Le dossier est désormais entre les mains de la police, mais la division régionale de l’Armée du Salut a peu d’espoir que l’on mette la main au collet du cambrioleur.

Cambriolage à l'Armée du Salut du boulevard Hamel

Le personnel de Québec de l’Armée du Salut a eu une bien triste surprise la veille de Noël. Leur magasin du boulevard Hamel a été cambriolé dans la nuit du 23 au 24 décembre. «Ceci n’est pas un conte de Noël, c’est la triste réalité d’aujourd’hui», se désole le porte-parole de l’organisme, René Frigon.

C’est en arrivant au magasin du 815 boulevard Hamel, le 24 décembre au matin, que le personnel de l’Armée du Salut a constaté que la porte de vitre du local avait été fracassée. Non seulement cela, mais le coffre-fort contenant les recettes des ventes des derniers jours avait disparu. Quelques milliers de dollars importants pour un organisme comme l’Armée du Salut.

C’est que les ventes sont bonnes dans les jours précédents Noël et le coffre fort n’avait pas été vidé depuis un petit moment, le personnel étant occupé avec la collecte de dons dans les centres commerciaux et la distribution de quelque 500 paniers de Noël.

«On se fend en quatre pour essayer de ramasser des sous durant la période des Fêtes pour les gens dans le besoin et il arrive quelque chose comme cela. C’est désolant», a admis M. Frigon au Soleil, lundi.

Selon ce dernier, le voleur devait savoir où se trouvait l’argent. «On voit sur les caméras que c’est un gars cagoulé qui savait ce qu’il voulait. Il est rentré et est allé directement chercher le coffre-fort. Il a agi très vite.»

Il estime donc que le malfrat doit être quelqu’un qui a déjà été bénévole de l’organisme. D’ailleurs, le système d’alarme du magasin n’a pas sonné. «Est-ce qu’il a pu être désactivé?» se questionne le porte-parole.

Le dossier est désormais entre les mains de la police, mais la division régionale de l’Armée du Salut a peu d’espoir que l’on mette la main au collet du cambrioleur.

René Frigon en profite donc pour inviter à la population de Québec à donner généreusement à l‘organisme qui doit couvrir les pertes monétaires. «Nous n’avons pas d’assurances pour couvrir ce genre d’évènement.»