Le Bureau de la sécurité des transports du Canada estime qu’Ottawa devrait clarifier la définition de «ceinture de sécurité» dans le Règlement de l’aviation canadien, afin que les gens sachent qu’ils doivent porter à la fois la ceinture sous-abdominale et la ceinture-baudrier (la diagonale).

Ceintures de sécurité en hélicoptère: le BST souhaite des règles claires

TORONTO — Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) recommande au gouvernement de clarifier la réglementation entourant le port des ceintures de sécurité en hélicoptère, afin de réduire les risques de décès ou de blessures lors d’accidents comme celui qui a coûté la vie à quatre hommes il y a près de deux ans en Ontario.

Le BST estime qu’Ottawa devrait clarifier la définition de «ceinture de sécurité» dans le Règlement de l’aviation canadien, afin que les gens sachent qu’ils doivent porter à la fois la ceinture sous-abdominale et la ceinture-baudrier (la diagonale).

À l’heure actuelle, le règlement définit une ceinture de sécurité comme un «dispositif de retenue individuel qui se compose soit d’une ceinture sous-abdominale, soit d’une ceinture sous-abdominale et d’une ceinture-baudrier». Or, le BST soutient que cette définition peut amener les gens à croire que le port de l’une de ces ceintures suffit. Le gouvernement fédéral a 90 jours pour répondre à la recommandation de l’agence indépendante.

Accident en 2017

Le BST fait cette recommandation dans son rapport d’enquête sur l’accident d’un hélicoptère de la société Hydro One survenu dans l’est de l’Ontario le 14 décembre 2017. L’appareil transportait trois monteurs de ligne de la société d’électricité ontarienne.

Les enquêteurs ont constaté que les sangles sous-abdominales de deux des trois ceintures de sécurité dans la zone passagers de l’hélicoptère étaient détachées, et que les ceintures-baudriers de la banquette arrière avaient été enroulées et collées avec du ruban isolant, ce qui les rendait inutilisables.

«Les monteurs de ligne [...] n’avaient pas bouclé leur ceinture sous-abdominale, peut-être à cause de leur perception d’un faible risque inhérent à un vol de courte distance ou qu’il leur était difficile de boucler les ceintures par-dessus leurs vêtements d’hiver», lit-on dans le rapport d’enquête.

Le BST a par ailleurs déterminé que l’écrasement avait été causé par un sac d’équipement en toile vide projeté d’une plateforme extérieure fixée à l’hélicoptère et qui a heurté le rotor de queue, ce qui a rendu l’appareil impossible à maîtriser. Le BST avait d’ailleurs émis dès décembre 2017 un avis de sécurité qui prévenait que «la cargaison doit être arrimée adéquatement en tout temps pour éviter qu’elle se déplace dans l’hélicoptère ou qu’elle en sorte pendant le vol».