Le conseiller Jean Rousseau considère que Régis Labeaume répète les mêmes erreurs concernant la centrale de police.

Centrale de police: l'opposition critique l'improvisation du maire

Le report au printemps de la fermeture des postes de police de Charlesbourg et de La Haute-Saint-Charles donne des munitions à l’opposition à l’hôtel de ville. Elle y voit une énième preuve de l’improvisation qui règne dans le projet de la réorganisation policière.

«On est en train de répéter le même fiasco qui a mené à l’achat d’un nouveau terrain.» Le conseiller de Démocratie Québec, Jean Rousseau, réagissait à la nouvelle de Radio-Canada selon laquelle la direction du service de police préférait le printemps prochain à cet automne pour rapatrier dans ses bureaux de Sainte-Foy et à la Centrale du parc Victoria les patrouilleurs des postes de La Haute-Saint-Charles et de Charlesbourg.

«On ferme les centrales locales, mais on n’a aucune idée des nouveaux services», renchérit le conseiller. En effet, la Ville de Québec n’a pas encore tenu son plénier sur l’évolution du projet de construction d’une nouvelle centrale qui connait des ratés depuis son annonce en 2016.

Le cout du projet qui était de 40 millions $ a grimpé à 72 millions $ à cause d’une mauvaise évaluation des couts. Ensuite, on apprenait que le premier terrain acquis était trop petit pour les besoins du service. Un imbroglio qui a mené à la démission du conseiller Jonatan Julien. Le maire de Québec a tenu son bras droit publiquement responsable de la situation. Depuis, Régis Labeaume a repris le dossier et un second terrain a été acheté près du boulevard Louis-XIV.

Explications exigées

«C’est ça les grands talents de gestionnaire de Régis Labeaume, a questionné le chef de l’opposition, Jean-François Gosselin. Depuis qu’il a repris le dossier, il y a plus de confusion et d’improvisation dans le dossier.»

Le représentant de Québec 21 se questionne sur l’urgence de déménager les policiers dans une centrale déjà vétuste alors qu’il faudra les déménager une autre fois lorsque le nouveau quartier général sera construit en 2022. «Il doit sortir publiquement pour expliquer ce qui se passe», a-t-il martelé.

Aucun élu ne s’est présenté, mais le directeur adjoint du service de police, Jocelyn Bélanger, a rencontré la presse. Il a réaffirmé l’intention du service de mettre en place le plan de réorganisation. Il a aussi insisté sur le fait que le report au printemps pour déménager les patrouilleurs s’est fait d’un commun accord avec le syndicat.