Au deuxième et dernier rassemblement de campagne de la Coalition avenir Québec (CAQ), samedi soir, à Terrebonne, François Legault a lancé à ses troupes : «Lundi, marquons l'histoire!»

CAQ: de la volonté de changement au vote de confiance

TERREBONNE — Le chef caquiste François Legault demande aux Québécois de «transformer leur volonté de changement en vote de confiance» au scrutin de lundi.

Au deuxième et dernier rassemblement de campagne de la Coalition avenir Québec (CAQ), samedi soir, à Terrebonne, il a lancé à ses troupes : «Lundi, marquons l'histoire!»

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La CAQ avait réuni 700 personnes, dont une centaine de candidats et des dizaines de militants provenant de la région de Québec, dans un complexe sportif de la couronne nord, une zone acquise en partie au parti, mais disputée avec les péquistes.

À égalité dans les sondages avec les libéraux, autour des 30 %, le chef caquiste estime être aux portes du pouvoir et a fait valoir qu'il avait l'équipe pour mettre fin au règne du Parti libéral. Il a demandé aux Québécois de faire confiance pour la première fois à un gouvernement caquiste.

«Lundi, nous espérons transformer votre volonté de changement en un vote de confiance», a-t-il déclaré.

Plus tôt en journée, il avait mis en garde les Québécois : un faible taux de participation aux élections de lundi pourrait reconduire les libéraux au pouvoir pour 19 ans au total.

Craignant que la majorité lui échappe, à moins de 48 heures de l'ouverture des bureaux de vote, il a demandé aux Québécois d'aller voter en grand nombre.

«Il faut que les gens aillent voter massivement, a-t-il répété sans cesse dans une mêlée de presse dans un verger de Compton, en Estrie, samedi matin. Il faut que les caquistes aillent voter. [...] On va avoir un gouvernement majoritaire de la CAQ si les gens vont voter massivement.»

La Coalition avenir Québec est reconnue pour avoir une machine électorale plus petite que les deux grands partis traditionnels, le Parti québécois (PQ) et le Parti libéral (PLQ), qui peuvent mobiliser leurs militants et «faire sortir le vote» plus aisément.

La CAQ compte donc sur le vote des électeurs moins politisés et tente de persuader ceux qui seraient tentés de ne pas exercer leur droit de vote. Sinon, les libéraux seraient reconduits jusqu'en 2022, a laissé entendre le chef caquiste. Le gouvernement Couillard pourrait obtenir un deuxième mandat, mais ce serait un cinquième mandat en 15 ans pour le PLQ, exception faite de l'intermède minoritaire péquiste.

«Si les gens ne vont pas massivement voter, il y a un risque qu'il n'y ait pas de changement», a martelé M. Legault. Il a reconnu sa fébrilité et a assuré qu'il ne tient rien pour acquis.

«C'est serré, donc c'est un peu stressant, mais en même temps, il faut travailler fort pour convaincre tout le monde», avait-il dit un peu plus tôt samedi matin à Sherbrooke, dans un bain de foule lors d'une épreuve sportive organisée pour les enfants.

À son candidat dans Sherbrooke, Bruno Vachon, M. Legault a lancé que «ça regarde bien».

Blitz en Estrie

Le chef caquiste a passé deux jours de son blitz final en Estrie, vendredi et samedi. Il espère faire une percée dans Brome-Mississquoi, Orford, Sherbrooke et Saint-François, des circonscriptions actuellement détenues par le PLQ.

Selon le plus récent sondage de la firme Mainstreet réalisé pour Groupe Capitales Médias, le parti de François Legault recueille 31,5 % des intentions de vote, contre 29 % pour le PLQ, après répartition des indécis. Le Parti québécois et Québec solidaire suivent, à 19,5 % et 16,3 % respectivement.

Le coup de sonde Ipsos réalisé pour le compte de La Presse et Global suggère que la Coalition avenir Québec (CAQ) serait à 32 % dans les intentions de vote contre 31 % pour les libéraux, tandis qu'un sondage Léger publié par Québecor samedi donne aussi 32 % d'intentions de vote aux troupes de M. Legault, tandis que le PLQ serait à 30 %.