Une centaine de personnes ont pris part à la deuxième séance d'information sur l'implantation d'un service d’injection supervisé (SIS) dans le quartier Saint-Roch.

Centre d’injection supervisé dans St-Roch: «le meilleur endroit?»

L’implantation du service d’injection supervisé (SIS) dans le quartier Saint-Roch, à l’angle des rues Sainte-Marguerite et Mgr-Gauvreau, inquiète les citoyens de Saint-Roch. La seconde séance d’information, organisée par le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale, a attiré une centaine de personnes au Centre récréatif Saint-Roch.

L’organisateur communautaire Marc De Koninck, la médecin-conseil à la Direction régionale de santé publique du CIUSSS de la Capitale-Nationale, Nathanaëlle Thériault, et le directeur général de l’organisme Point de Repères, Mario Gagnon, ont répondu à nouveau aux questions des citoyens, pas forcément en désaccord avec la création d’un SIS, mais plutôt avec l’endroit choisi.

Pour certains résidents et commerçants de Saint-Roch, la présence d’un SIS près des bretelles de l’autoroute Dufferin-Montmorency risque de donner une image négative du quartier et poser un problème de sécurité. «Ça fait 30 ans que la Ville et des entrepreneurs cherchent à revitaliser ce quartier. Aujourd’hui, Saint-Roch fait partie des places in à Québec et du circuit touristique. Il va avoir un YMCA, il y a deux garderies. Est-ce que c’est le meilleur endroit?» a questionné Jean-François Noël. 

Marc De Koninck est convaincu que c’est le meilleur secteur par rapport aux objectifs. «L’évaluation des SIS dans le monde montre qu’il y a des impacts bénéfiques pour l’environnement. Ce n’est pas le seul endroit possible, mais comme il va avoir un seul SIS, c’est le secteur le plus pertinent», a-t-il plaidé.

Un avis partagé par certains résidents et travailleurs communautaires qui estiment qu’il y aura moins de gens intoxiqués à se promener dans le quartier, moins de seringues qui traîneront.

D’autres assemblées seront tenues plus tard cet été avec les gens qui en feront la demande. Les citoyens et les organisations ont par ailleurs la possibilité de déposer un mémoire jusqu’au 28 septembre.