La nouvelle centrale de police sera construite dans Lebourgneuf.

Centrale de police : un manque de communication explique la hausse des coûts

C’est finalement un manque de communication entre le service de la gestion des immeubles et le service de police qui explique la hausse du coût de construction de la nouvelle centrale de police à Lebourgneuf et la transformation de l’édifice F.-X. Drolet en poste de quartier et Cour municipal dans Saint-Roch.

Le directeur du service de la gestion des immeubles a donné les détails jeudi de la hausse qui fait passer le projet de 40 millions $, selon la première annonce faite en 2016, à 72 millions $.

«En fait, c’était plutôt 50 millions $ initialement. À l’époque, nous avions donné le coût de construction et non pas le coût de projet», explique Jean Rochette. Première erreur. Reste quand même une différence de 22 millions $.

La plus grande partie de ce montant, 36 %, est attribuable à l’ajustement des besoins. «Il y avait une volonté d’obtenir le prix plancher. Bien qu’on a requis les services de la police et de la Cour municipale, on a fait des coupures importantes et une interprétation de leurs besoins sans les consulter», admet M. Rochette. Après vérification des coûts réels dans les palais de justice et autres centrales en province, il a fallu réajuster le prix à la hausse.

Comme l’avait mentionné le conseiller Jonatan Julien cette semaine, l’ajout d’équipements liés à la sécurité a fait grimper le prix de construction au mètre carré. À elle seule, la Cour municipale représente 11 % de l’augmentation.

À cela, il faut ajouter 7 % pour la décontamination du terrain, 20 % pour l’ajout d’espaces et 26 % de frais indirects comme les taxes, les frais administratifs et les honoraires.

Malgré la hausse, ce projet est moindre qu’un précédent projet de 85,2 millions $ annoncé en 2014, puis mis sur la glace, parce que jugé trop onéreux.