L’entreprise Calèches Québec possède 14 des 17 permis de calèches émis par la Ville de Québec.

Calèches Québec: «Veux-tu sauver ton entreprise? Nous autres, on veut»

«À un moment donné, il faut regarder en avant. […] Veux-tu sauver ton entreprise? Nous autres, on veut.»

Le négociateur délégué par le syndicat des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC 501) pour régler la grève-lockout chez Calèches Québec lance un appel à la trêve, à la reprise des pourparlers. Éric Martineau regrette l’escalade qui a culminé par l’envoi d’un avis de fermeture par l’employeur; celui-ci a annoncé qu’il cessera ses activités le 26 octobre en licenciant la vingtaine de cochers et palefreniers.

«J’ai l’impression qu’on est aux prises avec un conflit d’orgueil en ce moment», juge M. Martineau. Autant du côté de la direction que de celui de certains employés.

Le syndicaliste remarque que les deux parties ont accumulé les frustrations durant la confrontation. Il pense néanmoins qu’il est toujours possible de «ramasser les morceaux» pour les recoller.

Loin d’une coopérative

Au cours d’une récente entrevue accordée au Soleil, le directeur général de Calèches Québec, Simon Genest-Mainguy, a dit ne plus faire confiance aux délégués syndicaux, les cochers Vincent Boissonneault et Jacques Gignac. Ceux-ci manœuvrent, selon lui, pour l’obliger à mettre la clef sous la porte afin de reprendre les rênes en constituant une coopérative de travail.

Le négociateur des TUAC, Éric Martineau, convient que les deux syndiqués caressent ce rêve. Il fait cependant remarquer que c’est un projet personnel et que les membres réunis en assemblée générale ne leur ont jamais donné de mandat en ce sens.

«Un conflit de travail, ce n’est jamais le fun», souligne-t-il. «Mais, nous, on veut continuer à négocier. […] Les gens en assemblée nous ont donné unanimement un mandat pour déposer une offre pour sauver l’entreprise. Les histoires de coopérative, je suis ben loin de ça.»

Éric Martineau espère que les échanges pourront reprendre : «À un moment donné, il faut se parler.»

L’entreprise Calèches Québec possède 14 des 17 permis de calèches émis par la Ville de Québec.

Le syndicat a déclenché la grève le 24 juillet. L’employeur a répliqué rapidement en décrétant un lockout.