Entouré d’une vingtaine de médecins et d’élus, le député de Rimouski, Harold LeBel, avait organisé un point de presse près de l’hôpital de Rimouski, lundi, pour réclamer le campus de médecine décentralisé de l’Université Laval à Rimouski.

Campus de médecine décentralisé de l’UL: on coupe la poire en deux

MATANE – Pour satisfaire à la fois les gens de Lévis et ceux de Rimouski qui souhaitaient accueillir le campus de médecine décentralisé, l’Université Laval et ses partenaires ont annoncé, jeudi, que la formation des deux premières années du doctorat en médecine serait divisée en deux cohortes : l’une à l’hôpital régional de Rimouski, l’autre à l’Hôtel-Dieu de Lévis.

L’Université Laval présente donc une version remodelée de son projet de formation «qui se veut durable, innovant et porteur pour relever les défis de la pratique en région et en milieu rural». Celui-ci a obtenu l’aval du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent, du CISSS de Chaudière-Appalaches et de l’Université du Québec à Rimouski.

Lundi, une vingtaine de médecins de l’hôpital de Rimouski, entourés d’élus municipaux et de représentants de tous les partis politiques, avaient fait une sortie publique pour revendiquer l’obtention de ce campus. Lors de l’annonce de jeudi, la rectrice de l’Université Laval, qui s’était déplacée à Rimouski, s’est dite sensible à la «mobilisation régionale» des médecins. «On veut que nos étudiants soient formés à comprendre la réalité régionale au jour 1 de leur études», a soutenu Sophie D’Amours. Le projet doit maintenant obtenir le feu vert du ministère de l’Enseignement supérieur. La rectrice croit qu’il est «sur la bonne trajectoire».

«C’est une bonne nouvelle, s’est exclamé le député de Rimouski, Harold LeBel. On est contents.» Reste à savoir maintenant comment le campus de Rimouski sera équipé. «Quels vont être les investissements? s’interroge-t-il. Il faudra avoir des précisions.»

M. LeBel avait parlé plus tôt à la porte-parole des médecins de l’hôpital de Rimouski, la Dre Gabrielle Gagnon. «Pour elle, c’est une victoire», rapporte-t-il. Avec Patricia Cloutier