Régis Labeaume accompagné d'Isabelle Pagé, la fille de l’animateur sportif Jean Pagé, qui souffre d’une récidive du cancer de la prostate.

Cancer de la prostate: le maire Labeaume incite à oublier l'«orgueil» et à passer un test de dépistage [VIDÉO]

Porte-parole de PROCURE pour la 6e édition de Noeudvembre, le maire de Québec, Régis Labeaume, a prié mercredi tous les hommes à «mettre de côté leur orgueil» et à se soumettre à un test de dépistage du cancer de la prostate.

Chaque jour au Québec, 12 hommes reçoivent un diagnostic du cancer de la prostate, a rappelé le maire de Québec en conférence de presse. 

«Il y a encore aujourd’hui des gens qui meurent du cancer de la prostate. Un des hommes les plus riches des États-Unis, David Koch, est décédé en août dernier du cancer de la prostate. Cet homme-là ne manquait pourtant pas de moyens pour pouvoir bénéficier de tous les soins possible, mais il est mort quand même du cancer de la prostate», a souligné le maire Labeaume pour inciter les hommes à rendre visite à leur médecin. 

«Je sais que plusieurs hommes ne veulent pas aller voir leur médecin pour leurs problèmes de santé, mais le [test de] dépistage du cancer de la prostate, […] il faut le faire. [...] Les gars se croient forts, se pensent invincibles, mais mettez votre orgueil de côté parce que vous vous faites mal à vous et vous faites mal à la société», a plaidé Régis Labeaume, rappelant que le cancer et ses traitements «coûtent cher collectivement».

M. Labeaume est revenu sur son expérience personnelle, sur «le choc» qu’il a vécu plus tôt cette année en apprenant qu’il était atteint du cancer de la prostate. «Pour quelqu’un comme moi qui aime contrôler sa vie, c’est assez déstabilisant […]. Quand j’ai reçu mon diagnostic, j’ai d’abord eu le réflexe de vouloir gérer mon cancer […], mais ça ne marche pas comme ça», a rappelé celui qui a repris ses activités à l’Hôtel de Ville à temps plein cet automne.

Le maire s’est dit confiant pour l’avenir, lui qui est actuellement en rémission. «Ce que dit la science, c’est que le taux de survie est de 100% cinq ans après la date du diagnostic s’il n’y a pas de propagation ailleurs dans le corps. Moi, je m’accroche à ça et je suis très confiant», a-t-il mentionné, tout en se disant conscient que «ce n’est pas toujours évident». «Il y a des gens que je connais qui, à l’intérieur de ce cinq ans-là, ont eu des récidives.»

Des nouvelles de Jean Pagé

Présente à la conférence de presse comme ambassadrice de Noeudvembre, Isabelle Pagé a donné des nouvelles de son père, le commentateur et analyste sportif Jean Pagé. M. Pagé, qui s’est impliqué pendant 15 ans pour la cause, souffre d’une récidive du cancer de la prostate. La maladie a maintenant atteint ses os, a précisé sa fille. «Il va bien, étonnamment. Il écoute le hockey», a mentionné Isabelle Pagé, ajoutant que son père demeurait «alerte». «On vit de très beaux moments, mais je dois dire qu’on vit un jour à la fois», a-t-elle confié.

Mme Pagé a souligné l’importance d’un organisme comme PROCURE, qui sensibilise, soutient et informe les personnes concernées par le cancer de la prostate, en plus de promouvoir et de contribuer au financement de la recherche. Elle a notamment rappelé l’existence de la ligne téléphonique de soutien 24h/24h (1 855 899-2873), destinée aux hommes atteints du cancer de la prostate, mais aussi à leur famille. «Parce que, on ne se le cachera pas, ce n’est pas l’homme qui va appeler, c’est sa fille, sa conjointe, sa soeur... C’est une affaire de famille», a dit Isabelle Pagé.

Pour sa 6e édition de Noeudvembre, PROCURE vise à surpasser le cap des 3 millions $ recueillis depuis 2014. Le fameux nœud papillon dessiné par Philippe Dubuc – l’organisme en a 7000 à vendre - est disponible sur noeudvembre.ca au coût de 35$. 

Le match des Remparts qui aura lieu le 8 novembre sera au bénéfice de PROCURE, a par ailleurs mentionné Régis Labeaume, qui a aussi lancé le défi à tous les maires de porter le nœud papillon le 19 novembre prochain.