Le complexe Capitale Hélicoptère

Capitale Hélicoptère prône un changement de corridor de vol pour atténuer le bruit

Un changement de corridor de vol atténuerait le problème de bruit causé par les hélicoptères à L'Ancienne-Lorette, croit le chef pilote du complexe Capitale Hélicoptère, Olivier Moyat.
Appelé à réagir aux nombreuses plaintes de bruit exprimées au conseil municipal mardi soir, M. Moyat a expliqué que le corridor de vol que leur attribue présentement l'aéroport de Québec exige que les hélicoptères passent directement au-dessus de l'église de la rue Notre-Dame, à partir de laquelle ils n'ont légalement plus le droit de voler à plus de 750 pieds d'altitude. Des discussions ont cependant été entamées avec les autorités de l'aéroport afin de déplacer le corridor dans un secteur moins résidentiel, à l'est du collège Champigny et du golf Albatros.
En raison des avions qui circulent plus haut, cependant, les hélicoptères n'auront pas le choix de continuer de circuler à moins de 750 pieds de hauteur dans le secteur de l'aéroport. M. Moyat assure que les pilotes d'hélicoptères voleraient plus haut s'ils le pouvaient. «Je n'ai pas d'intérêt à être bas. L'altitude, c'est ma sécurité.»
Pour ce qui est du bruit causé par les cours de pilotage, qui exigent que les hélicoptères volent très près du sol, le chef pilote affirme que Capitale Hélicoptère a déjà plusieurs mesures en place pour atténuer le problème. Les modèles d'hélicoptères utilisés «ont une moins grosse signature sonore», affirme-t-il, et un mur coupe-son a été érigé. L'école de pilotage ne peut cependant pas prendre la décision de déplacer les cours ailleurs sur les terrains de l'aéroport, puisqu'une zone leur est attribuée.
Manoeuvres déjà interdites
Du côté de l'aéroport, le directeur des communications, Jonathan Trudeau, affirme que les manoeuvres bruyantes comme les vols à ras le sol sont déjà interdits dans la zone la plus problématique pour le bruit, le secteur longeant la route de l'aéroport. Il dit vouloir collaborer avec les citoyens de L'Ancienne-Lorette, pour continuer à réduire les inconvénients causés par les hélicoptères.
«C'est dur de documenter les mouvements aériens qui posent problème», explique-t-il, «on invite les gens à nous appeler quand il y a une situation particulière». Selon lui, les autorités de l'aéroport n'ont reçu que dix plaintes de bruit depuis le mois de janvier, un nombre insuffisant pour réellement cibler les mouvements problématiques.
Une rencontre est prévue le 12 août entre l'aéroport Jean-Lesage et la Ville de L'Ancienne-Lorette pour tenter de trouver des pistes de solutions. Personne de chez Capitale Hélicoptère n'a été invité à la rencontre, mais le directeur du marketing, Gabriel Bérubé-Pelletier, dit avoir commencé à rencontrer des Lorettains pour améliorer la situation.