Les cochers de Calèches Québec sont en grève depuis le 25 juillet

Calèches Québec en lock-out

Les négociations entre Calèches Québec et ses employés sont au point mort. L’employeur a même déclenché un lock-out au lendemain du début de la grève.

En grève depuis le 25 juillet, les cochers ont formulé plusieurs demandes à Calèches Québec, mais pour l’instant, l’employeur n’y a pas répondu.

«On s’est rencontré hier [jeudi] au Tribunal administratif du travail, mais pour l’instant notre employeur ne nous dit rien. Ni oui ni non à nos demandes», a expliqué le représentant syndical Vincent Boissonneault.

Jusqu’à présent, Calèches Québec n’avait pas rendu public le lock-out. «Si les employés veulent dire des choses sur la place publique, c’est leur choix, mais moi, je n’ai aucun commentaire à faire», a fait savoir le directeur général de l’entreprise, Simon Genest-Mainguy, lors d’un court entretien téléphonique.

Les cochers dénoncent également l’utilisation du tramway par Calèches Québec, qui continue à accepter les réservations pour ce véhicule tiré par deux chevaux, pouvant accueillir jusqu’à 20 personnes. «Cette activité n’est pas régie par l’accréditation syndicale. Ça permet à la fois de contourner la nécessité de passer par des salariés syndiqués et d’avoir moins de chevaux pour avoir un revenu équivalent, déplore Vincent Boissonneault. De plus, faire tirer le tramway sur la côte d’Abraham par les chevaux avec la chaleur qui fait, on trouve que ce n’est pas normal.»

Pendant les tours du tramway, des cochers en grève remettent des prospectus aux touristes. Selon le représentant syndical, d’autres actions de visibilité sont à prévoir.

Les deux parties ont convenu d’une nouvelle rencontre le 14 août.