Fred Colgan, elle a évolué dans les allées du circuit universitaire américain pendant quatre ans, défendant les couleurs de l'Université de l'Oklahoma, avant de passer chez les professionnelles. «C’est ma première année. Il y a une certaine courbe d’apprentissage à faire. J’ai encore de l’expérience à aller chercher. […] Tout est plus gros sur la LPGA.»

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Caroline Boudoux

L'ingénieure Caroline Boudoux

Native de Saint-Nicolas sur la rive sud de Québec, l'ingénieure Caroline Boudoux a, à 39 ans, signe «Fundamentals of Biomedical Optics», un livre de référence en utilisation de la fibre optique en imagerie médicale. Professeure à Polytechnique et diplômée au Massachusetts Institute of Technology, elle a notamment suivi un programme conjoint de génie biomédical au MIT et à Harvard. Son outil de référence est utilisé depuis septembre par les étudiants de Polytechnique, mais aussi de plusieurs autres institutions universitaires de Toronto, Stanford, Los Angeles, Amsterdam, etc. Ses recherches l'ont en outre amenée à cofonder, avec son collègue Nicolas Godbout, Castor Optics, une entreprise basée à Saint-Laurent, qui fabrique des produits mis en marché par le distributeur mondial d'équipement d'optique, Thorlabs.

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Laurie Blouin

La planchiste Laurie Blouin

En avril, la planchiste Laurie Blouin épatait la galerie avec une médaille d’or à l’épreuve de slopestyle, à sa première participation aux Championnats mondiaux FIS de surf des neiges, en Espagne. À 20 ans, celle qui s’est fait les dents sur les pistes du Relais, annonçait déjà ses couleurs. Moins d’un an plus tard, elle ajoutait une médaille d’argent olympique à sa collection, dans la même épreuve, aux Jeux de PyeongChang. Les vents dominants et les rampes monstrueuses du Parc à neige Phoenix ne sont pas parvenus à intimider l’athlète de Stoneham, qui avait été victime d’une violente chute, trois jours plus tôt. Elle en a été quitte pour un œil au beurre noir et une coupure à la joue. «C’est juste fou ce qui m’arrive, c’est malade», avait commenté celle qui, blessée, n'a pas complété la finale du Big Air, quelques jours plus tard.

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Agnès Maltais

La députée démissionnaire Agnès Maltais

Après 20 ans de vie politique, la députée péquiste de Taschereau Agnès Maltais a fait savoir qu’elle tournait la page et ne sollicitera pas de nouveau mandat aux prochaines élections. «Je n’ai plus l’énergie pour me consacrer à la vie politique à 100%. On serait à 45% dans les sondages, je partirais pareil», avait déclaré celle qui en a fait l’annonce, appuyée de son chef Jean-François Lisée, en janvier. Agnès Maltais a été élue à six reprises, bien qu’avec une moins forte avance en 2014. Elle a entre autres été ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, du Travail et responsable de la Condition féminine. Elle est actuellement porte-parole de l’opposition officielle en matière de culture et de communications. À Québec, elle est surtout connue pour son rôle de porte-parole du Parti québécois pour les dossiers de la capitale. Elle a été ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale de septembre 2012 à avril 2014.