Depuis l’arrivée d’un contingent plus important d’élus de QS, l’Assemblée avait convenu qu’il fallait revoir les règles du décorum, mais aucun document n’a encore été produit.

Catherine Dorion: le PLQ presse le président François Paradis d’agir

L’opposition officielle presse le président de l’Assemblée nationale, François Paradis, de «resserrer» le décorum, à la suite d’une photo controversée de la députée Catherine Dorion, de Québec solidaire (QS).

«Je pense que le président veut faire plaisir à tout le monde, mais à un moment donné, il faut quand même qu’un certain nombre de directives et d’orientations soient données, pour éviter ce genre de chose», a commenté le chef de l’opposition, Pierre Arcand, mercredi matin en mêlée de presse. Il s’est défendu de remettre en question le soutien de l’opposition officielle à la présidence, mais réclame une réponse plus rapide et précise.

Rappelons les faits : Mme Dorion a pris une photo humoristique dans le Salon rouge, une enceinte réservée habituellement aux cérémonies officielles et les grandes consultations.

La députée avait aussi lancé une invitation pour une soirée d’Halloween dans son bureau de circonscription, avec le logo de l’Assemblée nationale et le titre suivant : «F*CK LA NORME.»

Depuis l’arrivée d’un contingent plus important d’élus de QS, l’Assemblée avait convenu qu’il fallait revoir les règles du décorum, mais aucun document n’a encore été produit. «C’est pas clair, a fait valoir M. Arcand. La preuve, c’est qu’on a des événements de ce genre.»

L’opposition péquiste avait également critiqué les coups d’éclat de Mme Dorion. Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, avait lancé : «Qu’elle arrête de faire un show et qu’elle s’occupe de son comté.»

«Tu t’attaques à ce que je considère le plus précieux et le plus important dans mon travail», a-t-elle rétorqué par l’entremise des médias sociaux, en énumérant ses activités et des prises de position dans sa circonscription.

Mardi, le Parti libéral a demandé à la commissaire à l’éthique et à la déontologie, Ariane Mignolet, de se pencher sur le cas Dorion. «Il apparaît évident que de pareils agissements vont à l’encontre du Code d’éthique et de déontologie en ce qui concerne les valeurs qui sont exprimées», peut-on lire dans la lettre de la whip du PLQ, Nicole Ménard.

La lettre fait notamment référence à des articles qui prônent «le respect et la protection de l’Assemblée nationale et de ses institutions démocratiques».

Mme Ménard soutient aussi que ces incidents sont «une vive insulte auprès des députés et de ses collègues femmes au premier titre».

Mme Dorion avait trouvé que les libéraux étaient «culottés» de venir parler d’éthique, en faisant référence au règne libéral de 2003 à 2018.